Consoles-Fan
22/10/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

3032 articles en ligne

 
Resident Evil : Deadly Silence
10 ans plus tard, Raccoon City
est de nouveau sujet

Apr

Dix années déjà !

Capcom a profité des 10 ans de sa saga pour sortir un énième Resident Evil. C’est sur la dernière portable de Nintendo, la DS, que les développeurs ont saisi l’opportunité de faire découvrir ou redécouvrir aux joueurs la visite cauchemardesque du manoir de Raccoon City et de ses alentours. Dire que le jeu n’a pas pris une ride serait forcément mentir. Retrouver les graphismes de la Playstation, première du nom, sur sa portable fait un peu mal au cœur et aux yeux, d’autant plus si l’on a goûté à la version Rebirth de la Gamecube. Pour les nostalgiques l’envie est quand même au rendez-vous et pour les néophytes (si il en existe encore), cela me semble nécessaire de découvrir l’essence même de cette saga mémorable et toujours porteuse d’envies et de succès auprès des fans.

Comme je l’ai dit précédemment, les graphismes ne viendront pas éclatés vos mirettes. Pour tout dire, je trouve personnellement que les graphismes sont un peu moins fins que sur Playstation et il en va de même pour certains éléments composants le jeu. A titre d’exemple, Resident Evil Deadly Silence n’échappe malheureusement pas aux habituels crachotements de sons de la DS. Cela est fort dommage puisque l’ambiance même de ce survival-horror tient aussi dans sa bande son et ses bruitages. Passé ces petites déceptions, on peut aborder le jeu comme si on le découvrait pour la première fois.

Le changement par rapport à la version Playstation tient dans les deux modes de jeu que propose cette version portable. Pour ce test j’écarterai la version Classique qui reprend le jeu points par points dans sa version originale et je m’attarderai sur le mode Renaissance qui a permis à Capcom de faire du pseudo neuf avec du vieux. Afin de ne pas revenir plus tard sur la durée de vie du jeu, sachez que celle-ci est toujours dérisoire et malgré le fait que je ne me rappelais plus de l’exact contenu du soft, il m’a fallu un peu moins de 6h pour faire la vraie fin du jeu. Dans le même sens, je ne reviendrai pas sur le scénario et autres aspects scénaristiques qui ont été traités maintes et maintes fois sur des sites de fans ou autres. Bref, place à l’intérêt premier pour les habitués de Resident Evil, le mode Renaissance.

Le retour de la boucherie... au couteau !

Vous commencez votre aventure en choisissant Jill Valentine (mode normal) ou Chris Redfield (mode hard). A vous de voir si vous préférez commencer avec la douce ou le gaillard typé beau gosse militaire. Sachez juste que certaines actions ne seront pas établies dans le même ordre et que les protagonistes vous venant en aide ne seront pas les mêmes selon le personnage choisit. Le portage DS donne droit au grand retour de l’intro hypra kitsch sous forme de film d’horreur de série B dans années 80. On aime ou on n’aime pas mais en toute franchise, la présentation de Wesker me rend toujours aussi hilare !

Qu’est-ce qu’a pu instaurer Capcom comme nouveautés pour mettre le mot Renaissance devant un mode de jeu. Mis à part ce que je vais vous décrire après, sachez que les innovations de certains Resident Evil ont été gardées dans cette version DS. Je ne suis pas un fana de la série donc j’éviterai de faire de grosses bourdes en essayant de faire une chronologie des innovations mais vous pourrez à titre d’exemple vous retourner d’un coup pour faire face à l’ennemi si il arrive dans votre dos. Dans la même veine, la visée automatique fait son grand retour. Souvenez-vous du nombre de balles que vous avez perdu inutilement auparavant. Certes il est toujours aussi fastidieux de shooter du corbeau hargneux mais pour les zombies ou autres salles bêtes peuplant le manoir, cette innovation semblait fort utile. Capcom a donc su remettre au goût du jour leur premier bébé. La DS permet aussi de naviguer dans le jeu avec aisance puisque la carte des lieux sera toujours visible par le biais de l’écran supérieur.

