Consoles-Fan
21/01/2017

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Call Of Duty 3 : En Marche Vers Paris
Attention !
Jeter sa Wiimote contre le mur ne fait pas partie du jeu.

Il y a des genres ou des s

En dehors de son contrôleur, cette version de Call Of Duty 3 se démarque de la version X360, surtout par ses graphismes bien moins bons. En fait, il s’agit tout simplement d’un portage de la version PS2. Pris de court par la popularité de la console à l’E3, Activision a comme tout le monde balancé des jeux sur WII, quitte à ce que ce ne soit que de simples portages. En fait, si l’on avait pas la Wiimote et le Nunchuck entre les mains, on jurerait jouer sur PS2. Alors bien-sûr, ce n’est pas abominable. Les décors sont bien réalisés et les soldats ont bien une allure humaine, mais ça ne fait pas très nouvelle génération. On pourrait encore en rajouter une couche avec les cinématiques tassées horizontalement, comme si elles étaient prévues pour du 16/9 au départ. A l’instar de ce que fait Red Steel, Call Of Duty 3 exploite pleinement les spécificités de la Wiimote et du Nunchuk. Ainsi, la Wiimote sert à viser, avec le bouton B en guise de gâchette, et à lancer ses grenades via les directions <- et -> de la croix directionnelle. Le Nunchuck sert quand à lui, via le levier analogique, à se diriger dans l’espace. Le bouton C est assigné de son côté au saut, tandis que le bouton Z du Nunchuck vous permettra de vous jeter à terre. En allant dans les options, il vous sera bien entendu possible de varier la sensibilité de votre Wiimote. Ainsi, le débutant pourra sans problème baisser la sensibilité (un peu rapide, il est vrai pour un débutant) alors qu’un habitué du genre sur PC pourra se permettre de l’augmenter pour une meilleure réactivité. De ce côté, le boulot est franchement bien fait, car il ne faut pas longtemps pour prendre son p’tit soldat en main. Seul petit bémol, et bien déroutant au départ, c’est la disparition du viseur dès qu’on se met en mouvement. Ce qui a le don de nous obliger à jouer les cibles fixes pour pouvoir viser un ennemi. Call Of Duty, ce n’est pas seulement un jeu de guerre, mais c’est aussi et surtout, une ambiance très cinéma. Les évènements scryptés sont toujours aussi nombreux et permettent de régulièrement garder la pression. Malheureusement, le titre souffre du syndrome "couloir" qui casse quelque peu le trip. En effet, bien que visuellement rien ne se dresse devant vous, il vous sera toujours interdit de choisir un autre chemin que celui que vous destine le jeu. Imaginez une maison ou se terrent des snipeurs, vous apercevez des fenêtres ouvertes sur le mur de droite de la maison et vous décidez donc d’enjamber la barrière pour aller les cueillir en toute sécurité (enfin la notion de sécurité est un peu relative ici). Eh ben non, le jeu a décidé que vous deviez passer bien en face de la maison et c’est donc un mur invisible qui vous interdira de passer la barrière. Je précise que l’exemple est inventé de toute pièce, mais au moins vous saisissez. C’est d’autant plus dommage, que le scénario à l’occasion d’une mission à multiple objectifs, vous permet de choisir. Néanmoins, lors de ces moments là, aucune information ne vient vous aider à trancher, c’est donc au hazard qu’on y va. A l’instar de ce qui se fait dans Red Steel, le couple Wiimote Nunchuck permet d’autres utilisations. De temps en temps, il vous sera demandé de conduire une Jeep en tenant les contrôleurs comme un volant, de diriger le tir d’un mortier ou encore de poser une charge explosive. Le tout en simulant les gestes qui vous seront indiqués à l’écran. Si j’ai bien rigolé en pilotant Jeep, Char ou tout simplement en portant un coup de baïonnette dans le dos, je me suis senti carrément trop con avec d’autres. Ouais nan mais parce que quand il y a un soldat qui vous saute dessus, pour vous piquer votre arme et que vous êtes obligés d’avancer et de reculer vos bras l’un après l’autre pour simuler deux hommes qui se débattent, et qu’a côté il y a votre mère et votre cousine qui vous regardent complètement atterrés.. Même chose quand sans prévenir, on se retrouve à simuler des coups de pagaies, on a bien du mal à rester concentrer à la pensée qu’on vous regarde gigoter comme ça. :p Avec Call Of Duty 3, j’ai eu l’expérience unique de tester le jeu en réseau sans réseau. Car chose impensable, mais qui m’a pourri la vie à plusieurs reprise, il est arrivé à la Wiimote de devenir complètement folle. Le problème ? Un bug qui perturbait fortement l’échange d’informations entre la Wii et la Wiimote. Résultat, mon personnage effectuait ses actions avec un retard de plusieurs secondes. Dans ces cas là, on se retrouve totalement à la merci du moindre ennemi qui aurait la bonne idée de vous aligner. J’ai d’abord pensé à un bug passager et ai donc relancé la console (pas au sens propre bien-sûr) pour ensuite privilégier la piste des piles. Coïncidence, ma Wiimote a rencontré une grosse défaillance qui m’a conduit à aller la changer peu de temps après, mais cela ne venait pas non plus de là. Bref, à part le bug, je vois pas trop, d’autant que sur mes cinq jeux, c’est la 1ère fois que je rencontre ça. Enfin pour finir, l’IA des ennemis mais aussi celle de nos chers alliés aurait mérité d’un peu plus de soins. Il est trop souvent arrivé de voir des soldats courir vers vous alors que vous les avez en joue ou encore de ne pas se planquer alors que vous tirez sur eux. Que dire de nos alliés qui de temps en temps se retrouvent à courir contre un mur, vous bloquant donc le passage ?

