Consoles-Fan
24/05/2018

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Dokodemo Issho : Toro to Nagareboshi
Une d
Ce n’est pourtant pas sur le Xbox-Live

Pratiquement inconnue dans nos contr


Dokodemo Issho : Toro to Nagareboshi n’est pas le premier opus sorti sur PlayStation 2, il fut précédé par deux épisodes à l’habillage et l’ambiance très différents mais qui reprenaient le système d’apprentissage de mots et l’aspect "conversation" introduits sur Psone. Toro to Nagareboshi suit la voie de ces prédecesseurs tout en bifurquant vers le jeu d’aventure. Après avoir créé un avatar, vous emménagerez dans une pension tenue par une charmante vieille dame. Mais alors que vous être en train de défaire vos cartons vous découvrez que Toro s’est invité chez vous. Il va falloir vous y faire car le petit chat est du genre collant et sans que vous n’ayez rien demandé, il devient votre nouveau meilleur ami et décide de vous suivre partout. Un soir alors que vous regardez le ciel, une étoile filante s’écrase dans la montagne voisine. Afin de réaliser votre voeu et celui-de Toro il va falloir partir en quête des morceaux de l’astre.

Le jeu se découpe en chapitres. A chaque fois que vous en terminez un, vous serez récompensé par un morceau de l’étoile filante. En général un personnage vous donne une "mission" au début du chapitre et il faudra que vous la remplissiez pour continuer. La progression à l’intérieur d’un chapitre est plutôt linéaire mais la ville n’étant pas particulièrement vaste vous ne devriez pas rencontrer de difficultés particulières. Certains passages peuvent s’avérer délicats si vous ne comprenez pas ce qu’on vous demande mais là encore il n’y aura rien d’insurmontable pour ceux qui sont habitués aux jeux d’aventure en japonais. Toro to Nagareboshi est certes un jeu d’aventure, mais il s’inscrit aussi dans la licence de hanashi game que sont les Dokodemo Issho.

Comme dans les précédents épisodes, le jeu intègre un clavier virtuel qui vous permettra de dialoguer avec Toro et les habitants. Ne vous attendez tout de même pas à quelque chose d’exceptionnel la plupart du temps, il suffira simplement de répondre à des questions basiques que l’intelligence artificielle enregistrera et éventuellement réutilisera dans des dialogues ultérieurs. Que les non-japonisants se rassurent, quelque soit la réponse que vous donnerez le scénario avancera quand même. En gros, vous pouvez dire que votre meilleure amie s’appelle spaghetti ou chaussette, personne ne s’en formalisera et ca ne fera que donner un aspect surréaliste aux dialogues. Petit point négatif, la vitesse des dialogues n’est pas du tout uniformisée du coup par moment on se retrouve avec une bulle qui disparait à peine la phrase écrite alors que d’autres fois il faut soi-même appuyer sur un bouton pour poursuivre le dialogue.

Toro to Nagareboshi est un jeu avant tout destiné à un public assez jeune, le graphisme sans effets speciaux peut parfois rappeler celui de Katamari Damashii, avec des personnages qu’on croirait sortis d’un livre d’images et des environnements très colorés. Malgré cet aspect enfantin, les dialogues ne manquent pas d’humour et chaque personnage possède sa propre personnalité. Scénaristiquement parlant, il est évident que l’histoire ne vous procurera pas de migraine. De toute facon on joue plutôt à ce genre de jeu pour le côté mignon de l’univers et des personnages que pour la complexité de l’histoire. De plus, le découpage en chapitres plus ou moins indépendants les uns des autres, font qu’on peut laisser de côté sa partie pendant un certain temps et ne pas se sentir pour autant largué quand on reprend.

Au final, Toro to Nagareboshi sans être un hit incontournable est un jeu plutôt plaisant. Certes, avec un public déjà acquis Sony se contente du minimum en déclinant simplement sa franchise sous un nouvel aspect plus axe aventure. Ceci dit, si vous aviez apprecié les précédents opus de Dokodemo Issho, vous aimerez sûrement celui-ci. Pour les nouveaux venus, cet épisode est probablement le plus facile d’accès et le plus amusant car il va au delà du simple concept de l’ami virtuel qui peut quand même se révéler un peu aride et rébarbatif sur la durée.


NOTE : 07/10