Le mode Renaissance prend tout son sens dans les véritables nouveautés du soft, c’est-à-dire les phases jouables au tactile. En effet, le jeu est parsemé de combats réalisables seulement par le biais de l’écran tactile. Cette nouveauté peut paraître sensationnelle mais il n’en est rien. Cela n’engage que moi mais ces phases viennent ralentir le jeu ou plutôt casser le rythme et l’ambiance si appréciée du premier Resident Evil. De plus le cassage de monstres au couteau est assez approximatif et parfois laborieux. Finalement on bourrine de droite à gauche ou de haut en bas pour pouvoir se débarrasser des ennemis nous faisant face. Pour couronner le tout, la seule arme qui sera disponible durant ces phases sera... (roulement de tambour)... le couteau. L’idée partait d’une bonne attention mais on se retrouve parfois à trancher du Hunter et même du serpent avec le tactile. Bref, si ces phases sont jouissives au début, on espère qu’une chose par la suite, qu’elles s’arrêtent rapidement.

A noter qu’en finissant le jeu vous débloquerez le mode Master of Knifing qui se compose de quelques niveaux durant lesquels seules les batailles tactiles sont de rigueurs. Finalement, il aurait mieux fallut que le tactile ne soit pas utilisé durant les combats pendant la quête principale et que seul ce mode soit disponible avec cette nouvelle quête. Au moins, cela prolonge la durée de vie du jeu et ce mode là n’est pas sans rappeler un mode similaire dans Resident Code Veronica (enfin je me comprends).

Enigmatique Nintendo DS

Le tactile a un double emploi dans Resident Evil Deadly Silence. En effet, Capcom a eu la bonne idée de rajouter des énigmes ou de les changer afin d’utiliser au mieux les capacités de la portable de Nintendo. Dans chaque salle de repos (mais si vous savez, les salles avec la machine à écrire et les coffres pour ranger des affaires inutiles), vous trouverez maintenant un petit coffre bleu qui renferme un item de survie (recharges pour vos armes ou des objet pour vous soigner) pour le reste de votre aventure. Vous pourrez ouvrir ce coffre en essayant de réunir la bonne combinaison de couleurs dans les cercles de couleurs appropriés et tout cela avec un nombre d’essai réduits. Evidemment ne rêvez pas, cela n’a rien de difficile et seule la dernière énigme de ce type vous posera peut être un problème.

Mis à part l’ajout de ces coffres ne servant au final à pas grand-chose à part vous faire perdre du temps et rallonger la durée de vie d’une façon lamentable, l’utilisation du tactile trouve clairement tout son sens dans le reste des énigmes. A titre d’exemple, il vous sera demander de souffler sur des bougies pour éteindre celles-ci et déclencher un mécanisme ou encore relier des fils entre eux pour remettre le courant. J’en passe et des meilleurs puisque ces énigmes viennent agrémenter le survival-horror d’une partie réflexion un poil plus poussée. Encore une fois, on ne prend pas un pied monstrueux grâce à ses petits ajouts mais Capcom a eu au moins le mérite d’inclure des petites nouveautés pour ne pas décevoir les joueurs aguerris !

Le reste de l’aventure reste un copier coller presque conforme à la version Playstation. Les développeurs ont rajouté quelques zombies, quelques items et j’ai cru apercevoir une petite salle en plus ou du moins agencée d’une manière différente.

« Votre conclusion mon ami ? »

Finalement quels reproches peut-on faire à cette nouvelle version de Resident Evil ? 10 ans ont passé et c’est justement là le hic ! Le jeu a vieillit et il a forcément pris de méchantes rides. On ne pouvait pas se contenter d’une simple conversation avec des ajouts moyennement bien pensés. Un autre défaut majeur reste sûrement l’ambiance du jeu. Le côté flippant du soft s’est évaporé à cause de l’aspect portatif. En effet, autant vous serez peut être en panique en jouant dans votre lit mais si vous jouez dans le train ou dans un lieu bruyant la peur ne sera pas au rendez vous et cela est bien dommage. Je ne parle même pas de la facilité du jeu. A mon souvenir, la version Playstation n’était déjà pas bien dure mais cette fois-ci on touche le fond. A la fin du jeu vous aurez limite la possibilité d’ouvrir une armurerie et une pharmacie tellement la difficulté du jeu a été revue à la baisse. En bref, Resident Evil Deadly Silence vaut le coup si vous n’avez jamais tâté la version d’origine. Pour les autres, le verdict sera un peu plus mitigé et même les fans n’y trouveront peut être pas leur compte. Pour ma part je m’attendais à mieux et ce n’est pas les quelques ajouts un peu foireux qui m’ont emballé. Bien entendu, le jeu n’est pas à éviter comme la peste mais il n’atteint pas non plus les sommets de la version sortie sur notre vieille Playstation poussiéreuse.


Le mode multi n’a pas pu
NOTE : 07/10