Consoles-Fan
17/07/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2984 articles en ligne

 
Condemned : Criminal Origins
Premier jeu Sega sur Xbox 360
Premier hit ? Premier bide ?

Cr

J’ai peur !

Mais que s’est-il dont passé pour que vous vous comportiez comme un sauvage ? Pour cela, il faut remonter au début du jeu, alors que vous menez une enquête sur les lieux du crime. L’aventure tourne mal. Vous êtes assommé mais votre agresseur vous laisse la vie sauve. Par contre, il s’empare de votre flingue et tue un policier. Bien évidemment, c’est vous qui êtes accusé de meurtre par le FBI. Vous êtes donc dans de beaux draps et plutôt vénères contre le reste du monde. Vite, il faut absolument retrouver le coupable afin de vous sortir d’affaire.

Votre enquête va donc se dérouler dans toute une série d’endroits plutôt morbides, sombres, désolés, à l’abandon. Partout où vous avancez, c’est le capharnaüm. C’est plutôt impressionnant à voir car les jeux de texture sont vraiment incroyables : les murs sont pourris, les sols remplis de gravas, il fait sale partout : beurk ! Tous les objets que vous croiserez ou presque sont cassés. Tant mieux pour les programmeurs, ça leur évitera de devoir placer des masses d’interactions entre vous et le décor. D’ailleurs, ils se sont bien gardés de le faire à part quelques petits changements de texture illustrant des brèches dans une fenêtre. Malheureusement, j’exagère à peine... De plus, les décors sont relativement vides. En fait, ce qui déchire, outre les textures, ce sont les effets d’éclairage qui jouent bien plus qu’un rôle de tour de maître technique. En effet, l’ambiance est assez flippante et si l’on y voit déjà pas fort clair, se retrouver dans le noir et être agressé par quelques flashs n’est guère plus rassurant.

De plus, notre héros qui s’appelle Ethan comme mon fils (tralalalalère) a un comportement psychotique inquiétant ( moins tralalalalère là tout à coup !) avec d’importants troubles de la vision qui vous poussent vous même à vous comporter comme un dément ! Empathie, mise en abîme, vous voyez ce que je veux dire !

Oh oui, j’ai beurre !

Mais ce qui est vraiment très fort dans ce jeu, finalement, c’est le mélange de douce folie, de violence extrême et du calme de l’enquête et du déroulement scénaristique. Le stress évolue dont en dent de scie, ce qui est bien plus puissant qu’une jeu tendu comme une raquette de tennis du début jusqu’à la fin car ici, on ne sait jamais si la prochaine scène sera tranquille ou pleine d’anxiété. La musique, fort absente, laisse place aux bruitages glaçant le sang.

Dans vos périodes plus tranquilles, vous serez amené à utiliser des outils de la police criminelle qui vous permettront via des ultraviolets et autres gadgets modernes d’analyser divers indices en scrutant les décors. Relié à la laborantine Rosa par GSM, vous enverrez diverses informations qu’elle ne manquera pas de vous en expliquer le sens ou de vous révéler des informations importantes. Par exemple, elle identifiera pour vous des empreintes digitales. Ici aussi, ces outils tirent partie de la puissance de la XBOX 360 pour vous offrir des effets lumineux des plus réussis.

Crois pas que je me marre Carine !

ais malheureusement, tout n’est quand même pas tout rose dans ce jeu si gris. Certains illogismes sont à regretter. Vous ne pourrez pas exécuter certaines actions que vous aurez trouvées par vous même sans avoir effectué d’autres actions auparavant qui vous donneront enfin la permission d’effectuer ce que vous vouliez faire 10 minutes plus tôt. La linéarité scénaristique accuse donc ici le coup. Dans le même esprit, le fait de devoir trouver absolument tel type d’arme pour progresser dans l’aventure alors qu’on se doute bien que dans la réalité d’autres sortes d’arme auraient bien convenus est un peu rageant car cela permet finalement juste au level designeur de bien s’assurer que vous avez bien visité tous les recoins du niveau. Pire encore, certains passages obstrués par une chaise ou une table ne peuvent être franchis en sautant par-dessus, à la place, pour se retrouver de l’autre côté, il faut effectuer d’invraisemblables détours. J’ai même eu le cas où je me suis retrouvé bloqué dans une pièce par une chaise impossible à déplacer... Enfin, diverses actions comme saisir une arme, sauter, monter à l’échelle ou encore démolir une porte ne bénéficient pas d’une grande tolérance géographique : on a parfois l’impression qu’il faut se situer entre tel et tel pixel pour avoir accès à la commande.

Maman, j’ai peur du noir !

Mais à côté ces points qui viennent finalement noircir 1% du jeu, il reste 99% de sueur froide. Vous pouvez d’ailleurs vous encourir en appuyant sur le stick analogique qui dirige votre personnage. A moins que vous ne préfériez donner l’assaut. En tous cas une jauge de fatigue vous empêchera de courir pendant tout le jeu. Pour frapper, appuyez sur right et pour vous défendre, appuyez sur left. Avec un bon timing, vous vous en sortirez très bien, vous verrez. Mais en cas de danger, si votre jauge de vie est basse. Il vous faudra récupérer un trousse de soin qui sont bien entendu de plus en plus difficiles à trouver au fil des stages. Et puis si plus rien ne va, vous pouvez toujours compter sur votre taser qui se recharge quand même relativement vite et qui balance un arc électrique immobilisant temporairement votre ennemi, le temps que vous repreniez la situation bien en main.

Sega frappe toujours très fort là où on l’attend le moins et cette fois-ci, ils se paient le luxe de nous offrir le jeu vidéo le plus effrayant que je connaisse, qui surfe certes sur des principes classiques du cinéma comme la progression dans le noir avec plein de petits bruits bizarres mais lorsqu’on est pris dans le feu de l’action, je vous assure qu’on est loin d’analyser rationnellement ce qu’il se passe ! C’est donc la peur au ventre, tout au long de 10 stages dont les deux derniers sont à mon avis les meilleurs moments de jeu vidéo qu’un gamer puisse connaître, que l’on essaie de survivre. Condemned : Criminal Origins est clairement une pièce maîtresse du monde vidéoludique : si vous aviez envie de voir ce que donnerait le film Seven en jeu vidéo, vous voilà comblé.

Graphismes : 87%
Peu polygonés mais bordéliques à souhait et bénéficiant d’une très haute résolution et d’un jeu de texture hors du commun !

Animation : 85%
Une fluidité acceptable mais pas encore parfaite. A quand le 60 images/seconde sur XBox 360 ?

Jouabilité : 75%
Un gameplay basique dont le timing est parfois dur à maîtriser mais le résultat est très efficace.

Bande Son : 96%
Très peu de musique mais des effets sonores réussis comme c’est pas permis !

Intérêt : 98%
Evidemment le meilleur jeu XBox 360 du lancement ! Et de loin ! Avec Condemned, vous aurez le trouillomètre à zéro !Que les autres jeux vont paraître bien fades après ça !

Note Globale : 95%
Finalement, ce qui fait le plus peur dans ce jeu, c’est qu’il n’y ait jamais de suite.


NOTE : 09/10