Consoles-Fan
22/06/2018

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Chroniques du Japon - 5eme jour
4 avril 2007
Kyoto (Kinkakuhi, Ryoanji, Ninnaji, path of philosophy, Ginkakuji, Nanzenji...)

Kyoto est une ville moderne et assez fr

Au matin, nous nous dirigeons à l’ouest de Kyoto pour visiter le Kinkakuji et ses environs. Nous réservons l’après-midi pour le chemin de la philosophie et ses environs. Cependant, les heures d’ouverture des temples nous forcent à effectuer les visites dans un ordre qui n’est pas forcément logique.

Nous démarrerons donc par le Ryoanniji (****), un temple boudhiste célèbre pour son jardin zen composé de 15 pierres et de gravier blanc. Pour la petite histoire, on ne peut soi-disant compter que 14 pierres depuis le engawa, la passerelle de bois qui longe le jardin. Foutaise ! Belldandy a trouvé un endroit où on voit parfaitement les 15 pierres ! Et je confirme !

Evidemment, nous sommes un peu plus grands que les japonais moyens, aussi, nous voyons peut-être certaines choses... C’est presque la 4eme dimmension ! Bon, trève de plaisanterie, c’était un petit peu décevant de briser le mythe mais malgré tout, le jardin est appaisant et les jeux de perspective donnent l’illusion à ce petit jardin d’être plus grand qu’il ne l’est vraiment. La ballade autour du lac qui borde le temple est des plus agréables.

Le Ninnaji (***) est également un des sites d’exception qui peut être rejoint en 15 minutes de marche à partir du Ryoanniji. Il est classé patrimoine de l’humanité par l’Unesco et propose au visiteur de nombreux jardins japonais d’une rare beauté.

Regardez le nombre incroyable d’employés au mètre carré qui entretiennent les jardins

Nous avons pris le bus pour rejoindre le Kinkakuji (***) afin de gagner un peu de temps. La visite de ce site débute par son point d’orgue, le pavillon d’or recouvert de feuilles d’or, situé en bordure d’un lac qui révèle toute sa splendeur. La visite se termine par des petits chemins en hauteur qui permettent d’observer le Kinkakuji de plus loin mais en le surplombant. La visite fût très rapide et perturbée par une grosse averse.

Lorsque vous quittez le Kinkakuji, continuez tout droit et descendez la rue afin de rejoindre une artère principale qu’empruntent des lignes de bus. Deux de ces lignes vous déposeront au pied du chemin de la philosophie à partir duquel vous pourrez effectuer de nombreuses visites intéressantes.

En attendant le bus, nous prenons quelques photos pitoresques : ce panneau placé à l’envers illustre très bien le fait que la plupart des japonais ne parlent pas anglais.

Je me suis acheté des bonbons en forme de sushis

Les enseignes des coiffeurs ne sont pas affublées de mannequins avec des coiffures trop fashion !

Certains distributeurs mettent à votre disposition des piles, des cartes mémoire pour votre appareil photo, des appareils photo jetables... Et, approchez-vous un peu...

Oui ! Même des cravattes ! Parce qu’on ne sait jamais : vous pourriez très bien avoir besoin d’une cravatte un jour, en marchant dans la rue. Ils pensent à tout ces japonais !

Sur le Mont Daimonji, on peut voir un énorme caractère japonais gravé et que l’on enflamme pendant l’O-bon. C’est un des symboles de la ville de Kyoto

De nombreux japonais portent encore aujourd’hui des vêtements traditionnels

Le chemin de la philosophie (**) m’a quelque peu déçu. Je m’attendais à une ballade romantique au bord d’un ruisseau, sous les cerisiers. Si le site est en soi effectivement charmant, la ballade n’avait rien de romantique. Ce lieu magique est devenu si touristique qu’il est vraiment trop fréquenté. On s’y bousculerait presque ! Le chemin est en effet assez étriqué et ne peut accueillir grand monde.

Lorsque le chemin de la philosophie tourne vers la droite, quittez le en continuant tout simplement tout droit et gravissez la rue pentue qui vous emmènera au Ginkakuji (**), le pavillon d’argent qui n’est pas recouvert d’argent. Ce dernier a en fait assez peu d’intérêt. C’est surtout la visite des jardins qui prolonge la visite qui vaut le détour, avec des points de vue aériens magnifiques.

Belldandy me photographie en train de filmer le chemin de la philosophie. Quelle mise en abîme !

