Consoles-Fan
18/12/2018

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Shin Goketsuji Ichizoku Bonn
Vous m’enfermez les deux vieilles
Et vous m’attrapez la magical girl

Shin Goketsuji Ichizoku Bonn

C’est dommageable car ce mode apportait sur Saturn un aspect stratégique très présent puisque les personnages en repos pouvaient récupérer de la vie, dans une certaine limite malgré tout. Le système a cependant plus ou moins été conservé ici puisque lorsque vous encaisserez des coups, vous verrez votre jauge diminuer mais elle sera décomposée en une partie verte qui est la vie qu’il vous reste au minimum et une partie rouge qui constitue une section qui va devenir verte peu à peu si vous n’encaissez plus de coup pendant un laps de temps tout de même relativement court.

Le système de transformation est bien présent mais il reste là principalement pour le gag afin de voir les deux vieilles jumelles Ume et Tane se transformer en jeune fille en fleur en embrassant voire en gobant farouchement et si possible en bavant leur adversaire ou encore un jeune garçon Kintaro qui nous montre ses fesses et qui, lorsqu’il croque la tête de son opposant, se transforme en Pochi, l’homme qui se déguisait en chien ! L’intérêt de ses transformations limitées dans le temps est d’avoir accès à de nouveaux coups. Certains anciens coups ont malheureusement disparu. Le petit vieux du jeu ne peut plus se transformer en Mr. Muscle et c’est fort dommage.

Croyez-moi, l’humour et la débilité sont omniprésentes sur ce titre. Vous pouvez me citer un autre jeu de baston où il est possible de transformer son adversaire en cochon rose Super Deformed ? Aaaaaaaah aaaaaaaah ! Tout de suite, je vous sens plus attentif !

Et pourtant, le jeu n’est pas tombé dans le piège de proposer un gameplay à la noix, pensant que le public allait déjà bien se tordre de rire avec tous les gags visuels. Oh que non, car si le principe de jeu est assez classique : une barre de vie et une jauge de furie, on ne peut qu’applaudir à tout rompre la facilité avec laquelle les coups sortent même avec la croix de £@$#§ de la manette de la PS2. Et visuellement, ils sont plutôt jolis avoir avec un florilège d’effets de transparence comme nous avons pu en voir également dans Guilty Gear. Cependant ne vous attendez pas non plus à une tuerie technique. Le jeu tourne en résolution assez basse qui commence tout de même à rappeler à grands coups de lettres fluorescentes que la Neo Geo commence un peu à faire son âge.

Il est difficile d’enchaîner de nombreux coups dans les Power Instinct. En effet, une jauge de stress, qui est en réalité votre jauge de furie, va se remplir peu à peu lorsque vous encaissez des coups mais aussi lorsque votre adversaire bloque vos attaques. A chaque fois qu’elle se remplit, une sorte de lueur comparable à la transformation en super guerrier dans Dragon Ball Z entoure votre joueur qui devient invulnérable et casse donc l’attaque de l’ennemi. Ayez donc à l’œil la jauge de votre adversaire pour ne pas vous retrouver en position dangereuse.

Si le jeu dispose d’un nombre conséquent de chansons, les stages relèvent plus de la paresse intellectuelle. L’un d’entre eux a d’ailleurs été réutilisé à outrance, en ne modifiant que quelques éléments du décor. Dommage car dès qu’il y a des exagérations, cela peut venir nuire à un bon titre. Heureusement que l’humour débile reste de rigueur. Du côté des coups on a droit aux classiques coups du dentier (du monde entier). Même les maquillages qui humilient l’adversaire battu ont été conservés. C’est tout de même bien plus drôle qu’une sale tronche pleine d’échymoses.

Graphismes : 72%
Colorés mais assez grossiers.

Animation : 89%
Les persos sont divinement animés et il y a pas mal de trucs qui gigottent dans les décors.

Jouabilité : 89%
Rien à redire malgré la croix directionnelle de la PS2.

Bande Son : 95%
Variée, débile et chantée.

Intérêt : 70%
Excellent jeu de claques mais dommage pour les décors répétés à outrance.

Note Globale : 72%
Aurait pu mieux faire ! Mais parfois il faut se contenter de ce que l’on a. Il est désormais clair que ce genre de production ne peut plus bénéficier de budgets énormes...


NOTE : 07/10