Consoles-Fan
21/01/2018

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Loco Roco
Rocco Siffredi ?
Esta loco !

Lorsqu’on me demande

Il était donc vraiment temps qu’un jeu, du moins ce que je considère comme l’essence même du jeu vidéo, débarque sur cette console boudée par mes soins. Et ce jeu, c’est Loco Roco, une pure petite merveille d’une fraîcheur comme il est difficile de s’imaginer à l’heure actuelle. Quand Sony se met sérieusement au boulot, on obtient de véritables petits bijoux, du jeu tout simplement culte bien qu’il semble être bien inspiré du clip de Water Boy : We will rock you, chanson qui a servi de support publicitaire pour Evian où l’on voit un personnage chantant évoluer dans des décors en subissant diverses métamorphoses : par exemple en se divisant et en refusionnant. C’est vraiment tout le concept de Loco Roco !

Comme tous les jeux géniaux, le gameplay est ultrabasique mais il permet de faire des tas de choses. Il suffit de véhiculer grâce à la force de gravité une sorte de boule mole qui grossit en mangeant ce qu’elle croise sur son chemin. Vous ne contrôlez donc pas la bouboule (ou presque) mais l’orientation du décor. En effet, vous incarnez la planète où vivent les Loco Roco. Ceux-ci sont en voie d’extinction depuis qu’une météore s’est écrasé sur la planète, libérant d’affreux mojos tous noirs qui ne pense qu’à une seule chose : dévorer les Loco Roco. Il va donc falloir les aider à manger des fruits qui favorisent leur multiplication.

Pendant le jeu, seuls trois boutons sont utiles. Les boutons L et R (d’où Loco Roco, hein, tu saisis, hein ?) pour faire pencher le plateau. Appuyés simultanément, ils vous permettent de sauter. Le bouton O vous permet de diviser votre grosse boule en plusieurs petites balles alors que ce même bouton, maintenu enfoncé, les regroupera à nouveau en grosse bouboule rondouillarde et sympathique. A quoi ça sert tout cela ? Eh bien à vous infiltrer dans des endroits plus étriqués !

Si le gameplay est simple, l’environnement qui vous entoure est complexe et propose de multiples facettes qui vous demandent de vous adapter en fonction. Vous pourrez exercer tout votre poids sur certains décors pour les faire craquer ou encore effectuer quelques sauts. L’adhérence varie sur plusieurs degrés entre collant et glissant. D’autres décors sont mous et se laissent déformer sous votre passage. Vous vous laisserez également transporter par des courants d’air. Vous utiliserez différents mécanismes déclenchés ou non par des switchs, utiliserez divers engrenages et floterez sur l’eau tout en profitant de ses propriétés physiques : elle épouse parfaitement la forme de son récipient tout en proposant un contact avec l’air parfaitement horizontal. Toutes ces techniques qu’il vous faudra découvrir vous emmèneront peut-être au détour d’un passage secret riche en surprises.

Pour corser le tout, votre Loco Roco peut parfois être modifié dans son aspect par un drôle de personnage immobile. Il faudra évoluer, à la place d’être une sorte de gros blob, en carré ou en longue baguette, avec les propriétés physiques qui les accompagnent. Un rapide contact avec de l’eau vous rendra votre forme initiale.

Certains ennemis, peu nombreux, et qui peuvent être facilement éliminés, tenteront de vous voler de petites parties de vous-même ! Le nombre de Loco Roco qui vous composent a en réalité son importance, bien entendu pour le score final du stage, mais aussi pour réveiller en douceur des décors endormis. Ceux-ci, étonnés ou amusés par votre chant vous offriront des cadeaux ou déclencheront divers évènements. Il faut cependant être en nombre pour réveiller de grosses parties du décor qui sont plus en vérité des sortes de bestioles confondues dans le décor. Si vous êtes en nombre suffisant, votre Loco Roco va se subdiviser et les petits Loco Roco vont se mettre à chanter un peu plus fort sur le thème principal du stage tout en grimpant les uns sur les autres comme pour porter leur voir un peu plus haut.

Et puisque j’en suis à vous parler des musiques du jeu, sachez qu’elles sont splendides et estivales avec des influences de bossa-nova. Plus fort encore, lorsque vous changer de Loco Roco, symbolisés par leur couleur, vous modifiez par la même occasion l’interprête des chansons et donc le timbre de la voix. On peut ainsi passer de la voix comique d’un petit garçon à celle suave d’une jeune femme ou d’un homme nasillard. Voilà un souci du détail admirable. Les paroles n’en sont pas moins géniales, dans une langue entièrement créée pour l’occasion. Ca ne veut rien dire mais c’est très chantant. Cela donne quelquechose du style : pa poula pou la no me chouga to te pom poula pam tukula.

Enfin, ça, c’est mon interprétation, si vous voulez les vraies paroles, c’est par ici :

Bajumbo moi noi noi jecker
Dabatto bunkergait jun jun
Nora juerue-rotto pura-pura petto
Puraret dum dum
Papuranoi noi noi jecker
Dabatto bumperget tum tum
Ora poerketino bookeran tan-tan-so

Bokeretyo kyenturanai mimani unlalhood-cha-la
Terra hooki-ra pishi-to diki-ra poody-to
Seni-kidi koseibo
Kokorenkyo kyenturanai mimani unlalhood-cha-la
Terra hooki-ra shishi-sho tusura hajiki yo

Bajumbo moi noi noi jecker
Dabatto bumperget tum tum
Nora juerue-rotto rokorolo-petto
Pura-purarun dum dum
Papuramoi noi noi jecker
Dapatto bumperget tum tum
Ora poerketino bookeran tan-tan-so

Tout cela est bien féerique et dans une ambiance graphique absolument somptueuse, en 2D, qui donne un cachet « Flash ». Les zooms sont nombreux et très utiles car ils permettent un suivi dynamique de l’action. Les animations dans les décors sont superbes, pleines de distorsions et d’autres effets de transparence. Les musiques sont vraiment géniales, chantées. Les petites bouboules sont d’ailleurs même les interprètes. Ils chantent pendant tout le parcours et ont des comportement indépendants comme des puyos, ce qui rajoute un côté très kawaii au soft. De plus, les onomatopées et autres bruitages créés par les Loco Roco en cours de jeu, au contact avec des décors ou des ennemis, rappellent un certain Rez qui après tout, mettait également en évidence sa bande-son.

Au niveau des bonus, ici aussi ,nous sommes gâtés puisque Sony a intégré une maison où votre Loco Roco pourra évoluer en fonction des objets que vous disposerez à votre guide. Un concept qui n’est pas sans rappeler Electroplankton. Des minigames sont aussi de la partie mais ils sont payant, rassurez-vous, avec la monnaie du bord que vous récolterez dans les stages. On ne paye cependant pas pour rien puisqu’il est possible de récupérer pas mal de goodies intéressants, entre autres pour la fameuse maison dont je viens de vous parler.

Alors, avoir une PSP et ne pas avoir Loco Roco s’annonce extrêmement difficile à assumer auprès des joeurs alors foncer l’acheter avant que je ne me moque de vous.

Graphismes : 94%
Enfin du nouveau et du beau !

Animation : 95%
Plein d’excellentes idées très bien ammenées !

Jouabilité : 94%
La créativité paye !

Bande Son : 97%
Génial, j’en suis follement amoureux !

Intérêt : 95%
LE titre qui tue sur PSP.

Note Globale : 95%
Inévitable, tellement frais.


NOTE : 09/10