Consoles-Fan
20/07/2018

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Chroniques du Japon - 14eme jour
13 avril 2007
Akihabara

Ce matin, Belldandy repart pour Bruxelles, me laissant seul au Japon afin que je puisse faire mon shopping et explorer de fond en comble Akihabara (****), La Mecque des joueurs. Apr

Une fois arrivé à la station de Akihabara qui se situe sur la Yamanote, je me retrouve propulsé dans un monde qui dépasse l’imagination pour un joueur européen. Jamais je n’ai pu voir simultanément dans ma vie autant de titres japonais, connus ou complètement marginaux. Il y a une quantité de titres dont j’ignorais même jusqu’à l’existence. Une telle richesse, une telle étendue de choses à fouiner me rassure : je ne vais pas m’ennuyer tout seul comme un rat mort. J’en suis désormais persuadé. En réalité, je vais bien rapidement comprendre que le problème essentiel n’est même pas l’argent car les prix sont vraiment très intéressants et la note monte assez lentement même lorsque vous vous faites plaisir en vous offrant des titres assez collector comme Cotton ou Magical Chase en Pc Engine. Votre pire ennemi, finalement, c’est le volume. Et je dois dire que j’ai commencé fort en ramenant le collector de The Idolmaster en Xbox 360. Y avait plus discret, c’est sûr !

J’arrive à Akihabara mais il est un peu tôt et les magasins sont fermés. Pas de problème, je me promène un peu pour apprivoiser le quartier et repérer les enseignes intéressantes. Akihabara est truffé de magasins mais certains sont tout de même assez discrets et situés dans des immeubles. Il existe donc des magasins de type supermarché, des grands magasins de jeu vidéo qui répartissent leur stock par marque et par étage. D’ailleurs, la disposition est souvent la même d’un magasin à l’autre : ce qui a le plus de succès est au rez-de-chaussée (souvent appelé premier étage au Japon, le second est donc notre premier étage et ainsi de suite) pour accrocher le quidam. Et que voit-on au rez-de-chaussée ? De la Wii et de la DS. La PS2 a encore de temps en temps une belle place. Mais du côté de la next gen, la PS3 est quasi invisible. Et ça se comprend, la ludothèque a sans doute encore moins d’intérêt pour un japonais que pour un occidental : pas un seul digital comics, pas un seul titre véritablement japonais. Les pochettes sont si moroses qu’on se croirait en Europe. Pour l’instant, elle se distingue fortement de la PS2 qui propose tout de même un maximum de titres bien japonais ou la Wii qui se roule en long et en large dans le kawaii et l’enfantin. Il n’est donc pas étonnant que pour l’instant, la PS3 ne plaise pas tant que ça. Et à la limite, je dirais qu’il faut presque chercher au fond du magasin pour la voir, même la Xbox 360 a une place de meilleure qualité avec des rayons entiers qui lui sont consacrés : après tout, il y a plus de titres et au moins il y a du The Idolmaster ou encore Senko No Ronde, Blue Dragoon, Absolute : Blazing Infinity et Project Silpheed à se mettre sous la dent. Des écrans plats promettent un peu partout aux japonais qu’ils pourront bientôt jouer à Trusty Bell. Pour un peu, la Xbox 360 serait plus japonaise que la PS3.

Il existe aussi des magasins plus petits, qui ressemblent à une chambre de bonne, mais qui peuvent cacher de véritables trésors. Il ne faut donc pas hésiter à pénétrer dans ceux-ci et au moindre doute, aller voir ce qu’il se passe à l’étage ou au sous-sol. Au moindre signe de personnage de manga, je me précipite dans la boutique, je suis donc arrivé dans une quantité assez impressionnante de boutiques spécialisées pour adultes !

A Shinagawa, mon point de départ, c’est déjà l’effervescence de bon matin

Par contre, à Akihabara, c’est encore calme

Si j’ai faim, un petit curry dans ce célèbre fast food fera l’affaire

Tentez votre chance, si ça tombe, il y a un magasin de jeux vidéo dans cet immeuble.

