Consoles-Fan
23/09/2018

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Sakura Taisen V Saraba Itoshiki Hitoyo 
La s
avec brio ?

Sakura Taisen est devenue pour moi une s

Kiss me sweet !

Toute cette mise-en-scène devait donc bien cacher quelque chose et mon petit doigt me disait que ce devait être quelque chose de grand. Intérieurement, j’attendais vraiment quelquechose d’aussi émouvant, d’aussi fortiche que Sakura Taisen 3, et finalement, j’ai découvert un Sakura Wars 5 sous un nouveau jour, pas forcément celui que j’attendais, mais cette cure de jouvence relance réellement cette série. Explications !

Nous n’aurons pas droit à un scénario aussi incroyable que celui de Sakura Wars 3 ni aux visites de lieux aussi cultes que les quarties parisiens du début du 20eme siècle. J’ai beau regarder Sakura Wars 5 sous toutes les coutures, je le trouve nettement moins culte de ce point de vue.

L’équipe a été entièrement renouvelée, y compris le capitaine Oogami qui était présent à la fois au Japon et en France. Cette fois-ci, c’est son neveu Taiga Shinjiro qui va devoir gérer la fine équipe de jeunes filles prête à se battre comme des chiffonnières. Il y a Gemini Sunrise la Cowgirl masquée, Diana Caprice l’infirmière de Boston, Rikaritta Aries la petite mexicaine toujours prête à dégainer, Subaru Kujou la japonaise parce qu’il y en a forcément une dans chaque épisode, et enfin Sagiita Weinberg l’avocate afro-américaine qui vit à Harlem.

La base secrète se trouve comme d’habitude dans un théâtre. Celui-ci est situé à Broadway : c’est le Little Lip Theater. Mais vous pourrez visiter d’autres quartiers de New York comme le New Jersey, Manhattan, le Queens... La modélisation de ces quartiers et du théâtre est plus impressionnante que la version parisienne du jeu. Le SD a été abandonné au profit d’une modélisation plus réaliste qui perd un peu de charme en route. Par ailleurs, le théâtre est composé d’un nombre de pièces bien plus limité que dans les opus précédents.

Les oreilles comme des feuilles de chou

Techniquement parlant, c’est plus ou moins chou vert et vert chou. Le design character est très joli et signé une fois de plus le maître Kosuke Fujishima, qui a choisi tout de même une représentation des oreilles plutôt moches... Les décors sont magnifiques et plein de couleurs. L’interface graphique est sublime, cohérence, avec un écran de texte en transparence et plein de petits détails graphiques étonnants. Il y a plein de petits animations un peu partout. Et puis la partie digital comics s’enrichit avec des petits "QTE" qui vous demanderont lors de certains choix d’effectuer très rapidement des manipulations avec les deux sticks analogiques.

Les scènes de combat sont magnifiques, les mecha sont bourrés de détails qui te plient ton slip en 8. Par contre, les scènes d’attaque ne respectent pas forcément notre emplacement exact dans le décor. Les magies sont une fois de plus sublimes et peuvent être invoquées très souvent.

Mais la grosse nouveauté de cet épisode, c’est incontestablement le travail incroyable qui a été réalisé autour de la stratégie. Sakura Taisen a toujours voulu être simple d’accès, avec un gameplay basique. Et c’est toujours le cas : niveau accessibilité, on ne peut pas plus clair. Si vous avez joué au 3, vous ne serez pas trop dépaysé. Mais cette fois-ci, il va falloir vraiment penser à la stratégie, et plutôt deux fois qu’une. Des tas de possibilités ont fait leur apparition et il va falloir à présent faire les bons choix pour contrer les boss qui deviennent de plus en plus techniques à abattre. Fuite, protection, déplacements à point nommé, recul stratégique, assauts... Il y a vraiment de quoi faire dans cet épisode qui réclamera de votre part des décisions judicieuses. Les mecha peuvent à présent se transformer en avion, et il va donc falloir la jouer finement entre un cmbat acharné entre ciel et terre, en pensant bien à répartir votre force de frappe puisque chaque personnage possède des paramètres qui lui sont propres, avec des portées plus ou moins grandes par exemple. Dans l’ensemble, l’équipe est très bien équilibrée, perdre une des filles au combat est cette fois-ci donc une véritable sanction car elle déséquilibre littéralement le reste de l’équipe qui va devoir ajuster comme elle peut la situation en effectuant les bonnes action qui pourront rétablir un certain équilibre. En avion, il faut noter que les magies sont différentes, youpie !

