Consoles-Fan
12/12/2019

Auteur
A Lire Egalement

  

3132 articles en ligne

 
Art of fighting
Ou l’art du combat selon SNK
Allons p

Art of fighting est un jeu trop m

Que de bons souvenirs passés sur ce jeu ! A l’époque, près de mon école secondaire, se trouvait un magasin de jeux vidéo avec des bornes d’arcade Néo-Géo. Il y avait Fatal fury 2, World heroes et Art of fighting. Cette situation avantageuse m’a permis de passer beaucoup de temps sur ce soft malgré le fait que je n’ai jamais possédé de Néo-Géo. J’ai également eu la chance d’avoir un ami possédant la Rolls Royce des consoles pour encore plus pratiquer l’art du combat. Assez parler du passé ! Avant d’aborder le gameplay, faisons une rapide présentation de nos alter ego numériques. Les deux héros ce nomment Ryo Sakazaki et Robert Garcia (se prénom me fera toujours rire). Ce sont les deux seuls persos jouables du mode story. C’est un fait incompréhensible, surtout que la concurrence proposait, déjà, plusieurs persos jouables dès le départ. Ce qui est encore plus troublant, c’est que Robert (trop drôle) et Ryo ont autant de différences entre eux que Ken et Ryu. Cependant, en mode versus, SNK a eu la bonne idée de permettre l’utilisation des différents adversaires rencontrés par nos deux bons samaritains. Ouf !! Nous avons tout d’abord notre ami Todo, spécialiste en kempo et aïkido. Ensuite Jack (non, pas celui de Profiler), le gros motard fan de budweiser. Viens alors Lee, notre petit chinois masqué fan de Bruce. La 4ème n’est autre que King, alias la femme cachée. Le 5ème est le street fighter Mickey (Come baby !) et pour finir, nous avons John (méga smash) le militaire aux lunettes noires. En plus de cette joyeuse bande, il y a possibilité d’incarner les deux boss, à savoir Mister big (le glaçon friandise) aka l’homme aux batons et Mister Karaté, notre long nez international. Maintenant parlons gameplay. Art of est un titre SNK ; donc il se joue avec 4 boutons. Le bouton A sert aux coups de poing, le B aux coups de pied, le C aux coups puissants et aux projections et pour finir, le D à la provocation. Les combinaisons sont nombreuses et les coups spéciaux biens présents. Robert (c’est le frère de Steven Seagal, je vous le dis) et Ryo ont 4 coups spéciaux chacun plus un déblocable. Par contre, les autres persos en ont en moyenne trois chacun sauf long nez qui en a plus (lui, c’est normal, c’est le grand méchant). La particularité du titre est que chaque joueur à une jauge de pouvoir limitée pour effectuer ses attaques spéciales. Cette barre peut être rechargée à tout moment en appuyant longuement soit sur A, B ou C. Mais (il y toujours un mais), le temps de rechargement est relativement long et l’adversaire peut à tout moment faire baisser la jauge en vous provocant par l’intermédiaire du bouton D. Donc, la gestion de cette barre est essentielle pour gagner son match car avec une jauge pleine on peut faire au plus trois coups spéciaux. Génialissime ! Autre détail intéressant, il est possible de stopper n’importe quelle attaque (que ce soit un coup normal ou un coup spécial) en appuyant soit sur A soit sur B. Cette pratique requiert un timing d’enfer mais quelle arme une fois maîtrisée. Le jeu permet aussi par l’intermédiaire des « bonus stage » d’augmenter sa barre de vie (vive les bouteilles), d’agrandir sa jauge de pouvoir (vive la glace) et d’apprendre une nouvelle techniques spéciales (vive l’épouvantail). Ce fameux coup spécial est une des attaques les plus jouissives que je connaisse. Il s’agit du « Haoh Sho ko ken », la super boule de feu, le coup ultime qui enlève presque la moitié de la barre de vie mais dont l’exécution demande du doigté.

Plutôt original comme conception de jeu mais Art of n’est pas qu’un soft avec des trouvailles de gameplay. C’est une véritable révolution technique. Le jeu possède la fonction « zoom ». Oui, la même que nous trouvons actuellement dans tous les jeux de bastons 3D. Pour l’époque, c’est un exploit ! Ensuite, au fur et à mesure que Robert (il est ringard mais je l’adore) se fait démolir, sa tête devient toute bleue, toute boursouflée et toute tuméfiée. Là encore, quelle nouveauté ! La gestion des dégâts (je sais, ça fait fort jeu de voitures) est prise en compte. L’aspect graphique, quant à lui, est fantastique !

Le scénario du jeu est assez atypique pour un soft de combats. Il n’y a qu’une seule et unique histoire. Sauvez Yuri (Non Kevin, c’est Yuri pas Willy) qui a été kidnappée par le mystérieux Mister Karaté (vous savez, long nez). Yuri est la sœur de Ryo et la petite amie de Robert (l’homme au catogan). Donc, voilà une bonne raison, pour lancer une enquête, tabasser les informateurs récalcitrants et faire payer le prix fort à ces salauds. Bon, c’est basique mais c’est bien amené !

Pour conclure, Art of fighting est un jeu plus subtil qu’il n’y parait. Comme pour Street, il y a une technique particulière pour chaque adversaire. Le jeu demande une bonne gestion des distances (on peut faire des supers sauts en rebondissant sur les murs), un timing précis et une utilisation avisée des coups spéciaux. Le seul bémol est que le mode story se limite seulement à deux persos et encore ce sont des clones. C’est dommage mais il faut absolument tenter l’expérience car « le jeu en vaut la chandelle » (putain, je suis un vrai comique).

Graphisme : 9/10
- Superbe ! Les sprites sont énormes et très bien détaillés. Les décors ne sont pas en reste mais pas assez animés. La technique utilisée sur le soft montre la toute puissance de la Néo-Géo par rapport à la SuperNes et la Mégadrive.

Maniabilité : 6/10
- La maniabilité est bonne mais demande un temps d’adaptation long. Elle n’est pas aussi intuitive que Street Fighter 2.

Bande son : 7/10
- Sympathique et agréable mais rien d’inoubliable. Les digits vocaux sont de qualités surtout par rapport aux autres machines.

Note finale : 8/10
- Vous l’aurez bien compris, j’aime ce jeu ! Cependant, je reste réaliste. Ce titre malgré sa réalisation fantastique et son charme fou reste un niveau en dessous de la référence ultime de l’époque (Street Figther 2 pour les distraits).

NB : Dernier détail amusant, King est une femme. Pour pouvoir le découvrir, il fallait la battre impérativement par un coup spécial. Voyez vous-même le résultat : Oh le beau soutien-gorge rose



- Titre : Art of fighting
- Editeur : SNK
- Ann
NOTE : 08/10