Consoles-Fan
25/06/2018

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Silent Hill
Le silence de l’
Je crois que je l’ai d

Les films adapt

Silent Hill, le survival horror de Konami se retrouve à son tour dans les salles sombres grâce au réalisateur français Christophe Gans à qui l’on doit Crying Freeman adapté du manga, et le Pacte des Loups. Eh bien, il faut croire que nos amis français ont une sensibilité plus grande quand il s’agit d’adapter un jeu vidéo au cinéma que les américains (certains sont aussi nos amis quand même !)

Bien entendu, il faudra aller voir Silent Hill comme un jeu vidéo non jouable, avec des clins d’œil assez rigolos mais qui passent comme une lettre à la poste. Par exemple, les angles de caméra sont clairement ceux que l’on retrouve d’un un survival horror classique. Par exemple, nous avons une pièce qui nous est montré à partir d’une caméra placée dans un des coins suppérieurs de la pièce. Le réalisateur s’est clairement amusé à plagier quelques mises-en-scène.

Le film semble découpé en stages, ponctué de boss. Les personnages utilisent des objets pour se tirer de situation : le briquet, la lampe de poche, le couteau. Puis, lorsque ces derniers ne sont plus utiles, ils sont perdus ou rendus inutilisables. Ah, vous aussi, ça vous dit quelquechose, je me disais bien ;)

Si le début du film commence vraiment sur les chapeaux de roue, l’histoire boîte assez rapidement. Quelques longueurs pour planter le décor, quelques étirements à gauche à droite pour faire plaisir aux fans du jeu et observer l’héroïne progresser à tâton tout en essayant d’éviter les pièges. Bien vite, on se dit que le film n’a rien à nous raconter et c’est là qu’on se laisse littéralement piéger par l’ambiance et le scénario qui révèle chacune de ses facettes, en son temps. Franchement, pour un film d’horreur, qui a en plus le lourde tâche d’appartenir à la caste mal-aimée du film adapté d’un jeu vidéo (mais si, rappelez-vous Street Fighter, Doom, Mortal Kombat, Tomb Raider...), Silent Hill s’en sort vraiment très bien avec quelques scènes d’anthologie, effroyables, gores, abominables et de superbes effets spéciaux malgré tout parfois un peu trop perfectibles à l’écran.

L’esthétique du film est en tous cas sublime et on reconnaît très bien certains passages du jeu. La ville est très fidèle et certains décors donnent le vertige. Rajouter à cela quelques bonnes idées scénaristiques qui permettent au film de dénoter avec le genre et vous comprendrez que Silent Hill est clairement un film à voir, c’est jusqu’à présent la meilleure adaptation d’un jeu sur grand écran. J’en regretterais presque de ne pas avoir apprécié le jeu.


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