Consoles-Fan
22/02/2018

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Need for Speed Underground
EA aime le Jacky Show
et je ne manquerai

Ne soyez plus jaloux de votre voisin qui a r

Si comme chez moi votre attachement à la série des Need For Speed est en dents de scie, vous avez peut être aussi raté la sortie de la version pour tuners du hit d’EA. Par chance j’ai réparé dernièrement cette erreur et je ne le regrette pas. Je dirai même plus : j’en suis très content de cet opus. Need For Speed Underground est à mon humble avis comparable au premier Need For Speed de l’histoire. Ces 2 épisodes se battent au coude à coude pour la première place du meilleur opus de la série. Même si la version tuning est bourrée de défauts, elle a aussi son côté sensationnel avec sa maniabilité arcade de rêve, ses graphismes des plus léchés et ses musiques très dynamiques. Alors que j’étais fan du 1 pour ses musiques de Metal, j’accorde à Need For Speed Underground l’avantage : les sons envoyés par la PS2 sont beaucoup plus chaleureux... il en va de même des graphismes qui ne tournent plus aussi souvent autour de nombreuses nuances de gris. C’était tellement apparent que ça donnait un aspect froid à la chose... on ira jusqu’à employer le terme glauque pour qualifier certaines associations graphiques et musicales. Mais ce n’est plus le cas avec l’Underground. D’emblé, Need For Speed Underground accroche l’oeil du joueur, alors il est difficile de ne pas succomber à ses quelques charmes. Après arrivé à la maison avec le titre d’EA, c’est une autre histoire. On passe en premier lieu par une phase d’euphorie avec la découverte du mode Underground, et 1 ou 2 dizaines d’heures après on déchante méchamment si l’on est pas un féru du maquillage de 4 roues. Les premiers temps de jeu laissent présager du meilleur : Need For Speed Underground, titre incontournable pour tout amateur de courses autos ? Accueilli en grandes pompes par des vidéos flashies qui sentent bon le goût de néon, de Noos et qui baignent dans une ambiance techno-future autour de l’automobile et de jeunes qui se soucient d’avoir la classe auprès de leur entourage (joli la proposition : il faut que je me limite, sinon je vais finir comme Proust), la découverte du menu principal du jeu se déroule sans encombres. On retiendra la création d’un profil vous permettant de sauvegarder tout ce que vous débloquerez à partir du mode Underground (le mode story en l’occurrence) et qui se trouvera également disponible pour vos virées pour le fun dans un mode Arcade d’exhibition diront nous. Et là nous en venons aux grandes lignes de l’histoire du jeu : le tuning. Le mode Underground possède 2 gros aspects : ROULER : il y a les courses avec des tours (de circuits en ville) fermés, les courses ouvertes, les runs (drag : pas de filles hein,... quoique...) en ligne droite où il faut passer ses rapports de vitesse avec une précision diabolique tout en évitant les dangers aux alentours et les drifts qui se gagnent en faisant un maximum de dérapages (merci le Japan... ou non merci ?) et CUSTOMISER : soit personnaliser son auto au maximum aussi bien sur le plan esthétique que mécanique. L’aspect roulade (quel mot grossier ;) ) est relativement simple à gérer (si l’on n’atteint pas le succès dès la première fois, en 2-3 fois on surpasse la concurrence). La prise en main de Need For Speed Underground est immédiate et vous rendra de bon cœur sa part de fun. N’ayez craintes. On y enchaîne les différents types de courses et les tournois grâce à des passages de niveau en réputation. Une réputation qui s’acquiert lentement à coups de billets sur la table du garagiste en achetant une véritable armada de gadgets pour votre voiture dans le but d’améliorer son aspect visuel. La plupart du temps on débloque des pièces mécaniques en gagnant les tournois. Voilà je vous parle encore de l’aspect tuning. Celui ci est omniprésent dans le jeu et certains n’hésitent pas à dire que c’est LE JEU qui correspond au film Fast And Furious. On peut en effet y voir quelques ressemblances dans : le style des caisses, le passage d’un pont qui sert de tremplin, etc... Pour finir je dirai que le gros de la personnalisation de l’auto tourne autour du visuel. On peut par exemple ajouter des accessoires, changer les pièces de série pour des embellies sportives mais ce qui est encore plus fort c’est qu’on peut se la jouer Photoshop en changeant la couleur de nombreuses pièces ou encore ajouter 4 couches successives de vinyls (ces énormes autocollant qui rendent plus agressif votre carrosserie et votre peinture). Le choix des pièces est des plus large. Il y a de quoi s’amuser des dizaines d’heure durant même si le choix des autos est relativement restreint. En revanche comparé à Gran Turismo 4, on n’a pas tant de choix pour la mécanique, ni la possibilité de régler précisément de nombreux paramètres pour s’adapter aux tracés des courses. Je vous mets donc en garde sur le fait que le ratio visuel/mécanique du tuning penche largement vers l’esthétique. Ca risque de ne pas être forcément du goût de tout le monde malgré l’aspect mode qu’a actuellement le tuning. Graphismes : 8,5 /10
C’est la première fois qu’une patinoire est si bien reproduite dans un jeu de caisses. Franchement on s’amuse : on peut même détruire certaines parties du décor. Les autos sont bien modélisées et les reflets sont nombreux. Certains aimeront les effets de vitesse (flou), certains non (ça c’est de la réponse de Normand à vos interrogations).

Animation : 7 /10
Défaillante. Les programmeurs d’EA font du zèle et en voulant trop bien faire il se sont heurtés aux limites d’animation de la console.

Environnement sonore : 8,5 /10
Bomblistique. Rap US féroce et Hard Rock à la Rob Zombie font globalement bon ménage.

Maniabilité : 8,5
Assez sensationnelle cette maniabilité. Le contrôle est absolu pour celui qui sait rester concentré et qui a suivi la progression de cette aventure automobile. C’est de l’Arcade hein, ne faites pas d’erreur si vous n’aimez que les simulations les plus strictes.

Fun/Durée de Vie : 8 /10
Dans la deuxième partie du mode Underground la lassitude s’installe trop rapidement. Ca commence à bien faire de se retaper des centaines de fois les même tronçons de ville dans la nuit... la progression du jeu est tellement lente (il faut débloquer les pièces par niveaux ou par catégories) et la diversité des décors (toujours la nuit... celle ci fini par rimer avec ennui) n’étant pas le point fort de ce titre, vous risquez de laisser très longtemps le boîtier sur votre étagère après l’avoir fini 1 ou 2 fois.

Intérêt : 8,5 /10
A cause de défauts majeurs Need For Speed Underground ne plaira pas à tout le monde. Il est à conseiller à ceux qui sont relativement séduits par le tuning (peut être le meilleur jeu dans le domaine) et aux amoureux de maniabilité Arcade qui passeront outre les soucis techniques de l’animation. Pour résumer c’est un très bon jeu pour les tuners ou les personnes qui ne sont pas du style à chipoter : me classant simultanément dans ces 2 catégories, le jeu m’a bien plu même s’il était possible de diversifier le tout. A quand un Need For Speed Underground 3 sur les consoles Next-Gen ?


Sortie le 21/11/2003
Editeur/D
NOTE : 08/10