Consoles-Fan
24/05/2018

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Crackdown
I am the law !
D

Comme chaque rentr

Après avoir suivi une petite intro en image fixe stylée BD d’assez bon effet, on vous lâche sans crier gare dans un garage... Pacific City est une ville gangrénée par la pègre. Vous êtes un agent biologiquement modifié, fruit d’expériences eugéniques interdites. Point de politique sociale à l’horizon pour résoudre la crise, Crackdwon préfère la répression armée et assume son ambiance fascisante : y a pas à dire dans un océan de niaiserie vidéo ludique c’est un minimum rafraîchissant. Maintenant, va falloir aller tuer du méchant !

I am the law (bis)

Comme seul ami, vous avez une voix off. Elle vous explique que les méchants sont méchants, que les chefs des méchants sont encore plus méchants que les méchants de base et que les flics sont gentils sauf si vous êtes méchants avec eux auquel cas ils seront aussi méchants. Une vague cinématique de poche (environ un 10° de votre écran) vous montre le super méchant à tuer... Il est localisé sur la carte grâce à l’émetteur GPS qu’on lui a mis dans ses frites. Donc on va le tuer. Ah oui, parce qu’en fait on a le droit de tuer les méchants. C’est comme ça. La loi c’est vous. Alors comment reconnaître un méchant me direz-vous ? Bah c’est très simple, il a un symbole au dessus de la tête qui montre à quel clan il appartient (en début de partie c’est un truc jaune).

Faut vraiment que j’en parle à Sarkozy, c’est une putain de bonne idée quand même. Si tous les méchants pouvaient avoir un icône jaune au dessus de la tête... Je suis sûr qu’on les trouverait plus facilement... Le hic c’est que vous avez aussi un énorme écriteau bleu au dessus de la tête, surmonté d’un gyrophare, avec écrit "pigeon" dessus. Enfin du moins, eux, ils le voient bien puisqu’ils vous tirent dessus de n’importe où sans même que vous soyez humainement visible. Vous avez beau être un agent trafiqué, faites attention, en face ils ont une IA bionique.

Enfin passons...

Jumping flash in the city !

Donc vous voilà lancé dans la city acidulée mal famée. Et là, il faut bien le dire, vous vous retrouvez un peu seuls face à vous-même. La voix off vous indique bien qu’il y a des trucs à faire. En marchant dans un sens vous vous approchez d’un repère ennemi, alors une nouvelle séquence s’enclenche pour vous présenter le sbire à abattre. Vous récoltez des armes, boostez vos compétences (force, conduite, saut, etc). On commence quelque gun-fight. Ça défouraille sévère, mais le locke n’est pas au point, du moins reste-t-il bloqué sur un personnage tué, et il est surtout impossible de switcher via un bouton d’une cible à l’autre. Il faut à chaque fois lâcher la gâchette de locke... Déplacer le viseur... Et relocker T________T Et je ne parle même pas du nombre de fois où je me suis acharné sur une voiture en croyant tirer sur un ennemi... Alors, après le gunfight, y a le saute mouton. Et oui, dans Crackdown on saute vachement haut mamzel. Et y a pas à dire c’est funky. On grimpe en haut d’un immeuble, on saute de toits en toits... C’est assez grisant et impressionnant, on en vient même à ressentir parfois de vraies sensations de vertige. On peut même faire une course ! Et à la fin la voix off, vous félicite même... (youpie). Puis on redescend sur le plancher des vaches et on prend une tite voiture. On fait un peu vroum vroum (rien ne vous empêche de faire le tour de la cité). Mais faites attention, vous aurez beau vous promener en camionnette de marchant de glace, les ennemis vous tireront dessus (IA bionique je vous dis !).

Euh ?

Mais alors me direz vous "c’est quoi le texte ?". Et j’aurai presque envie de vous dire "Aaaaaaaaaaaaaah"... J’entend bien, quand on fait un jokari il n’y a pas vraiment de finalité et on s’amuse simplement en tapant dans la balle. Mais là dans un jeu aussi riche en terme d’environnement, ne pas avoir une ligne directrice scénaristique, pas la moindre cut-scene qui présente votre personnage, pas le moindre enjeux clair en définitive, c’est quand même très déstabilisant... Alors vous voilà avec votre immense bac à sable interactif. Si le coeur vous en dit vous pourrez faire un concours de lancer de malfrat du 18ème étage d’un building, ou un tournoi de destruction de voitures, d’écrasement de civils, etc... Ou pas... Certains parlerons de "feeling" pour justifier une critique élogieuse... Mais ils ne font alors qu’évoquer leur propre ressenti, leur "player fun" à eux. Ils se sont amusés, moi pas, question de "feeling"...  [1]

A vous de voir.



 Titre : Crackdown
 Studio de devloppement : Real Time Worlds
 Editeur : Microsoft
 Date de sortie : 22/02/07
 Nombre de joueur : 1 offline, 2 online en coop.

[1] Néanmoins je pense que Crackdown n’est pas un jeu anodin et qu’il inaugure, en quelque sorte, une façon de joueur différente qui fera exclusivement appel à l’imagination du joueur.

NOTE : 05/10