Consoles-Fan
24/02/2018

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Mushihimesama
Cave se met au vert
pour un shmup forestier

Nausicaa et la vall

Ce qui frappe en premier, c’est le décor : il est assez inhabituel pour ce genre, dans les shmups, on a plus l’habitude de futurs post-apocalyptiques ravagés par la folie des survivants ou bien encore d’immenses étendues spatiales pour aller botter les fesses de l’immonde zorguliobiol prêt à envahir notre bonne veille terre. Ici rien de tout cela, le jeu se déroule entièrement dans la forêt ! Qui dit forêt dit bébêtes et ça tombe bien car celle de Reko (l’héroïne du jeu) en contient un sacré paquet ! Vous l’aurez compris, ici c’est à une faune hostile que nous avons à faire : plantes, scarabées, papillons...j’en passe et des meilleurs. Ils sont tous là pour vous faire la peau ! Mais la jeune princesse a du répondant et montée sur son fidèle Tornado (non je me trompe de série...) ; sur son fidèle Koju (une sorte de scarabée doré) elle va en faire voir de toutes les couleurs à ses maudits insectes !

Les modes de jeux

Le jeu vous propose deux modes : Arcade et Arrange (exclusif à la PS2) Dans le mode Arcade vous aurez à choisir entre trois niveaux de difficulté : Normal (jeu basique simple), Maniac (l’équivalent d’un bon gros hard), et Ultra (pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux) Le mode arcade dispose de crédit infinis, n’en abusez pas trop, ce serait dommage.

Dans le mode Arrange, la difficulté a été revue à la hausse par rapport au mode normal, cela nous donne un Maniac moins pourrait on dire. Attention ici pas de free play, c’est du one credit sinon rien ! C’est sans doute le mode le plus intéressant pour les amateurs de Hi-scores.

Le gameplay

Une fois votre mode et la difficulté choisis, on passe au mode de tir : il en existe trois et vous ne vous servirez que de celui là pendant tout le jeu.

On active le tir principal avec un bouton (en tapotant dessus) et le tir secondaire en restant appuyé sur ce même bouton, ce qui a pour effet de concentrer le tir et par la même occasion de vous ralentir (un peu comme avec le laser de Dodonpachi sauf qu’ici vous aurez besoin de récupérer des modules de soutien avant de pouvoir concentrer votre tir)

- M-power : tir "basique", légèrement en éventail, assez efficace.

- W-power : tir en "râteau", couvre une bonne surface de jeu mais ralentit Reko.

- S-power : tir concentré, vous vous déplacez plus rapidement qu’avec le tir M.

Outre ces modes principaux, on récupère pendant le jeu des modules de soutien (d’autres petits scarabées) qui se positionnent différemment en fonction de leur nature :

- Trace : les modules vous suivent, vous pouvez donc les positionnez où bon vous semblera.

- Formation : comme son nom l’indique, les modules se placent en formation derrière vous.

On finira avec la classique Smart Bomb que l’on peut diriger le temps du largage. Peu puissante, elle offre néanmoins l’avantage de faire disparaître toutes les boulettes de l’écran.

Le scoring

Si le jeu est complet au niveau du gameplay, il l’est également au niveau du mode de scoring. Ce dernier diffère en fonction du mode de jeu et de la difficulté choisis :

- Arcade Normal : rien de plus simple, il vous suffit de récupérer les bonus après destructions des ennemis.

- Arcade Maniac, Ultra et Arrange : ici, ça se corse avec l’apparition d’un compteur en haut de l’écran ainsi que sur les ennemis. En fait il s’agit du même principe que les "hits" de Dodonpachi, plus vous enchaînez d’ennemis, plus le compteur grimpe. Cependant à la moindre bombe lâchée ou en cas de perte de vie, ce dernier descend de façon vertigineuse.

A vous de toujours avoir matière à l’alimenter en dosant vos tirs, le challenge est dur à relever et vous serez toujours sur la corde raide entre survie et scoring.

Danmaku Power

Dans ce genre, le moins que l’on puisse dire c’est que Cave connaît bien son sujet et dans ce jeu il le maîtrise même à fond et ce de manière magistrale ! En plus d’un level design fabuleux oscillant entre foret luxuriante, ravins et cavernes, c’est à un véritable océan de boulettes auquel on est confronté. Et quelle mise en scène pour ces patterns mauves fluctuant tels des vagues. Les programmeurs ont vraiment réalisé une véritable chorégraphie de pattern et l’on se surprend à admirer plutôt qu’à jouer et hop une vie de moins au compteur. Pour vraiment profiter de ce ballet de boulettes, je vous conseille de jouer en mode ultra mais attention il y’a vraiment beaucoup de tirs ! Même Gigawing 2 a du mal à rivaliser, c’est vous dire !

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Une réalisation exceptionnelle

Toujours dans un souci de perfection, Cave nous sert aussi une grande œuvre et ce à tous les niveaux.

Pour les yeux : les graphismes 2D sont à pleurer, les couleurs à dominante bleues/vertes sont magnifiques, les effets spéciaux sont dantesques (explosions dans les tons bleu turquoise du plus bel effet) Bref c’est du très bon boulot ! En mouvement, le jeu souffre de quelques légers ralentissements mais vu le nombre de boulettes, on se demande s’ils ne sont pas voulus... A part ça, l’animation est de très bonne qualité, il y’a beaucoup d’énormes sprites et tout ce petit monde bouge sans aucun problème.

Pour les oreilles : une musique somptueuse berce l’action intense, il y’a un petit coté onirique renforçant l’immersion. La mélodie du boss final (non présent en mode Arcade Normal au passage) est à tomber... De plus, elle est toujours audible même en présence des nombreux bruitages (explosions, râles d’insectes mourants) Du bonheur à tous les niveaux !!!

Cave un jour, Cave toujours

Franchement avec un tel jeu, Cave atteint (une fois de plus serais-je tenté de dire) des sommets : un gameplay en béton (moins fourni que ESPgaluda cependant), une réalisation sans faille (en particulier sur le stage 3 qui constitue à lui seul un énorme et unique insecte à détruire partie par partie...magistral je vous dit !) et une replay value certaine en raison des ses nombreux modes.

Merci messieurs...


Le jeu existe en deux versions : une collector avec une figurine et une regular contenant simplement le jeu.
NOTE : 09/10