Consoles-Fan
19/07/2018

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Biohazard Deadly Silence
Le re-retour des morts vivants !
Un silence mortel qui va faire du bruit !

Sp

Sortit en 1996 sur Playstation, le premier « Resident Evil » a marqué toute une génération de joueurs en étant le premier jeu vidéo à faire vraiment peur ! Dix ans plus tard après une version Rebirth magnifique que l’on croyait ultime sur Gamecube, voilà que débarque la version spécial anniversaire... sur DS !

Qui aurait cru, il y a encore quelque mois que ce classique des jeux vidéo allait être adapté sur une portable ? Et sur la DS, en plus !

Il y avait bien eu un « Resident Evil » original sur Gameboy Color, le funeste « Resident Evil Gaiden » qui n’avait en réalité de « Resident Evil » que le nom, ainsi qu’une lamentable version « roman photo » de Silent Hill sur Gba (US), mais un jeu qui file réellement la frousse sur une console portable, jusqu’à présent, ça n’existait pas... C’est donc , mine de rien, une petite révolution qui débarque sur la console aux deux écrans même si le fait que ce soit un (re-)remake en amoindrit fatalement l’impact !

Alors soyons franc, cette nouvelle mouture du chef d’œuvre de Capcom ne plaira pas à tout le monde. Les nouveautés sont minimes et malgré de très bonnes idées, le jeu n’utilise que partiellement le potentiel de la DS...

D’abord, on nous avait promis deux versions du jeu : L’original pour les puristes et les nostalgiques, et la version « Rebirth » pour les joueurs rationnels souhaitant acheter un jeu DS utilisant les « particularités particulières » de la DS ! Mais voilà, en vérité, les deux versions sont les mêmes ou presque ! C’est ballot. Non ?

On est en effet étonné de s’apercevoir qu’il n’y a aucune différence en ce qui concerne les graphismes et les lieux traversés entre le mode Classic et le Rebirth ! Le mode « Classic » n’est donc pas le « goodies » attendu par certains fans. Il ne s’agit pas de la version Psone retranscrite « au pixel près », comme annoncé un peu trop rapidement par certains magazines mais de la version refaite spécialement pour la DS. Quelle importance me direz-vous ? Et c’est vrai que ça n’en a pas ! Capcom aurait très bien pu se contenter de peaufiner une version Rebirth, en oubliant la « Classic » tellement elle reste anecdotique !

Les deux versions reprennent donc la trame du Resident Evil original. Deux personnages sont jouables, au choix, dés le départ (correspondant à deux niveaux de difficultés) et leurs histoires varient plus ou moins en fonction de leurs actions. Il s’agit de Jill Valentine et de Chris Redfield, tous deux membres de l’équipe Alpha, une unité d’élite qui appartient à la section S.T.A.R.S (Special Tacticts And rescue Squad ). Sur les traces d’une deuxième équipe ayant disparu dans des circonstances mystérieuses, Chris et Jill arrivent dans un vieux manoir qui peu à peu va livrer de biens lugubres secrets...

Unité de temps, de lieu, d’action, le jeu reprend les ficelles des grands succès cinématographiques comme « La Nuit des Mort Vivants » en imposant une mise en scène et des cadrages dignes d’un film d’Alfred Hitchcock. En cela le jeu n’a pas vraiment vieillit. L’ambiance est angoissante et les monstres font tout le temps autant sursauter.

Même si, il faut avouer qu’en dix ans la peur a changé de visage. Aujourd’hui les zombies font bien moins peur que ces femmes étranges et disloquées que l’on trouvent désormais dans tout bon jeu (et film) d’angoisse. Vous savez ces drôles de dames qui rampent et descendent les escaliers à quatre pattes, le visage caché par de longs cheveux noirs ne laissant entrevoir qu’un œil torve et dégoûtant qu’elle font rouler en poussant des grognements ! (Rien que ça.) Mais bon, un zombie avec une perruque, ça doit faire le même effet ! Et dans Resident Evil DS, on s’en passe très bien !

Alors bien sûr les nouveaux graphismes de cette version DS ne peuvent pas rivaliser avec ceux, majestueux de la version Gamecube sortie il y a trois ans déjà. En même temps on ne leur en demande pas temps ! Et bien qu’en dessous de ce que la DS est capable d’afficher, ils restent, compte tenu de la taille de l’écran, plutôt corrects. On observe tout de même une sacrée bouillie de pixels lors des cinématiques hypra-supra-méga compressées- vous connaissez « l’attaque des Apéri-cubes ? » Et je ne parle même pas de la fameuse vidéo d’intro qu’on croirait avoir été enregistrée sur un vieux magnétoscope VHS des années 80 !