Bien connaître Akihabara, c’est réussir sa visite car un tour des magasins est nécessaire pour comprendre dans quel type de magasin nous nous trouvons et en fonction de nos goûts, établir un classement préférentiel afin de passer plus de temps dans certains que d’autres à tâcher de dégotter la bonne affaire. Sauf exception, vous serez capable de définir les magasins spécialisés des autres. Certains magasins se contentent en effet de ne suivre que les hits du moment alors que d’autres exploitent le filon des oldies. Certains magasins n’y connaissent pas grand chose en jeu vidéo, ils sont là pour répondre à une demande. Alors que dans d’autres magasins, les connaissances des vendeurs font plaisir à voir. Certains vendeurs connaissent parfaitement bien leur stock. Si vous avez une liste, énoncez-là, et ils vous indiqueront tout ce qu’ils ont en leur possession alors que pour les autres, ils vous diront « sold out ». D’autres vendeurs répondent un peu n’importe quoi. Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir un Geppy X en Psone dans un magasin dont le vendeur qui ne devait absolument pas savoir de quoi il s’agissait avait répondu mécaniquement « sold out ». Et puis, le dernier point et pas des moindres qui reste important lors de la phase de débrousaillage : le prix. Là aussi, il est facile de se faire une idée en comparant le prix des nouveautés généralement présentés dans l’étalage de chaque magasins. Et comme elles sont présentes en grand nombre, rien ne sert de se presser : attendez le meilleur prix. Pour les occasions qu’on ne voit qu’une fois il faut y aller au feeling, après tout, dans un tel voyage, on ne peut être sur place que quelques jours.

Pas grand chose d’intéressant dans ce magasin si ce n’est de de bons prix mais le vendeur semblait un peu perdu. Sur la gauche, une entrée dérobée vers un sous-sol très coquin.

Les bons magasins se trouvent un peu partout, tous comme les mauvais, que vous soyez proche ou éloigné de la station d’Akihabara. Généralement, les enseignes Laox, Softmap ne proposent qu’une offre limitée aux gros blockbusters et question prix, ce n’est vraiment pas intéressant.

En quittant la station par la sortie ouest, vous verrez juste en face un tout petit magasin : Kamifusen. Ce magasin est spécialisé dans les jeux qui n’ont pas marché. Des tas de titres se retrouvent bradés alors qu’ils sont neufs et pas forcément mauvais ! C’est le bon plan pour faire des achats de jeux récents à bas prix. Par contre, la politique de ce magasin fait que beaucoup de titres qui semblent pourtant faciles à trouver ailleurs semblent n’avoir jamais pénétré dans ce magasin. En gros, c’est une solderie et le catalogue présenté est loin d’être complet.

Kamifusen, à gauche sur la photo, ouvre à peine ses portes : bientôt, il y aura des tas d’étalages de jeux DS dehors.

Un peu plus loin, près d’un pont, vous verrez un tout petit magasin qui ne paye pas de mine et qui sent à plein nez le piège à touriste. Visiblement, les stocks ne sont pas énormes ni variés mais il y a véritablement de quoi trouver la perle. En réalité, je vous conseille vivement ce magasin car j’y ai été reçu comme un roi. Certes, le choix n’est pas hallucinant mais c’est quand même le seul magasin que j’ai trouvé qui avait un Yurusei Yatsura en DS en stock. Celui-ci avait été commandé par Karim, le vendeur de chez Storegames, et j’ai vraiment eu du mal à le trouver ! L’entreprise semble familiale. La tenancière du magasin, entendant que je lui citais des noms assez pointus en japonais était très amusée de voir un occidental lui demander ce genre de chose. Elle me lança un « Lum chan desu ne » ? J’ai eu droit à une remise sur le jeu malgré le fait que je montrais ma ferme intention de l’acheter. Visiblement, le jeu était déjà ancien à leurs yeux et ils voulaient absolument me faire une ristourne ! J’ai acheté également des titres Virtual Boy pour Poche et d’autres jeux Saturn pour une misère. Voyant que je regardais un Shining Force sans pochette qu’ils ne pourrait sans doute plus vendre, ils me l’ont donné, ainsi qu’un pins.

Voici le magasin en question : à part les jeux DS, il n’y a pas énormément de choix mais comme le magasin semble ne pas intéresser grand monde, on peut y faire de belles découvertes !