Le chemin de la philosophie nous a alors emmené au Nanzenji (***), à l’origine une villa impériale qui fera finalement office de temple.

La ballade qui mène au Nanzenji est bordée de maisons typiques

Il faut à présent quitter le chemin de la philosophie pour rejoindre un gigantesque Tori rouge vif qui surplombe la route menant au Heian Shrine (****). Ce temple shintoïste dispose d’une gigantesque cour qui rappelle la cité interdite en Chine. On peut admirer les bâtiments qui entourent cette cour avec le recul nécessaire avant d’aller visiter ses splendides jardins (***)

Il faut bien chasser les mauvais esprits

Seul l’accès aux jardins est payant !

En route vers le site suivant

Nous retournons sur nos pas, en direction de Gion. Cette fois-ci, nous visitons un temple boudhiste : le Chion-In (***). Nous arrivons en pleine prière. Nous observons un peu la cérémonie, assis en position du lotus. Il y a pas mal de japonais qui se recueillent mais aussi quelques touristes curieux. Ce temple offre deux records au visiteur puisque vous pouvez y découvrir la plus haute porte d’entrée de temple du Japon. Elle mesure 24 mètres de haut. Ce temple abrite également la plus grande cloche en bronze du Japon.

Non, loin de là, se situe Yasaka Shrine (***). Lorsque vous redescendez la volée d’escaliers (le temple est situé dans les hauteurs), dirigez-vous vers la droite et traversez une sorte de parc envahi par de nombreux stands et leurs vendeurs.

Yasaka Shrine vaut le détour pour ses multiples lanternes. Nous rencontrerons sur place une geisha de passage mais qui s’est laissée aimablement photographier.

Un peu plus loin, le Kodaiji Temple (**) offre au visiteur un joli mélange. La nature est en effet fort représentée dans ce temple. De plus, nous avons de la chance, nous rencontrons une autre geisha lors de la visite accompagnée de son "rendez-vous" !.

Ici aussi, les décors sont spectaculaires mais un peu entâchés par un jardin zen où l’on peut voir des couleurs fluo et criardes côtoyer des pierres et de la nature : hideux !

Des bambous, on se croirait dans un stage de Samourai Spirit ! Ca donne envie de les trancher !

Vu d’en bas, c’est très joli

Nous passerons alors le reste de l’après-midi à la recherche du Kiomizu Temple, que nous ne trouverons finalement pas. En tous cas pas aujourd’hui. Et c’est tant mieux. Vous découvrirez pourquoi plus tard.

La course au Kyomizu Temple nous a mené ici. Le temple est fermé mais ce n’est pas le Kyomizu Temple !

La ballade est en tous cas très agréable. Nous flânons dans des ruelles pentues, bordées par d’authentiques bâtisses reconverties en échoppes pour touriste. Cette partie du parcours est extrêmement dépaysante.

Nous nous arrêtons à Gion pour une dégustation de sashimis de poulpe cru. Belldandy déclare forfait. Pour ma part, je me régale. Les sashimis de poulpe ou de crevettes sont habituellement cuits. Mais je dois dire que c’est nettement meilleur que du poulpe cuit et moins caoutchouteux. La texture s’apparente aux moules. Par contre, la note est salée. Visiblement, ce « restaurateur » local a appliqué le prix spécial touriste. C’est la seule fois que nous aurons le sentiment de nous être fait « arnaqués ».

Nous rentrons à l’hôtel de la journée la plus épuisante du voyage, en clopinant. Non loin de la gare, une exposition sur Osamu Tezuka, le père du manga, a lieu : nous profitons de l’aubaine !

Nous jetons notre dévolu sur un restaurant typique près de l’hôtel, puisque Belldandy n’a pas encore dîné et que je n’ai que quelques bouts de poulpe dans mon estomac.

Au fil du repas, nous réalisons que dans cet établissement, l’hygiène laisse à désirer. On voit déambuler des cuisiniers en botte en caoutchouc sur sol innondé.

Un capuchon tombé par terre est réutilisé sans aucun problème. L’eau sale est jetée à terre par seaux ! Non loin de là, la nourriture est entreposé dans des caisses en frigolite. Gasp ! Avant de rejoindre l’hôtel, nous tombons enfin sur un magasin qui vend un adaptateur pour mon transfo. Ouf, nous pouvons recharger la caméra et les piles de l’appareil photo.


A demain pour Nara et Kyoto