Les combats se suivent et ne se ressemblent pas : à chaque fois, il faut vraiment comprendre ce qu’il y a à faire pour déjouer la multitude de pièges présents dans chaque arène. Les boss sont évolutifs et vous donneront du fil à retordre mais méfiez-vous des armes destructrices qu’il vaut mieux nettoyer avant de vous faire coincer. Certains stages sont ultracultes, avec des passages de tour obligatoires dus à une élimination ou des réparations de fortune.

On ne commence pas non plus un combat avec sa barre de magie complètement remplie, cela aussi, il va donc bien falloir le gérer. Se remettre de la vie utilise un peu de magie, mais effectuer des attaques couplées aussi. Ces dernières sont très efficaces et permettent un nettoyage assez efficace. A user à abuser ! Il y a bien entendu toujours moyen d’effectuer des attaques classiques qui utilisent plutôt des briques. Ces dernières peuvent également servir à vos déplacements ou à utiliser un bouclier de protections. Vous avez également la possibilité de protéger vos combattantes en vous interposant afin d’encaisser les coups portés par un ennemi. Ni elle ni vous ne devrez supporter des endomagements.

La notion de link fait également son apparition. J’y ai légèrement fait allusion en vous parlant de mix de combat sur terre et aérien mais sachez qu’une même map peut être divisée en plusieurs arènes que vous pouvez rejoindre en passant par les menus. Certes, vous ne pouvez faire qu’un voyage par tour et cela rajoute donc évidemment un aspect stratégique très intéressant. Certaines arènes sont petites et ne nécessitent pas l’envoi massif de combattants mais gare tout de même à ne pas vous faire submerger. Bien, entendu, en attendant, vous devrez vous passer des services de ce mecha dans les autres zones.

La taquetaquetique du gendarme

Vous l’avez sans doute compris, Sakura Wars 5 explose tout si l’on considère l’aspect tactique du jeu, renvoyant tout le reste de la série loin derrière, mais il reste quand même nettement moins complet qu’un Sakura Wars 3 pour ce qui concerne tous les petits plus que ce dernier pouvait offrir comme le Casino, le beat-them-up ou la multitude de minigames.

Il n’empêche que Sakura Wars 5 s’affiche avec facilité comme un digne successeur de la série rien que pour toutes les innovations qu’il apporte. On peut se surprendre à présent à rêver un jour à un épisode de la trempe et du contenu du 3eme opus, amélioré par les idées du5. Et là je crois que je frôlerais la crise de nerf. Car là est bien le problème d’un Sakura Taisen. Une fois terminé, on ne rêve que de sa suite !

Graphismes : 95%

Monumental ! Bourré d’effets spéciaux, d’effets d’éclairage. Les magies sont somptueuses. Un design character superbe.

Animation : 94%

D’une fluidité rarement atteinte sur PS2.

Jouabilité : 99%
Une difficulté qui vous force à la prudence ! Un système de jeu vraiment très riche !

Bande son : 97%
La bande originale revue et corrigée à l’américaine. Certains morceaux sont cultes.

Intérêt : 99%
Absolument génial, comparable à la qualité du 3eme opus même si dans le détail, les bons points ne se répartissent pas de la même façon. J’ai passé une centaine d’heures sur le jeu avant de vous livrer ce test ;)

Note globale : 99%
A mes yeux, le meilleur jeu de la PS2, et de loin.


NOTE : 09/10