Consoles-Fan
19/01/2018

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Peter Jackson’s King Kong : The Official Game of the Movie
Un jeu tr
pour la Xbox 360

Se forger un avis sur King Kong n’est pas une mince affaire. La d

Voici en gros ce que l’on se dit en démarrant King Kong. La réalisation n’est pas vraiment au top. Les décors étaient jolis mais sombres. L’aspect mouillé des roches montre bien qu’on était sur une console nouvelle génération. Mais le framerate est une fois de plus assez faiblard, du moins, pas mieux que ce qu’on pouvait trouver ailleurs. Et pourtant, le jeu n’est pas si différents que sur XBox, alors pourquoi ne pas avoir amélioré au moins ce point. Certes, le rendu est quand même supérieur, surtout en haute résolution, et la forêt est plus luxuriante. Mais tout de même, King Kong arrive avec un arrière goût de trop peu.

Et puis, il y a le jeu en lui-même, pas vraiment passionnant à cause de nombreuses coupures scénaristiques. On a l’impression de jouer à un film interactif plutôt que de progresser dans un jeu. Les scènes d’action sont courtes, la parlote est longue. Mauvais choix de la part d’Ubi Soft : les cut-scènes sont jouables. Du coup, on est quasiment sûr de ne pas regarder où il faut et d’entendre seulement les dialogues. Une prise en main de la caméra par la machine aurait été plus judicieuse pour ne pas passer à côté de plein d’évènements. Il arrive même des fois où certains éléments importants sont mis en valeur, mais vous ne pouvez les voir puisque vous êtes dans la pièce d’à côté... Sur ce point de vue là, il est clair qu’Ubi Soft a commis quelques erreurs de débutant. Et puis il y a les solides bugs d’affichage assez rares heureusement mais qui donnent quand même une sale impression de jeu pas bien finalisé avec des visions dans le vide alors que l’on se trouve en fait dans une grotte dont les textures ne s’affichent pas à un mètre.

Après quelques heures de jeu, on réalise que King Kong est un jeu plein de défauts, mais que pourtant, on continue toujours à y jouer... Et pourtant je ne suis pas maso ! King Kong offre juste des sensations inhabituelles dans le monde du jeu vidéo. Tout d’abord, le jeu est un FPS où on ne se sent clairement pas le maître du monde. Mis constamment en danger, on progresse comme on peut en comptant ses munitions et en ramassant les lances dispersées un peu partout dans le terrain. Malgré un système de visée semi-automatique, on se retrouve bien vite à court d’armes. Et puis il y a une pression pas possible lorsqu’un ennemi vous touche. Vous êtes blessé, votre vue se trouble et une musique douce semble vous encourager à succomber à la mort. Un second coup vous serait de toute manière fatal sauf si vous avez réussi à rester en vie pendant cette période de vulnérabilité létale. En effet, il n’y a pas de barre de vie : vous pouvez vous faire toucher tant que vous le voulez dans King Kong, du moment qu’un laps de temps s’est écoulé. Sans doute que l’armure de Masterchief traînait dans le coin. Mais du coup, les situation dangereuses arrivent rapidement, se répètent souvent et en cas de mort vous obligent à redémarrer à partir d’un check point.

Le stress avec plein de "s"

King Kong fout les chocottes, n’ayons pas peur des mots. On y voit tout d’abord pas grand chose (ce qui n’est d’ailleurs pas spécialement une réussite non plus au premier abord) et les ennemis surgissent de partout, même du plafond ! Une sensation angoissante accompagne clairement l’action de ce jeu. Je dis bien action, car après une bonne heure, la partie scénaristique s’efface et laisse enfin place au véritable jeu. La trouille monte un peu plus, on se sent parfois impuissant et on tente de prendre ses jambes à son cou ! Je vous assure que passer entre les pattes d’un T-Rex qui n’a pas eu droit à son banania au matin, ce n’est pas triste !