Au départ, on a donc le choix entre deux modes : le mode « Classic » qui propose au joueur plus ou moins le même challenge qu’en 1996 agrémenté tout de même de quelques petites innovations et le mode « Rebirth » qui est en fait exactement comme le mode Classic sauf qu’à certains moments, le joueur doit se servir de l’écran tactile ou du micro pour avancer...

Là encore, surprise et déception lorsqu’on comprend qu’on ne peut pas se servir du stylet quant on le souhaite mais simplement à certains moments précis !

En fait tout les zombies et les monstres que l’on croise dans le mode « Classic », on les croise aussi aux mêmes endroits dans le mode « Rebirth ». On les combat de la même manière dans les deux modes, c’est à dire par l’intermédiaire des boutons de la console (c’est la cas, pour ceux qui connaissent bien ce premier épisode, du premier zombie rencontré prés de la salle à manger ou des chiens qui passent par les fenêtres dans le couloir...) La différence du mode Rebirth, c’est qu’en plus de ces monstres dit « classiques », il y en a d’autres qui apparaissent aléatoirement et qu’il faut combattre à l’aide du stylet.

Dans ces moments, la vision bascule toute seule à la première personne et une petite icône clignote dans le coin à gauche pour signifier à ceux qui n’auraient pas compris qu’il faut se magner de se servir de son stylet ! La plupart du temps c’est un zombie qui nous fonce dessus et qu’il faut trancher, poignarder et hacher menu à coup de stylet ! (Ou à coup de doigt, ça marche très bien aussi mais c’est plus salissant !)

C’est un peu étrange au départ, car on a vraiment l’impression que ces scènes ont été rajoutées un peu artificiellement dans le jeu... Cela déséquilibre le gameplay et rend la progression légèrement inconfortable. Alors certes, pour être honnête, il est possible de faire réagir le personnage contrôlé grâce au stylet, simplement pour l’embêter ou plus sérieusement en grattant comme un ouf l’écran au moment ou un Zombie dégoûtant l’attrape... mais ce n’est ni pratique ni très utile... Et contrairement à ce qu’on aurait pu espérer, on ne peut pas pointer les objets avec le stylet pour les récupérer, ni même faire avancer le personnage en lui indiquant la direction... L’interaction par l’écran tactile est donc très limitée.

Le problème vient du fait que les développeurs de chez Capcom ont travaillé à partir du code de la Psone, au lieu de repartir à zéro et de repenser entièrement le jeu. Résultat, cette nouvelle mouture ne peut faire que pâle figure à côté de titres tels qu’ « Another Code » ou encore « Lost in Blue », qui malgré leur défauts possèdent un gameplay adapté et conçu par apport aux spécificités de la DS.

Malgré tout, on finit par s’y faire et on garde son stylet à portée de doigt car à chaque changement de pièce les zombies peuvent surgir ! Enfin parfois ils se font attendre les bougres !!! C’est d’ailleurs une petite nouveauté dans ce mode « Rebirth », les zombies reviennent continuellement à différents endroits et on est, en fin de compte, jamais tranquille ! Ca rajoute naturellement de la tension et ça relance l’intérêt du joueur blasé qui pensait connaître chaque recoin du manoir par cœur ! Mais là encore, c’est d’après moi une fausse bonne idée ! Il n’y a rien de plus rageant que de rentrer dans une pièce que l’on croyait « nettoyée », avec un personnage affaibli et de se faire croquer par un zombie qui vient d’apparaître comme par enchantement ! Les amoureux de stratégie en seront pour leur frais !

Comme beaucoup de jeux DS, le double écran est ici employée en mode minimum ; comprenez que l’écran du bas affiche l’action tandis que celui haut affiche la carte du manoir en permanence. C’est vrai que c’est pratique et on commence à s’y habituer, mais on aurait aimé une carte plus fournie en infos. En effet, n’y apparaît pas l’emplacement de la boussole, des boss, ni même des coffres... Ah, on me signale dans l’oreillette qu’il y a une petite confusion de jeu... La boussole et les coffres, c’est dans Zelda ! (Vivement que "Twilight Princess" sorte, je commence à avoir des hallus !)

