Consoles-Fan
17/10/2018

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Animal Crossing : Wild World
Quand Lapinou
rime avec touloulou


« Animal crossing ? On t’a pas déjà vu sur gamecube par hasard ? Tu fais pas complètement parti de la nyou djainéraycheune alors, mais je veux quand même bien voir ce que t’as dans le ventre. » Le colonel norick était d’humeur plutôt maussade aujourd’hui au quartier général de la ICNDGI (intairnachionale company of the niou djeinairrécheune gayming ixpirience) et c’est le pauvre animal crossing qui allait en faire les frais. Sans plus attendre, le colonel s’empara du malheureux et commença une nouvelle partie. Après une courte ballade en voiture et quelques formalités remplies, norick fut d’abord étonné de voir que son personnage ainsi que la ville d’accueil étaient générées aléatoirement et qu’il serait contraint de se taper une vieille coiffure, sans qu’on lui ait demandé son avis, et ce jusqu’à ce qu’un coiffeur décide de s’installer en ville. À son arrivée dans « norick land » il fut soulager de voir que pas grand chose n’avait changé depuis le dernier épisode, qu’il avait toujours affaire à un semi clone des « sims », sorte de simulateur de vie sociale avec des animaux en plus (et le pipi caca en moins) ou la liberté d’action est le maître mot.

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L’aventure commence par une ballade en taxi.

En effet dans norick land, petite bourgade d’une dizaine d’habitants entourée par les montagnes et bordée par la mer, rien ne vous est imposé. Vous pouvez à loisir pêcher, jardiner, creuser, secouer les arbres et ce à n’importe quel moment de la journée, journée qui se comporte d’ailleurs exactement comme une journée réelle : lorsqu’il est 16h dans notre monde, il est 16h dans norick land. La gestion des saisons est aussi de la partie, on ne pêche pas les mêmes poisssons et on n’attrape pas les mêmes insectes en été ou en hiver. Devant cette totale liberté d’action, le colonel norick fut d’abord un peu désemparé et ne sachant que faire, il se mit à la recherche d’autres habitants.

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Nook, c’est lui qui tire les ficelles de la bourse dans animal crossing.

C’est alors qu’il fit la connaissance de nook, un autochtone local, sorte de raton laveur transformiste, qui lui apprit que tout n’était pas si rose a norick land et que s’il voulait acquérir le set de meubles en teck qui le faisait tant rêver, il allait devoir raquer ! « Mais j’ai pas une thune ! » s’écria norick. « Pas de panique » lui fit le raton machin chose « si tu veux te faire du blé tu peux me revendre tout ce que tu pourras trouver dans norick land, je reprends absolument tout : poissons, insectes, fleures, fossiles, canettes vides, pneus crevés, capotes usagées... ». Norick eut alors une mine réjouit et s’imaginait déjà dans son salon en teck, avec son renvoi boules ( ?), son tuyau vert ( ??) et son coin neutre ( ???). « Alors je peux aller déterrer les fleures devant chez toi et venir te les vendre ? » « Bien sur ! ». Ha ha ha, pensa intérieurement norick, quel blaireau ce niouk (heu non, raton truc muche on a dit).

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Surprise partou... heu ! Surprise partie entre amis.

Les jours passèrent à norick land et entre les tournois de pêche, l’arrivée de nouveaux habitants animaux farfelus, la visite d’autres villageois par wifi, la reconstitution de fossiles et la culture de radis rouges, le colonel commençait à trouver le temps long. La liberté d’action qui s’annonçait prodigieuse au départ était en fait terriblement réduite, les habitants du village lui lançaient toujours les même répliques vaseuses, la vie meilleure à laquelle il aspirait dans norick land s’était tout à coup remplie de contrainte horriblement contraignantes (arroser les radis tous les jours, donner rendez vous à tel habitant à telle heure, démarrer le jeu tel jour à telle heure pour ne pas louper tel événement). Il avait finalement pu acquérir ce fameux set de meubles en teck tant désirer et avait même fait agrandir sa maison (même si cet imbécile de nook n’avait pas respecter les plans et n’avait pas intégré la piscine avec terrasse surplombant la cascade). Il possédait désormais une trentaine de tee-shirts, des tapis et tapisseries en pagaille, des tonnes de coins neutres ( ???), mais malgré tout cela, la joie n’était pas là. La collectionnite aigue qui s’était emparée de lui avait fini par s’estomper et plus rien ne l’intéressait à norick land, pas un challenge à l’horizon, pas de missions remplir, pas de plaisir de jeu. Pécher creuser, secouer les arbres... Encore et toujours cette foutue collectionnite qui vous oblige, si vous voulez remplir le catalogue (il n’y a que ça à faire de toute façon), à démarrer votre console quand ELLE le veut et non pas quand VOUS le voulez car les événements sont tous programmés à des dates bien précises et vous devez vous y contraindre.

Les plus :
 des tonnes d’objets pour customiser son intérieur
 impecable graphiquement
 aspect jardinage vraiment amusant
 la création de motifs

Les moins :
 principe beaucoup trop rébarbatif
 pas grand chose à faire au final
 musique très répétitive
 mode wifi mal foutu, déconnections sauvages énervantes

Conclusion : « Ben alors ? Tu m’annonces des tas de bonnes choses, graphiquement t’es tout mignon et tout fluide, mais au final t’es super ennuyeux et répétitif comme jeu. Tu me feras 100 pompes pour la peine ! Brain machin chouette là ! c’est ton tour. » Comme nous l’a si bien démontré le colonel norick, animal crossing : wild world est un jeu fun au départ mais qui devient très vite lassant (son principes repose uniquement sur la collection et l’échange, pokemon ?) et vraiment trop contraignant. Si la cartouche était vendue avec tous les objets débloqués et tous les événements dispos, le jeu tiendrait a peine une journée, il n’y a que la gestion du temps qui le fait tenir. Un jeu qui ne plaira donc pas forcément aux joueurs « old school », mais qui plaira sûrement plus aux adeptes des sims aimant inventer des histoires virtuelles.

Note : 6/10

Bueno


D
NOTE : 06/10