Consoles-Fan
15/10/2018

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Super Monkey Ball Adventure
En ce jour de Saint Jeu
Bonne f

Les rumeurs allaient bon train sur la sortie d’un Super Monkey Ball 3 mais au lieu de pondre un titre totalement neuf, Sega avait d

Super Monkey Ball perd ici son côté Arcade et choisit une direction plus scénarisée en continu. Mais que les fans se rassurent, il est possible d’accéder aux stages classiques sans devoir forcément passer par le mode story. Celui-ci propose l’originalité de vous faire visiter différents mondes, enfermés dans une boule, et avec l’inertie que cela implique. C’est ça, le concept de Super Monkey Ball : se déplacer sans tomber. Et chaque monde (Jungle Island, Moonhaven, le parc d’attractions Zootopia, Monkitropolis et Kongri-la la cité sous-marine) possède ses petits passages vicieux qui demandent parfois autant de concentration que dans les stages auxquels nous avions l’habitude de jouer. En terme de gameplay, le joueur des premières heures retrouvera vite ses marques. Par contre, Super Monkey Ball Adventure s’avère très dur. J’ai lu ci et là que certains journalistes lui reprochent des problèmes de gameplay, mais il ne faut pas confondre un jeu difficile et un jeu injouable. Wave Race est par exemple un jeu dur mais parfaitement jouable. Et dans ce cas-ci, il n’y a vraiment aucune modification du gameplay de base si ce n’est qu’il s’est enrichi par diverses options et qu’il est désormais possible de diriger la caméra qui garde fort heureusement aussi ses automatismes.

L’une des nouveautés est la possibilité d’utiliser des sortes de bumper qui vous permettent de vous envoler relativement haut, puisque le singe ne peut pas sauter de lui-même. En réalité, ce sont plus souvent les éléments du décor qui vous permettent d’effectuer certaines actions plutôt que de décider par vous-même. Le jeu s’apparente donc à un MS. Pac-Man Maze Madness (Dreamcast, Nintendo 64, Psone, Game Boy Advance) où vous devienz également utiliser les décors pour évoluer, mais avec un gameplay en 3D, ce qui a forcément tendance à un petit peu compliquer les choses en les rendant moins précises.

Mais Super Monkey Ball Adventure est loin d’être un jeu passif. Vous pourrez également ouvrir votre coque afin de planer à certains endroits du jeu, ce qui n’est pas sans rappeler un certain minigame. Vous aurez également à disposition des magies qui se déclenchent grâce à des invocations chantées et qui vous donnent droit à un pouvoir particulier. Il y en a une dizaine à découvrir comme par exemple la boule ventouse, qui adhère partout, la boule gant de boxe qui vous permet de détruire certains décors... En réalité, le déroulement de Super Monkey Ball Adventure est on ne peut plus classique. Certains endroits sont inaccessibles, à vous de vous débrouiller pour en débloquer leurs accès afin de découvrir la suite des péripéties. Des portes s’ouvrent lorsque vous réussissez des stages classiques. Il n’est pas nécessaire de tous les réussir : c’est un bon point car il serait râlant de se retrouver bloquer juste sur un stage trop complexe. Sega laisse donc le choix aux hardcore-gamers de s’y atteler malgré tout si ça les amuse.

S’il y a un reproche que l’on peut faire à ce SMBA, c’est sa plastique. Amusement Vision a passé la main au studio anglais Traveller’s Tale et la touche européenne est largement ressentie au niveau du choix des couleurs, plus fadasses. Si les mondes ne déméritent pas, les stages classiques sont fort vides. Enfin, pour couronner le tout, il y a quelques ralentissements qui semble liés à des accès au disque. En fait, le design semble s’approcher de celui de la DS qui proposait déjà des couleurs plus réalistes et donc moins pastelles. Petit détail amusant tout de même, désormais, la boule de nos amis les singes laissent des traces derrière elle.

Du côté des minigames, la première approche est de râler. Sega nous a habitué au grand luxe avec 12 minigames et voilà que nous retombons à 6. Mais soyons sérieux deux minutes : 6, ce n’est tout de même pas la famine, d’autant que 3 minigames sont totalement inédits et très intéressants ! Les minigames sont tous accessibles dès le début. C’est au sein de chacun d’eux qu’il y a de nouveaux stages à débloquer. Je vous indique mon appréciation en étoiles, comme d’habitude, pour chacun des minigames présentés.

Monkey Race (*****)

Ca ressemble a du Mario Kart, ça a le goût de Mario Kart, mais ce n’est pas du Mario Kart. Avec la présence de nombreux items qui vous permettent d’ennuyer un max de gens et une possibilité de stockage allant jusqu’à 4 et une conduite faramineuse basée sur une bonne gestion des virages et une utilisation adéquate des rampes, Monkey Race a su se renouveler dans son gameplay même si rien ne change vraiment dans les grands principes.

Monkey Target (***)

Envolez-vous et tentez d’atterrir sur des cibles pour récolter un maximum de points. Cette fois-ci, les décors viennent vous gêner : il va falloir bien négocier tout ça.

Monkey Fight (*****)

Un des jeux les plus bourrins du monde et tellement jouissifs qu’il revient sans faute à chaque « Cfan Day TM ». Il s’agit de se bourrer le pif en expédiant ses concurrents hors du ring : un must ! Les décors sont désormais très remplis.

Monkey Cannon (****)

Monkey Cannon est un petit nouveau. Vous dirigez un canon et envoyez votre singe enfermé dans une boule afin d’écrabouiller les tourelles de vos adversaires. Une fois le drapeau à terre, c’est perdu. Gare aux alliances !

Monkey Bounce (****)

Monkey Bounce ou comment jouer à Othello (ou Reversi) sous acide. Alors que tous les joueurs ne cessent de rebondir, votre adresse et votre stratégie vous fera prendre le plus de territoire possible. Veillez à ce que chaque rebond soit utile sous peine de perdre un tour face à vos adversaires et entourez les jetons de vos adversaires afin de les retourner en votre faveur.

Monkey Tag (****)

Monkey Tag est une sorte de mode battle à Mario Kart. Les joueurs évoluent dans une arène sphérique et tentent d’attraper le plus de ballons pour marquer le plus de points possibles. Bien entendu, il existe des items qui viennent pimenter la partie au possible.

Monkey Ball Adventure est une série très particulière puisque les minigames suffisent déjà pour justifier son achat. Après, vous avez le jeu, vous aimez ou vous n’aimez pas mais dans aucun cas vous ne sortez perdant.

Graphismes : 76%
Un changement d’ambiance avec des plus et des moins.

Animation : 73%
Quelques petites baisses de framerate : c’est dommage pour une série de cette réputation.

Jouabilité : 92%
Comparable aux autres Monkey Ball mais avec pas mal d’enrichissements et une gestion de la caméra enfin incluse.

Bande Son : 90%
Certains thèmes ont carrément été réutilisés.

Intérêt : 90%
Super Monkey Ball Adventure s’engage sur un nouveau chemin mais conserve son aspect chaleureux à 4.

Note Globale : 86%
Très difficile, Super Monkey Ball Adventure ne convaincra sans doute que les joueurs acharnés. Heureusement qu’il reste les 6 minigames géniaux et ses 20 personnages à débloquer pour ceux qui abandonnent trop vite la partie action-aventure.


NOTE : 08/10