Consoles-Fan
21/10/2018

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Bullet Witch
Ouiiii, je suis la sorci
J’suis vieille, j’suis moche, j’suis une m

On a beau dire, jouer

Alicia est une sorcière moderne, gothique, sexy, à la chevelure turquoise foncée et au regard ténébreux. Elle pourrait sans aucun problème être une cousine de Bloodrayne. Armée jusqu’au dent avec sa sorte de mitraillette dont les balles sont infinies, elle sait aussi utiliser ses sorts quand c’est nécessaire. Les invocations magiques sont d’ailleurs très spectaculaires. Ces dernières sont nombreuses, bien trop nombreuses pour pouvoir les caser dans une simple interface. Il faut donc commencer à chipoter dans un menu accessible par les gachettes L2 et R2 afin de naviguer en avant ou en arrière. A force, on apprend par cœur les menus et on sait quelle combinaisons effectuer pour déclencher tel ou tel sort, mais ce n’est pas intuitif.

Certes, Bullet Witch a plein de défauts mais il a ce côté - simple - prise en main immédiate -on va aller faire la fête aux méchants - qui est jouissif. Les graphismes ne sont pas très détaillés et l’animation est à la limite de l’acceptable, à savoir 15 images/seconde, de quoi rester fluide tant que la caméra ne tourne pas quoi... A part la haute résolution, on se croirait sur un jeu XBox. En revanche, une bonne partie du décor est destructible, enfin, ça dépend vraiment des passages, mais on peut dire qu’en règle générale, le spectacle est au rendez-vous. Mais ce qui est finalement le plus marquant, dans ce titre, c’est la taille gigantesque des stages, taille d’autant plus remarquée qu’il n’est pas possible de sauver au milieu d’un stage. Il y a des check points mais vous êtes condamné à terminer le stage et à battre le boss si vous voulez sauvegarder votre progression. Honnêtement, j’ai trouvé ça fort lourd car exagérément long mais en même temps, cela fout la pression. D’un autre côté, il n’est pas possible de se dire, je vais faire une petite partie de Bullet Witch. Quand vous allumez le jeu, prenez le temps de vous installer. On sait quand ça démarre mais on ne sait pas quand ça s’arrête ! D’un autre côté, le nombre de stages et donc le nombre d’environnements n’est pas énorme même si la durée de vie reste au final honnête.

L’ambiance est apocalyptique. D’étranges êtres aux allures repoussantes nous attaquent. Certains sont des géants. D’autres, au cerveau très développé, pratiquent la télékinésie et vous balancent à la figure des voitures. De quoi vous tuer sur le coup, croyez-moi. Alors ne restez pas sur place et admirer les figures acrobatiques qu’Alicia est capable de réaliser.

Bullet Witch est donc un jeu sympa si on veut bien lui pardonner ses défauts. Le système de sauvegarde est un peu similaire à N3. Et vous m’accorderez bien le fait que ne pas jouer à N3 juste parce que le système de sauvegarde se fait rare, c’est un peu dommage. Mais à la limite, il y a des check points dans Bullet Witch contrairement à N3. De plus, pour vous encourrager, il y a des costumes à débloquer et un peu de fan service. Certains angles de caméra mettent en avant les rondeurs de la jeune sorcière sans nez crochu. Au moins de quoi motiver les otakus.

Graphismes : 78%
Les décors sont assez sommaires mais les textures sont très fines. Les ennemis sont plutôt jolis, détaillés et organiques.

Animation : 55%
Le framerate est franchement faible.

Jouabilité : 82%
Du bourrinage mais il ne faut pas trop foncer comme un fou.

Bande Son : 81%
Une bien chouette ambiance apocalyptique.

Intérêt : 74%
Un concept très délassant mais un système de sauvegarde crispant car les stages sont énormes et on ne peut sauver que lorsqu’un stage est terminé. Je vous assure qu’après avoir joué pendant une heure à un niveau, se retrouver bloqué au boss parce qu’on ne trouve pas la méthode qu’il faut pour le battre, c’est pénible. Heureusement qu’il y a tout de même de nombreux check points !

Note Globale : 72%
Un petit jeu sympa, avec une durée de vie honnête et un challenge bien présent. A essayer en tous cas d’occasion.


NOTE : 07/10