Consoles-Fan
17/01/2017

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Final Fantasy XII
Il est l
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Le sentiment que j’

Avant de vous parler proprement dit du jeu, je dois bien vous avouer que je n’attendais rien du tout de ce nouveau Final Fantasy surtout à cause des derniers épisodes. Cependant, mon intérêt pour ce Final a véritablement grandi lors de la lecture des premiers tests et dossiers de la version japonaise. Tous allaient dans le même sens pour dire que le titre était exceptionnel. Ma curiosité fut largement éveillée et finalement, je me suis dit que je devais essayer le jeu dans sa version américaine. Et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu, loin de là !

L’histoire de Final Fantasy 12 se déroule dans le monde d’Ivalice. Ce territoire est principalement réparti entre l’Empire d’Archadia, l’Empire de Rozzaria et le Royaume de Dalmasca. Pousser par une irrésistible soif de pouvoir, l’Empire d’Archadia décide d’envahir le Royaume de Dalmasca. La brutalité de cette invasion entraîna la mort de nombreuses personnes dont notamment Lord Rasler (le jeune époux de la princesse Ashe), le roi Raminas (Souverain de Dalmasca) et Reks (le grand frère de notre héros). L’aventure débute réellement deux années après l’incursion « Archadienne » dans un Rabanastre (la capitale de Dalmasca) occupé, et attendant l’investiture, toute proche, de l’abominable Vayne Solidor (le fils aîné de l’empereur d’Archadia). Je ne vous en dis pas plus sur le scénario mais je peux déjà vous dire qu’il est excellent, classique mais excellent car placé dans un contexte géopolitique abouti et intéressant.

Passons maintenant à une présentation succincte des six personnages que ce Final nous permet d’incarner. Tout d’abord, il y a Vaan, jeune orphelin habitant la cité royale de Rabanastre. Celui-ci rêve de devenir pirate de l’air pour échapper à sa pauvre condition de petit coursier au service d’un respectable marchand de la cité. Ensuite, nous retrouvons Penelo. Cette dernière, également orpheline, est l’amie d’enfance de Vaan et vit aussi grâce à la bienveillance du charitable commerçant. Puis vient Balthier. Pirate de l’air de son état, Balthier est principalement intéressé par deux choses, l’appât du gain et sa personne. Balthier est toujours accompagné par Fran, le quatrième protagoniste du jeu. Fran est une Viera ! Une Viera est une créature humanoïde essentiellement de sexe féminin dont la particularité est d’avoir une chevelure blanche et des oreilles de lapin (je sais, c’est limite scabreux). Fran est un personnage teinté de mysticisme et de sagesse. L’avant dernier perso n’est autre qu’Ashe Banalgan Dalmasca, princesse déchue du Royaume de Dalmasca. Celle-ci laissée pour morte, organise dans l’ombre la résistance contre l’occupation impériale. Enfin, pour terminer, nous avons Basch Von Rosenburgh, général de l’armée royale de Dalmasca. Basch (pour les intimes) est un être droit et courageux qui se retrouva accusé (à tort ?) du meurtre du roi Raminas (et, accessoirement, du meurtre de Reks aussi). Le scénario de ce Final Fantasy propose à la fois des personnages denses et torturés ainsi que des protagonistes plus légers. Cependant, cette association atypique est toujours au service de l’histoire et se penche rarement sur les intérêts personnels de chacun (ça nous change des derniers FF et j’en suis le premier ravi).

Oser le changement !

Ce douzième épisode propose un tout nouveau système de combat par rapport aux anciens. Pour la première fois (FF11 mis à part car celui-ci est un mmorpg), les ennemis sont visibles sur la carte. De ce fait, le soft gagne beaucoup en dynamisme étant donné que les combats se font directement sans passer par un freeze de l’écran. Au départ, c’est assez déroutant surtout pour un Final mais au bout d’une petite heure de pratique, on se rend compte de l’efficacité du système tant il rend les séances de levelling agréables (ce qui n’était pas toujours le cas auparavant).

La deuxième grande modification vient du fait que le joueur ne dirige plus qu’un seul perso et que les autres sont gérés par l’ordi (en réalité, il peut tous les diriger mais alors bon courage pour s’y retrouver dans le feu de l’action). Les concepteurs ont alors eu l’excellente idée d’intégrer un système de configuration d’actions des personnages. Ce système appelé « Gambit » permet de paramétrer un nombre conséquent de commandes pouvant aller de l’action jeter un sort de feu sur un ennemi, à soigner le statut empoisonné. Ce système est totalement ouvert et chacun peut décider lui-même de créer ses propres listes de commandes en fonction de sa manière de jouer. De plus, le Gambit peut être activé ou désactivé selon l’envie du gamer. Ingénieux !