A ce propos, ce serait bien si les développeurs pensaient à utiliser l’écran tactile au sujet de ces fameuses cartes, en les rendant plus interactives et en nous permettant, par exemple, d’inscrire ce que l’on veut dessus avec notre stylet... Cela nous permettrait de nous approprier un peu plus le jeu tout en optimisant le confort de celui-ci... C’est une idée, non ? Enfin je dis ça, j’ dis rien, moi !

L’écran tactile est tout de même sollicité au cours d’une vingtaine de petits casse-têtes inédits plus ou moins originaux. Ils ont le méritent de corser un peu l’aventure et de surprendre le joueur aguerri ! Ils se jouent au stylet, et parfois avec l’aide du micro ! Leur difficulté est trés inégale mais reste toujours correcte.

Autres nouveautés issues des dernières versions, la possibilité de dégainer son couteau très simplement en pressant le bouton « L » et aussi celle de recharger son flingue d’une simple pression sur le bouton B sans être obligé de passer par le menu ! Et si la maniabilité des personnages est toujours aussi rigide, on peut désormais très facilement exécuter un demi tour en appuyant sur le bas de la croix et le bouton B.

Questions bestiaire, on retrouve tout les monstres attendus et connus : les chiens enragés, les araignées géantes, le cobra monstrueux, les serpents, les corbeaux, la plante carnivore, les abeilles tueuses, Mireille Matthieu qui chante « mille colombes », et bien sûr les Zombies... Certains ont même pris des vitamines et vous foncent désormais dessus dés qu’ils vous aperçoivent... On note aussi l’arrivée de nouveaux boss spécialement conçus pour l’occasion. Pas franchement coriaces, ils ont le méritent de tirer profit des spécificités de la DS et là, je dis "bravo" !

A part ça on retrouve les fameuses malles magiques qui gardent vos objets en trop et les téléportent d’un endroit à l’autre on ne sait toujours trop comment ainsi que les rubans encreurs (pourtant judicieusement abandonnés dans RE4) qui limitent le nombre de sauvegarde. Les nostalgiques seront content d’apprendre que les temps de chargement entre chaque pièces sont toujours là, matérialisés par l’image d’une porte qui s’ouvre lentement, très lentement... On aurait pu s’en passer mais après tout, cela fait désormais parti du folklore des premiers Resident Evil et en plus, cela entretient le suspens !

Une des grandes nouveautés de cette « nouvelle » version réside naturellement dans son mode multi-joueurs, ou plutôt dans ses modes multi-joueurs. En Wi-fi, le jeu propose deux type de défi, jouable jusqu’à quatre simultanément, le chacun pour soi et le mode coopération. Dans le premier cas, le but est de sortir du manoir le premier. C’est cool, le problème c’est que les ennemis tués par l’un, restent vivants pour l’autre ! C’est à dire que chacun à ses propres ennemis et on ne peut en aucun cas interagir avec le jeu du voisin. C’est celui qui va le plus vite, point à la ligne ! Bon ok, il y a un système de pénalités qui handicape pour un temps les autres joueurs mais franchement, c’est pas gé-gène... Heureusement le mode Coopération est vraiment mieux ! On est tous lié par la même barre de vie et on interagit ensemble pour se défaire des monstres... Il est quand même dommage que l’on ne puisse voir son coéquipier que matérialisé par un symbole et non par son personnage ! C’est d’autant plus dommage que la DS est capable de le faire, il suffit de jouer à Mario Kart pour s’en apercevoir, ou même voir des vidéos du prochain « Métroïd Prime Hunter »...

En résumé, cette nouvelle version est bonne parce que le jeu original est bon. Ceux qui connaissent et aiment déjà, se laisseront facilement pièger une nouvelle fois, pour découvrir les nouveautés ; Tandis que ceux qui découvrent la série par cet épisode ou aprés avoir jouer à "Resident Evil 4" risquent d’être rebuter par le gameplay hybride et la difficulté de certaines énigmes... Heureusement, les nouveautés, notamment les casse-têtes au stylet et les nouveaux boss, sont agréables et surprenants. On aurait, malgré tout, aimé une véritable refonte du jeu.

La version Rebirth de la Gamecube était extraordinaire car elle utilisait tout le potentiel de la console ; ce qui n’est malheureusement pas le cas de cette version DS qui reste en dessous de ce qu’on aurait été en droit d’attendre... Comme c’est le premier jeu du genre sur DS et même sur console portable, ce « Resident Evil DS » devrait logiquement trouver son public mais il est clair que si Capcom compte nous ressortir toute la série, il faut sérieusement qu’il revoie sa copie de façon à tirer réelement partit des spécificités de la DS.


NOTE : 07/10