Pas très loin de ce magasin, mais de l’autre côté de la rue, se trouve un magasin spécialisé dans les nouveautés mais sans grande personnalité. Par contre, de vieux titres sont soldés, en particulier de la PSone puisque c’est ce qui était commercial à une certaine époque. Le reste, ils n’ont pas, car visiblement, ils ne devaient pas s’y être attardés à l’époque. Néanmoins, vous pourriez tomber sur quelques titres que vous recherchez mais ne vous attendez pas au miracle. Les oldies ne sont pas la spécialité du magasin. Par contre, un petit peu plus loin, en revenant vers la station, vous découvrirez un magasin qui cache à l’étage une collection inouie de titres Saturn, PSone et Dreamcast. Votre portefeuille va souffrir.

Dans ce magasin, j’ai pu trouver des titres étonnants sur Saturn, Psone et Dreamcast. Leur stock fera fondre votre porte-feuilles.

C’est dans l’allée principale que j’ai fini par trouver la statuette Saint Seiya de Van Fanel. J’ai fini par la trouver dans un magasin spécialisé dans les jouets des années 80. Si vous souhaitez acheter une statuette de Gigi, c’est là qu’il faut aller !

C’est la ruine !

Non loin de là mais de l’autre côté de la rue, se trouve Messe Sanoh. Le magasin propose pas mal de nouveautés assez intéressantes mais les prix ne sont pas par contre les meilleurs du marché. C’est dans ce magasin que j’ai pu trouver le Ouendan de Shitan, lui aussi était très difficile à trouver car je suis tombé dessus en fin d’après-midi.

Messe Sanoh : le choix étendu mais les prix lourds.

Akihabara est composé par quelques rues verticales et toute une série de petites rues horizontales qu’il faut également visiter. Une des curiosités de Akihabara est sans doute le magasin d’import qui est donc rempli de titres américains et européens. Mais comme je ne suis pas venu jusque là pour ça, si vous le voulez bien, on va passer à autre chose ! Près de la station, il existe un magasin, Medialand, qui propose de bons prix sur les nouveautés et qui possède un étage très riche en vieux jeux. Je ne vous cache pas que j’ai largement contribué au rétrécissement temporaire de leur stock Saturn et Dreamcast.

Au rez-de-chaussée de Medialand, vous trouverez d’excellents prix sur les nouveautés. A l’étage : faites le plein de oldies !

Toujours près de la station, la boutique Gamers vous proposera une belle collection de nouveautés à des prix corrects. Cette boutique est intéressante pour avoir un aperçu rapide de tout ce qui est chaud bouillant pour l’instant dans l’industrie du jeu vidéo japonais.

Il n’est pas facile de circuler dans les rayons de Lammtarra qui sont assez serrés. L’avant du magasin est consacré aux nouveautés. Les prix sont bons. Et à l’arrière, vous avez tout ce qu’il faut pour les petits cochons.

Lammtarra : un magasin tout en longueur avec tout au fond du X, du X et du X. Juste à côté, un des magasins d’AsoBitCity.

AsoBitCity est une enseigne assez impressionnante, qui semble posséder tout ce qu’il y a de nouveauté en stock. C’est par hasard que je trouverai soldé un Bouken-Ou Beet - Vandel vs Busters pour l’ami Karim du Storegames.

Si vous êtes un fan de vieux, très vieux jeux vidéo et de bornes d’Arcade, un passage au Super Potatoe est obligatoire. Situé dans une rue parallèle à gauche de l’artère principale lorsqu’on a la station d’Akihabara dans le dos, vous apercevrez sans problème sur votre droite ce magasin réparti sur deux étages dans un immeuble.

Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans ce magasin en ce qui concerne les vieux jeux, alors tournez vous chez Friends, un magasin assez excentré et qui ne sera pas très facile à trouver car lui aussi est là quasiment incognito. Voici l’entrée du magasin ! Et si vous achetez en quantité, vous pourrez certainement négocier un prix !

Auriez-vous deviné que derrière ces portes austères, se cache une réserve hallucinante de vieux jeux de toutes sortes ? Ici, j’ai acheté essentiellement de la Saturn, de la Dreamcast, de la PC Engine et de la 3DO

Mais là aussi, les vieux titres sont mis à l’honneur même si le stock semble légèrement plus faible que chez Super Potatoe. D’autres magasins sont très appréciables comme celui-ci !

C’est un autre Kamifusen qui se trouve dans une rue parralèle à l’artère principale.

