Consoles-Fan
20/09/2018

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Ninety-Nine Nights
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T’as trop chant

Ninety-Nine Nights ou N3 est l’un des jeux XBox 360 que j’attendais avec impatience et pour pas mal de raisons. Tout d’abord, ce sont les cr

N3 n’est pas sans défauts, c’est clair. Certains lui reprocheront une trop grande simplicité des décors, mais personnellement cela ne me choque pas : il y a du monde à l’écran et le jeu rame très rarement. Par contre, j’ai trouvé cet aspect plus ennuyant pour bien se repérer dans le jeu. Ces grandes étendues désertiques contenant certains objets de manière répétée, j’ai trouvé ça déroutant. On ne sait plus trop vers quoi on avance mais heureusement on peut se fier au radar qui indique en rouge où se situent vos ennemis. Il faut dire que les déplacements ne sont pas linéaires et que l’on vous fait faire parfois des tours tarabiscotés. Certains aspects du gameplay sont bizarres. Vos personnage ne peuvent pas gravir certaines pentes légères. Même en sautant, un mur invisible les retient. Certains objets peuvent être détruits mais visuellement, on a l’impression que votre arme ne peut absolument rien contre eux, en un premier temps, puisqu’il n’y a pas la moindre trace d’impact ou de bruitage adéquat. Enfin, on peut un peu pester sur le challenge : mis à part quelques stages, N3 est un vrai parcours de santé.

Et pourtant, j’ai vraiment adoré ce titre, fort de ses scénarios croisés, de ses différents personnages jouables mais aussi de l’impression assez jouissive de puissance qui se dégage des combos. Enfin, l’aspect esthétique, très héroïc-fantaisy m’a beaucoup plu, et finalement bien plus attiré qu’un Dinasty Warior même si les deux jeux ratissent à la base la même clientèle.

Mais dans l’ amour, il y a aussi de temps en temps des disputes. Et Ninety-Nine Nights ne manque pas à la règle. Le système de sauvegarde est vraiment très frustrant. Il n’y a aucun point de sauvegarde au sein du stage et chaque niveau est plutôt longuet. Si bien que j’ai abandonné de temps en temps le jeu qui poussait le vice à me refaire jouer des pans entiers sans sourciller. Non, non et non, tu ne me pousseras pas à bout sale petit jeu ! On finit quand même par y revenir pour ces musiques issus de l’univers des grands classiques, idéaux pour des combats épiques à la sauce Lord Of The Rings.

L’aspect tactique est également très intéressant. Personnellement, j’aime beaucoup utiliser les archers car ils rendent l’action moins brouillonne puisqu’ils restent en retrait tout en envoyant des pluies de flèches du haut d’une butte sur l’ennemi. A la limite, c’est même très pratique car il suffit de voir dans quelle direction ils tirent pour repérer quelques opposants cachés dans les décors mais qu’il faut encore éliminer afin de progresser tranquillement.

De nombreux items qui vous permettront de remplir votre jauge de vie ou de magie ou encore de booster votre personnage tant en attaque qu’en défense ou encore d’améliorer vos infanteries sont à attribuer au capitaine, c’est-à-dire vous. Chaque personnage peut être équipé d’un nombre limité d’items qui dépend de son level.

Je vous conseille de préférer les items qui boostent la vie et la défense de vos personnages histoire de ne pas être pris par surprise et de devoir recommencer tout le stage. L’attaque augmentera bien également lorsque vous trouverez de nouvelles armes qui n’utilisent pas un emplacement spécial supplémentaire.

Le nombre de stages est assez grassouillet même si certains sont réutilisés sous prétexte de vous y faire jouer avec d’autres personnages. Vous devrez même parfois effectuer certains choix, ce qui rallonge encore pas mal la durée de vie. Cependant, il faut savoir que l’histoire variera en fonction des personnages que vous incarnerez et qu’il ne s’agira pas rigoureusement des mêmes situations même si une trame principale reste apparente. Il s’agit donc ici de découvrir les différents points de vue des personnages mais aussi leur influence sur l’histoire.

Ninety-Nine Nights n’est donc pas exempt de défauts mais il possède bien d’autres qualités, et je dirais, principalement, le fait de proposer pour une fois autre chose sur Xbox 360 qui aime pour l’instant surfer sur la vague des FPS, des jeux de sport ou de course. Alors, si vous aussi vous en avez un peu marre...

Graphismes : 85%
Sobres mais vraiment très jolis, avec des couleurs pastelles très agréables.

Animation : 88%
Il y a un grand nombre de personnages à l’écran même si c’est du copié/collé et ça rame rarement !

Jouabilité : 76%
Assez classique, avec un système de combo efficace.

Bande Son : 96%
Magnifique : de grands thèmes de la musique classique sont revisités.

Intérêt : 85%
Une excellente durée de vie due en partie au manque de points de sauvegarde. Mais malgré cela, le jeu est dans l’ensemble très honnête.

Note Globale : 86%
Voici une très bonne alternative au monde fermé du FPS qu’offre la Xbox 360. N’hésitez pas !


NOTE : 08/10