Graphisme 6 : On peux pas dire que ce soit laid mais on voit bien qu’il s’agit d’un bête portage. De plus, même si la Wii revendique le fait de ne pas jouer dans la même catégorie que les deux autres, il est triste de la part du développeur de ne même pas avoir un peu retravaillés les graphismes.

Intérêt 6 : Une bonne gestion de la Wiimote, et des idées bien sympathiques. Une IA au ras des choux, et un bug bien hiritant. De plus, le jeu fera bien pâle figure à côté de ses homologues HD pour certains, bien que la réalisation soit tout à fait correcte.

Durée de vie 6 : Comme il suffit de se mettre à l’abri pour restaurer toute son énergie, on a rarement à recommencer une mission. Le jeu en devient donc un peu court et vous occupera une dizaine d’heures.

Animation 7 1/2 : La console encaisse tout ce qu’il se passe à l’écran sans faillir. L’animation est en général bonne, rien de choquant.

Jouabilité 7 : L’idée de virer le curseur en mouvement limite vos actions et du coup la jouabilité. La possibilité de mimer certain mouvement est appréciable et donne l’espoir de jeux bien plus aboutis plus-tard. Enfin, j’ai longtemps hésité à tenir compte du bug dans ma note mais comme il s’agit d’un bug et non pas d’un défaut de jouabilité au sens propre, je ne l’ai pas fait.

Bande-son 8 : Comme d’habitude avec la série des COD, c’est un grand spectacle sonore qui s’offre au joueur. Ambiance garantie.

Scénario 6 : La libération de la France koa. Les missions manquent un peu de variété du fait que l’on ne bouge jamais de l’hexagone.

Conclusion : Call Of Duty alterne le bon et le moins bon. Un simple portage, une IA aux abonnés absents. Une jouabilité précise mais gâchée par un curseur qui se barre dès qu’on bouge. Et enfin, ce satané bug qui rend le titre injouable. A prendre en occasion, car à 60€, l’achat est difficile à conseiller.

Cobra


D
NOTE : 07/10