Comme vous pouvez voir, il est facile de comprendre où l’on doit aller : tout est indiqué sur les marches de l’escalier.

Dans ce magasin, j’ai trouve de très bonnes affaires sur PS2 comme par exemple Yumeria de Namco : de l’occasion, mais l’état était impeccable. Le marché de l’occasion est souvent synonyme de bonnes affaires car les jeux sont généralement dans le même état que s’il était vendu en neuf. Le joueur japonais est très méticulleux. Je ne peux que trop vous conseiller de vous diriger en premier lieu dans les boutiques Trader qui sont spécialisés en jeux d’occasion et qui possèdent des stocks significatifs. Ici aussi, je me suis goinfré en titres Dreamcast et Saturn.

Et c’est dans ce Trader qui fait le coin de la rue que j’ai trouvé mon The Idolmaster en collector sur Xbox 360 pour 15 000 yens encore emballé mais vendu d’occasion.

Porter des jeux toute la journée et marcher pendant des heures dans les rues d’Akihabara, ça creuse. Ca donne soif aussi mais pour ce point, il y a les distributeurs nombreux et variés de boissons fraîches. Pour ce restaurer, j’ai choisi un maid café (****), c’est à dire, un café où les serveuses sont toutes déguisées en soubrette. Mais j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. Comme les cafés sont assez dissimulés dans les immeubles et qu’il n’y a généralement qu’une affiche ou des rabatteuses déguisées en soubrette dans la rue pour vous informer qu’il y a un maid café, le choix est hasardeux. Je prendrai donc le premier venu. On verra bien. Celui que j’ai choisi se trouve juste en face du Super Potatoe. Il faut descendre une volée d’escaliers et parcourir des couloirs dans un sous-sol avant de rentrer dans un local aménagé.

Dans cet immeuble, vous trouverez un maid café avec des filles en soubrette verte, rouge et blanche. Ce sont les seuls indices que vous avez !

Devant la sortie ouest de la station d’Akihabara, des jeunes filles en soubrette font la publicité de leur maid café

L’expérience est inoubliable. On se croirait au Club Dorothée mais pour adulte et en japonais. Il y a presque autant de serveuses toute assorties que de clients. En m’asseyant, mon sac à dos plein à craquer s’ouvre et libère moultes digital comics avec des maids évidemment, ce qui ne manque pas d’amuser les japonais présents. Mais j’assume ! Je commande des spaghettis dont la sauce bolognaise est disposée en forme de cœur, des pains à l’ail et un floating drink melon. On m’apportera un soda assez chimique, vert fluo, avec une boule de glace vanille qui flotte dans le verre. Spécial mais vraiment délicieux. Le repas, par contre n’est pas bien terrible entre les pâtes tièdes et peu goûteuses et le pain à l’ail tout sec.

Rapidement, mon attention se détourne sur la petite scène du local. Une maid y fait son apparition. Elle entame une chanson rythmée avec sa toute petite voix tout en exécutant une chorégraphie mémorable et très remuante. Toute la salle tape dans les mains en rythme, très sérieusement, alors que les quelques occidentaux présents dans la salle sont hilares.

On ne peut malheureusement pas prendre de photos dans le bar mais il est possible d’affronter une des serveuses à divers jeux. Si vous la battez, vous gagnez le droit d’être pris en photo avec elle plus une dédicace. Je me lance : il me faut absolument un souvenir. Nous nous lançons pour une partie de hockey sur table à air pulsé. La maid qui m’affronte est complètement hystérique, elle vocifère malgré sa petite voix comme si sa vie dépendait de la victoire. Tant pis pour elle, je la bats 3-5 et repars avec un polaroïd.

En conclusion, il faut prendre son temps pour visiter Akihabara sous peine de passer à côté de plein de magasins passionnants. Malheureusement, une fois que les magasins ferment, il n’y a plus grand chose à faire dans le quartier si ce n’est quelques salles d’Arcade. Même les maid cafés ferment assez tôt. Il vaut mieux rentrer à l’hôtel afin d’essayer de faire rentrer dans les valises les achats de la journée.

Et si vous n’avez pas assez avec tous ces magasins, il reste encore les salles d’Arcade !

Patchinko au rez-de-chaussée mais salle d’Arcade Taito à l’étage !


A demain pour Ginza