Consoles-Fan
19/10/2018

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Devilish : Ball Bounder
Tu sais, toi...
Tu casses pas des briques

On ne peut pas dire que les casse-briques ont le vent en poupe sur nos consoles de salon. Le dernier auquel j’ai jou

Devilish est un casse-briques sans prétention mais qui apporte quand même sa petite touche de nouveauté. Tout d’abord, l’ambiance médiéval - RPG est plutôt originale. Malheureusement, c’est plutôt laid avec du copié collé de bitmap digne d’un jeu 8 bits...

La barre qui vous permet de renvoyer la baballe se scinde en deux parties. La partie inférieure rouge reste tout en bas de l’écran, elle se pilote comme dans n’importe quel casse brique classique. La partie bleue peut avancer et même rejoindre l’écran du haut. Il est aussi possible de la faire pivoter sur 360° mais uniquement dans 8 positions intermédiaires, et comme vous imaginez bien qu’après avoir parcouru 180° ; les positions sont identiques, il n’y a en réalité que 4 positions possibles : l’horizontale, la verticale, et les deux diagonales.

Ainsi, il est possible de modifier les angles de réflexion, ce qui est plutôt pratique car il arrive que votre balle soit bloquée entre un mur du décor et votre barre puisque les décors suivent tout un chemin accidenté. Progresser dans ce chemin en détruisant remparts et ennemis est donc votre seul but. En cela, on peut dire que Devilish est original car les casse-briques sont habituellement statiques.

La balle peut vous échapper en haut de l’écran : elle redescendra simplement dans l’écran du bas ! Mais il faudra alors faire attention cependant à ne jamais la laisser franchir le bas de cet écran. Dans ce cas, vous ne rebrousserez pas chemin : vous perdrez directement une vie. Finalement, les règles sont assez proches de celles d’un flipper. Si les flips du haut manquent à leur devoir, vous n’êtes pas sanctionné, mais ceux du bas deviennent alors votre dernière couverture.

Pour apporter un peu de variété, certains murets se détruisent après plusieurs impacts, d’autres libèrent des items à récupérer élargissant par exemple votre barre ou transformant votre balle en missile destructeurs qui traverse tout sans se soucier du lendemain. La boule fantôme fait la même chose mais n’endommage rien, ce qui est pratique pour se retrouver de l’autre côté d’un muret qui vous empêchera de redescendre si vous êtes maladroit.

Les stages sont divisés en sous-stages mais se terminent par l’affrontement contre un boss : rien de bien technique malheureusement. Rajoutons à cela une difficulté au ras des pâquerettes et vous aurez compris que Devilish est clairement passé à côté de son concept qui semblait pourtant prometteur. Traverser les divers stages m’a pourtant bien plu mais il est clair que je n’y reviendrai sans doute jamais. Et comme la durée de vie était plutôt toute rikiki, avec des finalement peu de temps fort, il serait préférable que vous n’alliez pas dépenser des fortunes là-dedans.

Graphismes : 08%
Effroyablement laid : niveau 8 bits !

Animation : 62%
Ok mais franchement pas rapide et on peut débattre pendant des heures de la collision de la balle avec la barre que l’on dirige.

Jouabilité : 60%
Un brin répétitif et bourrin mais malgré tout original !

Bande Son : 32%
Mes pauvres oreilles !

Intérêt : 60%
Devilish est un coup dans l’eau mais reste néanmoins sympa à terminer une fois, dommage que le concept n’aie pas pu mieux s’épanouir.

Note Globale : 52%
Techniquement faible mais intéressant, il faudrait à présent repartir sur cette base mais avec un petit peu plus de talent.


NOTE : 05/10