Consoles-Fan
20/08/2018

Auteur
  

2998 articles en ligne

 
Ghost Rider
Ghost God of Devil May War Rider...
...du pauvre

Dans la cat

Vous incarnez le célèbre rider de Marvel, j’ai nommé Johnny Blaze alias Ghost Rider. Pour vous resituer un peu le contexte : vous avez passé un pacte avec Satan qui vous utilise quand bon lui semble afin de servir ses noirs desseins (hahahaha rire lugubre dans le fond de la salle...) Cependant, vous ne l’entendez pas de cette oreille et vous comptez bien le faire comprendre au Maître des Enfers...

Vous l’aurez compris, ce n’est pas le scénario qui vous poussera à acheter la galette...

Expiation et autres joyeuseries

Le titre est résolument orienté action avec un (tout petit) coté RPG dans la gestion du Rider, comprenez par là que vous gagnez des points en frittant les démons et que vous obtenez de nouveaux combos et armes grâce à cela...(vous pourrez également augmentez votre barre de vie, d’énergie démoniaque, débloquez des bonus comme des images ou des covers des comics Marvel...)

Le jeu propose également des phases en moto, accessoire indissociable du rider. Sympathiques mais trop peu nombreuses, ces phases permettent surtout de se reposer les doigts tant la technique du "matraquage des boutons" est présente dans ce jeu.

Vous allez donc déambulez dans des décors essentiellement urbains (de la ville au complexe en passant par certains pans de l’Enfer) où le but sera d’annihiler tout ce qui vous entoure, que ce soit à pied ou à moteur, les actions seront toujours les mêmes ! Il y a tout de même deux ou trois leviers et boutons à actionner ci et là mais jamais d’énigmes ou de puzzles à résoudre, le mot d’ordre étant la fight, la fight et la fight !

Au niveau de la panoplie de coup, le Rider s’en sort plutôt bien, armé de sa chaine et de son fusil à pompe, il fait pas mal de dégâts dans le camp adverse avec un certain style... C’est une quinzaine de combos que le jeu vous propose, maîtrisés plus ou moins rapidement, honnêtes et pas impossible à retenir...

En plus des coups basiques, vous avez accès à des furies qui vous rendront plus rapide et plus puissant et qui feront office de grand nettoyage en cas de surpopulation démoniaque.

Concernant la partie motorisée, le Rider dispose toujours de sa chaine mais a perdu l’usage de son fusil à pompe (il faut bien qu’il conduise sa bécane en même temps), histoire de compenser le gun, la moto pourra envoyer des fireball (qui feront mouche rarement...)

Une gamme de coups et de possibilités bien fournies mais pas toujours très judicieuce...

Vous augmenterez vos capacités grâce aux orbes collectées durant vos combat, pensez aussi à vous rapprocher des barils enflammés, torches et toutes sources de chaleur pour récupérer un petit peu de vie.

Le jeu se découpe en une trentaine de niveaux (moto et phase à pied confondus), c’est un peu long surtout que le soft est ultra répétitif...

Highway to Hell

Du coté de la réalisation, on ne peut pas dire que l’on atteint des sommets (surtout lorsque l’on sait que la machine propose des monstres tels God of War 2, Devil May Cry 3 ou bien encore Onimusha 4...).

Les graphismes sont vraiment quelconques et les textures manquent cruellement de vivacité ! On baigne dans une ambiance plutôt sombre du début à la fin du jeu et les décors restent ternes... Dommage ! En revanche les cut-scenes sont de toutes beautés : ce sont des pages de BD animées superbement illustrées. Bon point !

Au niveau de l’animation, ça ne bouge pas trop mal, ça ralentit en cas de foule mais on reste dans le domaine du correct ! Les effets spéciaux sont quant à eux très réussis et les joutes du Rider sont souvent accompagnées d’effets de transparence, de ralentissement, de zoom... De ce coté là on peut dire que Ghost Rider s’en sort bien.

Concernant la maniabilité, les combos ne sortent pas toujours, il faut souvent batailler pour toucher un ennemi et pour corser le tout la caméra en fait des siennes un peu trop régulièrement... Pire les phases à moto sont bien trop speed pour une maniabilité aussi peu réactive, c’est un vrai calvaire de prendre un virage sans se bouffer littéralement le mur adjacent et on souffle de bonheur quand le Rider arrive au bout de sa course...

La bande son es orientée métal avec des riffs de guitare vus, revus et encore revus mais qu’importe, elle a le mérite de bien soutenir l’action...

Au final, pas de quoi pavoiser ! Le Rider s’en sort tout de même si vous êtes fan du personnage mais avec le matériel original, on était quand même en droit d’attendre mieux !

Préférez lui dans tous les cas God of War ou bien encore Devil May Cry, deux titres auquel il emprunte tant sans jamais réussir à les égaler...


NOTE : 06/10