Le joueur reste bien sûr le maître à bord et peut toujours décider d’une action particulière non reprise par le système de Gambit. Celui-ci est surtout là pour faciliter la gestion de l’équipe durant les nombreux combats que propose le soft. Par exemple, on peut décider de lancer un sort de glace sur un ennemi sensible à cette magie alors que cette action n’est pas prévue par le Gambit.

Comme tout Final Fantasy qui se respecte, ce FF12 permet de posséder de nombreuses invocations sous la forme d’Espers. Petite précision avant de continuer, les noms de ces Espers ont été changés et ne correspondent plus aux anciennes dénominations normalement utilisées par la série (Ifrit qui est habituellement l’élément du feu est remplacé par Belias qui lui aussi bénéficie de pouvoirs incendiaires). C’est un petit peu dommage car cela chamboule nos habitudes de jeu. Les Espers représentent chacun un signe du Zodiaque (Belias = Bélier) et sont donc au nombre de 12 (en fait, il y a une treizième invocation appelée Zodiac qui semblerait être l’Esper ultime). L’histoire principale vous permettra d’obtenir, à coups sûr, 5 invocations. Les 8 autres, quant à elles, sont disponibles uniquement en réalisant les nombreuses quêtes annexes dont recèle le jeu. Pour terminer ce point sur les Espers, je dirais que leur efficacité est finalement fort anecdotique étant donné que l’invocation combat uniquement avec le perso qui l’a invoquée (pour faire simple, si Ashe invoque Belias, il n’y aura que Belias et Ashe sur le champ de bataille). Donc, quand le perso meurt (ce qui arrive assez vite avec cette configuration), l’Esper disparaît !

Il est maintenant temps de vous parler du système de compétences, cher à la saga. Celui-ci se présente sous le nom de « Licence board ». Il s’agit en réalité d’un tableau (ou d’un échiquier, c’est selon) réparti en deux parties distinctes. Le volet du bas concerne les armes et l’équipement tandis que celui du dessus s’intéresse aux compétences (magies et techniques) et à l’augmentation des capacités. Il faut savoir que ce tableau est identique pour tous les personnages. Bien sûr, au début de l’aventure, chacun possède une configuration qui lui est propre (Vaan commence avec la possibilité de manier des épées alors que Balthier, lui, utilise des fusils). Pour pouvoir activer une compétence, il faut impérativement posséder le nombre de LP (Licence points) demandés. Chaque capacité activée fait apparaître d’une à trois nouvelles compétences susceptibles d’être acquises. le seul bémol du système vient du fait qu’il est obligatoire d’acheter la capacité, en plus de l’activer. Par exemple, le sort de soin doit être à la fois acquis et actionné pour être, en définitive, utilisé par le perso.

Pour conclure ce test, je tiens à dire que ce nouvel opus m’a ravi. Cela faisait bien longtemps que je n’attendais plus rien d’un Final et que je jouais plus par habitude que par réelle envie. J’espère vivement que ce Final Fantasy XII va remettre la franchise sur les bons rails de manière durable. En tout cas, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner ! Jeter vous sur ce jeu, c’est une bombe ! Vous ne le regretterez pas et ça, je vous le garantis sur facture.

Graphisme : 09/10
- Sur ce point, Square Enix a accompli un travail fabuleux. La Playstation 2 nous en met plein la vue grâce à une réalisation sublime. Tout est beau et détaillé dans ce Final Fantasy XII. Les cuts-scenes réalisées à partir du moteur de jeu sont tout bonnement impressionnantes et je ne vous parle même pas des cinématiques, elles sont extraordinaires. Du grand art !

Scénario : 08/10
- Comme je l’ai signalé plus haut, le scénario est vraiment très bon. L’introduction d’un contexte géopolitique donne beaucoup de consistance à l’histoire de ce Final. Mon seul reproche est que le déroulement de l’aventure est un peu trop classique. Sinon pour le reste, rien à redire.

Bande son : 08/10
- S’il y a bien un aspect sur lequel la saga a toujours été irréprochable, c’est bien celui-ci. La musique ainsi que les bruitages sont impeccables et seules les voix nasillardes de certains acteurs dénotent quelque peu.

Note finale : 09/10
- Un pur moment de plaisir vidéo ludique !



- Titre : Final Fantasy XII
- Editeur : Square Enix
- Date de sortie : 31/10/06 (USA) et 22/02/07 (France)
- Machine : Playstation 2
NOTE : 09/10