Et comme si Ubi Soft avait compris qu’il fallait parfois un peu reposer les esprits et reprendre le contrôle du jeu, nous voilà de temps en temps aux commandes du singe géant, puissant, sûr de lui et qui ravage tout sur son passage. Le gameplay s’apparente ici un peu à celui de Prince Of Persia, mais en simplifié. Vous pourrez vous accrochez à des branchages ou courir sur certaines parois verticales. Mais ces passages du jeu sont en réalité pour nous rappeler ô combien nous incarnons un anti-héros faible qui improvise et essaie de gérer la situation tout le reste du temps !

King Kong est un jeu qui vous demandera de gérer pas mal de situation : par exemple il vous faudra résister à des assauts ou couvrir vos amis en train de traverser une rivière, incapables de se défendre puis vous devrez à votre tour compter sur eux pour vous couvrir en ayant une seule possibilité : tenter d’éviter les bêtes sauvages. D’ailleurs, ces animaux restent des animaux et n’en ont pas uniquement après vous. Il n’est pas rare qu’ils se bagarrent entre eux. Si vous tuer un dinosaure, les charognes se désintéresseront de vous et fonceront droit sur la dépouille de celui-ci. Profitez-en pour passer sans vous faire remarquer. C’est un excellent moyen pour économiser des munitions plutôt rares. quand j’y repense : ce jeu est bourré d’idées. Vos amis se battront à vos côtés mais s’ils sont mis en difficulté, vous devrez les délivrer avant qu’ils ne meurent. Puis, il y aura une période de latence avant qu’ils ne puissent récupérer et reprendre le combat à vos côtés. Donc lorsqu’un de vos amis est difficulté, votre défense est amoindrie. Vous pouvez aussi communiquer avec eux afin d’échanger d’arme avec eux. Dans d’autres cas, vous serez confronté à des énigmes assez plaisantes. Il vous faudra trouver du feu dans un niveau de jeu afin de brûler des ronces pour pouvoir traverser. Mais en plus il vous faudra parfois trouver un moyen pour le ramener. Par exemple, si vous passez sous un cascade, la flamme s’éteindra.

C’est beau avec plein de "o". Euh ?

Et puis sur le plan de la technique, King Kong se lache finalement plus qu’on ne le croit. Les herbes folles sont nombreuses, les décors souvent grandioses et les passages avec King Kong donnent le vertige malgré une certaine lourdeur dans le gameplay. Bon sang ! Certaines textures sont à tomber par terre et les dinosaures ont même la peau flasque : plutôt impressionnant ! Mais si les effets de ruissellement sont très bien rendus sur les roches, les effets d’eau paraissent aujourd’hui dépassés. En fait, le multi-portage affuble King Kong d’un mélange d’effets next-gen et old-gen. Ce que je pardonne en tous cas moins, c’est le framerate encore trop bas qui se permet même des baisses de régime.

Pas de menu sans "u"

La particularité de King Kong est de proposer un jeu sans menu ! Sans barre de vie, nous l’avons vu, mais aussi sans présence de la réserve de munitions en magasin. Tout ça pour nous donner l’impression de jouer à un film et c’est plutôt réussi tant le synopsys est réussi. J’irai même plus loin, le jeu est bien meilleur que le film.

Graphismes : 70%
J’attends quand même mieux de la XBOX 360 !

Animation : 63%
Le point faible du soft. King Kong bouge assez mal et certains personnages sont 10 fois trop rigides. Le framerate se contente du minimum syndical et arrive encore à baisser de temps à autres.

Jouabilité : 73%
On est parfois un peu trop soutenu par la console.

Bande Son : 90%
Les dialogues sont un peu ridicules mais la musique et l’ambiance sonore relèvent le niveau avec force.

Intérêt : 93%
Pas un chef d’oeuvre à cause d’une réalisation pas exemplaire mais pour le jeu en tant que tel, vous pouvez foncer. N’oubliez pas de tenir bon au début du jeu car celui-ci est assez fade et vraiment peu représentatif de ce qui vous attend.

Note Globale : 85%
Passionnant à souhait, King Kong est une véritable bombe à la hauteur de qu’on était en droit d’attendre d’Ubi Soft pour le contenu, par contre, le flacon aurait du être un petit peu mieux conçu.


NOTE : 08/10