Consoles-Fan
12/12/2018

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Full Auto
Que dit Jean Claude Vandamme quand il d
Il Full Auto,

J’en aurai lu des vertes et des pas m

Tout d’abord, les erreurs de pilotage sont largement plus sanctionnées dans Full Auto. Partir sur le bas-côté de la route risque fort de vous faire faire des vrilles alors que dans Burnout, vous pouvez vous servir des bords de la piste comme des rampes de lancement, au pire vous aurez gratté un peu de peinture de votre carrosserie. Dans Full Auto, il faut donc faire largement plus attention à vitesse égale. Les erreurs de pilotage sont donc fréquentes et sanctionnées sans plus attendre par de nombreux dépassements de concurrent. Mais comme chacun a droit à une seconde chance, il vous est possible de rembobiner l’action tel un magnétoscope et d’essayer de mieux négocier votre trajectoire. Le rembobinage est lié à une jauge dite de réparation. Celle-ci permet de limiter l’abus de cette fonction mais rassurez-vous, cette jauge se remplit quand même assez rapidement. Par contre, cette fonction est naturellement désactivée pour le jeu en ligne. En cas d’erreur fatale, je vous conseille néanmoins de rembobiner suffisamment. Ne voyez pas trop court par économie, car si vous remontez trop peu en arrière, vous ne pourrez pas faire grand-chose pour vous sauver, victime de l’inertie. Le gameplay de Full Auto est donc plus technique et peut-être même trop.

Y’avait tout ça dans Burnout ?

Car tout en essayant de garder un œil sur la route, il faut aussi naviguer entre les tirs ennemis tout en répliquant avec l’aide de votre arme placé à l’avant du véhicule (mitraillette, fusil, lance-missiles) ou à l’arrière (fumée aveuglant vos poursuivant, mines...). Les munitions sont infinies mais gare à la surchauffe du à l’emploi intempestif des armes. Piloter, booster, rembobiner, viser, tirer, le tout à des vitesses impressionnantes demande pas mal de concentration. Il n’est pas toujours facile de détruire ses concurrents. Les armes ne sont pas si puissantes et efficaces que cela car après avoir fait mouche quelques fois, on dépasse le véhicule sans avoir pu forcément le détruire. Il est cependant parfois possible de l’achever grâce aux armements situés à l’arrière. Alors on pourrait se dire que finalement, il vaut mieux essayer de se concentrer sur la route oui mais voilà, l’utilisation des armes permet aussi de détruire les décors. Certains décors peuvent s’effondrer sur la route et peuvent représenter une gêne visuelle intéressante à exploiter sur le Xbox Live. Imaginez un pont et le métro qui le traverse s’écraser juste devant vous alors que le concurrent, heureux de son méfait, s’est échappé in-extremis avant l’effondrement ? Ce genre de situation plutôt géniale et gratifiante pour celui qui les effectue arrive finalement assez souvent ! Mais en plus, la destruction des décors en général vous permet de gonfler votre jauge de réparation, qui vous l’avez compris, est indispensable pour vous prémunir d’une erreur de pilotage et qui vous forcerait donc à redémarrer la course la plupart du temps puisqu’un classement minimal est exigé. Et puis enfin, certaines missions vous obligent carrément à éliminer un adversaire précis, vous obligeant ainsi parfois à l’attendre pour lui faire sa fête. Les missions sont d’ailleurs très variées et comportent de très bonnes idées. Par exemple, certains circuits vous demanderont carrément d’effectuer un U-Turn, arrivé en fin de course et de revenir au point de départ. Non seulement cette manœuvre demande d’être réussie assez habilement pour ne point trop perdre de temps, mais en plus les concurrents vont forcément se croiser, en frontal, avec des tirs nourris ! Poilant !

Un manque de finition

Techniquement, Full Auto impressionne et déçoit. Il impressionne par la quantité d’explosions à l’écran et ses décors destructibles qui volent en éclat à chaque coin de rue, et il déçoit par son framerate crachotant bien trop souvent un peu à la Need For Speed Most Wanted mais en moins grave tout de même. Cela n’enlève néanmoins en rien la sensation d’amusement que procure Full Auto comme Chase HQ le fit à une époque. Avec son esprit de compétition, Full Auto prend tout son sens sur le XBox-Live. Et pour en avoir discuté avec quelques joueurs, beaucoup considèrent que Full Auto est le jeu le plus fun à jouer sur le live jusqu’à présent.

Je regretterai cependant une trop grande répétitivité des décors. D’un stage à l’autre, on a trop l’impression de traverser les mêmes endroits. Il faut dire que certains éléments du décor sont réutilisés d’un circuit à l’autre. Mais je retiendrai que parmi les nombreux jeux de voiture lancés sur XBox 360, celui de Sega est certainement le plus audacieux car il propose finalement une qualité équivallente mais avec des explosions de grande envergure et même s’il n’est pas parfait sur le plan technique, Full auto ouvre des pistes et augure déjà des nombreuses possibilités qui apparaîtront dans cette nouvelle génération de jeux.

Graphismes : 72%
Honnête ! Full Auto dévoile plus son jeu dans ses effets spéciaux ! Les voitures sont luisantes !

Animation : 62%
Au fil du temps, cela devient de moins en moins gênant mais il est clair que le framerate n’est pas maîtrisé. Retarder le jeu pour résoudre ces quelques bugs aurait sans doute été une bonne idée.

Jouabilité : 84%
Un peu compliquée, elle demandera beaucoup de dextérité.

Bande Son : 42%
Vraiment très pauvre en sonorités.

Intérêt : 92%
Un titre très amusant et bien aboutin dans son concept malgré quelques lacunes techniques. Très amusant à jouer sur le live : le Mario Kart en version sérieuse de la Xbox 360.

Note Globale : 77%
Sega ne veut décidemment pas faire comme tout le monde est souhaite immédiatement sortir du lot en proposant un gameplay nettement plus riche que les autres jeux de voiture disponibles sur la console blanche de Bilou. Full Auto souffre de quelques fautes techniques même s’il est irréprochable en ce qui concerne le fun.


NOTE : 07/10