Consoles-Fan
19/04/2018

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Chroniques du Japon - 15eme jour
14 avril 2007
Ginza

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous dans le lobby de mon h

Je continue ma ballade dans le quartier et observe les gratte-ciels placés dans un environnement assez verdoyant. Je finis par déboucher devant le cabiner d’un podologue qui s’est baptisé Dr. Foot. La vitrine de ce dernier est assez éloignée des plaques en cuivre que l’on peut voir habituellement en Europe. J’irais même plus loin, ce genre de publicité n’inspirerait sans doute pas confiance en Europe, mais au Japon, la nécessité de rendre tout cela infantile est entrée dans les mœurs.

Un peu plus loin, dans une rue piétonne, je tombe sur le Sega City de Shinjuku. Je me laisse tenter par des UFOs et autres jeux avec des pinces qu’il faut positionner juste en face d’une corde afin de tirer vers le bas et de faire tomber des espèces de Puyos. Maintenant que je sais que j’ai Federal Express pour me seconder, je me sens vite plus à l’aise. Et puis, les peluches serviront à protéger mes jeux des chocs pendant le transport !

De retour à l’hôtel, j’essaie de faire rentrer tous mes jeux dans la valise et je réalise bien vite que mon carton de Federal Express va m’être très utile, j’ai déjà dépassé la limite, malgré le fait que Belldandy a déjà rapatrié nos achats et une bonne partie de mon sale linge.

Mais mon rendez-vous avec Fumiko. Je l’attends dans le lobby. Elle est en retard. Grr ! J’ignore tout de ce que nous allons faire puisque j’ai donné carte blanche à Fumiko pour organiser nos rendez-vous d’aujourd’hui et d’après-demain.

Dans le métro, Fumiko succombe aux joies du téléphone portable : elle pianote à une allure de fou

Nous partons donc visiblement pour Ginza (**), ce qui m’arrange plutôt puisque lors de notre visite, il était encore tôt et les magasins étaient fermés. Place donc à Ginza animé et son artère principale complètement fermé aux automobiles. Fumiko me précise que tous les samedis, c’est pareil. Le piéton reprend ses droits sur la ville et peut flaner au beau milieu de la rue tout en faisant ses courses. Certains sont même installés assis au beau milieu, à table, sous un parasol.

Nous irons aussi dans une boutique remplie à rabord de vêtements et accessoires Hello Kitty puis iront boire un verre. Enfin, nous irons au théâtre voir un spectacle de Kabuki (****).

Le théâtre de Kabuki

Encore aujourd’hui, les rôles féminins sont interprêtés par des hommes, les seuls ayant le droit de monter sur scène. Je suis un petit peu inquiet car forcément, comme tout est en japonais, je ne vais rien comprendre du tout mais Fumiko me rassure : il y a des écouteurs qui sont disponibles avec une traduction simultanée en anglais pour bien profiter du spectacle. Je vais donc faire la file à l’étage pour récupérer un écouteur. Celui-ci n’a qu’une oreillette afin de suivre le spectacle d’une oreille et d’entendre la signification de l’histoire de l’autre. En me retournant pour rejoindre Fumiko dans la salle de spectacle, j’ai à peine fait un pas que je me prends, ça faisait longtemps, une poutre en plein front. C’est le choc violent du voyage. Je me demande encore comment je tiens debout. Aaah, ces plafonds bas... Le spectacle démarre.

En ce moment en spectacle !

Dans l’écouteur, on ne traduit pas simultanément les dialogues et c’est tant mieux car on y comprendrait vraiment rien. Il faudrait une trop grande coordination. Le narrateur nous raconte l’histoire à la 3eme personne et explique le comportement de chaque personnage. C’est vraiment très bien fait et au final, je dois bien avouer que le spectacle et l’ambiance m’ont vraiment beaucoup plu. L’expérience est vraiment très intéressante et se déroule dans un lieu d’exception. Ensuite, nous avons observé une cérémonie où les acteurs se présentent un par un. Là, par contre, c’était vraiment long et ennuyeux.

Lorsque nous resortons du théâtre, il est déjà tard. La nuit est tombée. Nous allons dîner dans un restaurant dont la spécialité sont les sushis. Il est étonnant de voir leur carte extrêmement riche. Je ne compte plus le nombre de type de thons qu’ils proposent. Il y en a de toutes les textures et à tous les prix. Une de ces amies nous rejoint pour partager le repas.

Et là, la surprise du chef. Fumiko a prévu d’aller au karaoké ! Typiquement japonais et je n’avais pas prévu de le faire pendant ce voyage. Voilà un manque comblé !

Là aussi, le souvenir est mémorable : Fumiko et Yoko me chantent des classiques japonais. Je leur demande de chanter du Namie Amuro. On trouve « Chase The Chance » dans la liste. Mais il y aussi pas mal de titres occidentaux mais aussi de la chanson française. Je chanterai donc du Polnareff, du Sylvie Vartan, et en anglais du Simple Minds, Barry White, Carl Douglas...

Vous choisissez sur un écran digital portable votre sélection de vidéos : il suffit d’encoder le bon numéro que vous trouvez dans le gros répertoire.

Tous ensemble !

Namie Amuro !

En cherchant après Hinoi Team (les maîtresses du para para) dans le catalogue, je suis tombé sur une version spécial Noël et complètement en anglais de Night Of Fire ! Je me lance ! Fumiko et Yoko furent assez surprises et amusées de voir que je connaissais la mélodie et que le répertoire japonais pouvait être connu au delà des frontières japonaises.

La soirée se termine trop vite... Je rentre donc à l’hôtel et décide de faire un petit tour en rue pour acheter une bouteille d’eau dans un distributeur. En sortant de l’hôtel, je croise une femme qui semble faire le guet dans un coin. On dirait une prostituée. Il ne me faut que quelques secondes pour en avoir la confirmation. Elle me parle. J’enlève mes écouteurs. Massage ? Je décline poliment l’invitation. Une deuxième s’approche. C’est celle de l’ascenseur ! Elle me demande quand je quitte Tokyo et plein de détails. Afin d’écarter les derniers doutes que j’aurais pu avoir sur ses intentions, elle me lance un « Love hôtel ». Les japonaises ne parlent pas bien anglais mais elles savent se faire comprendre ! Je décline tout aussi poliment et fais mon « je suis pressé ».

La première prostituée me rattrape : visiblement, il y a concurrence entre ces deux femmes car elle me déverse un flot d’avertissement : ne pas lui faire confiance, elle en veut à mon argent... Sans déconner... Ca donne à peu près ça : don’t trust her, your money gone. Puis, sans perdre le nord, elle rajoute : I am sexy for you ? Je rentre à l’hôtel rapidement pour ne plus être importuné et recroise la prostituée de l’ascenseur qui me lance un large sourire. Arrivé devant la porte de ma chambre, je ne trouve plus ma carte qui fait office de clé ! Serait-il possible que je me sois fait faire les poches ? Je descends à la réception de l’hôtel en vérifiant bien que personne ne monte dans les ascenseurs. Le numéro de la chambre se trouve sur la carte : une aubaine pour un voleur. Le réceptionniste me demande d’aller attendre devant la porte de ma chambre : quelqu’un va venir m’ouvrir la porte. Je n’attends pas bien longtemps et constate, une fois la porte ouverte, que la carte était tout simplement tombée de ma poche puisque je la retrouvai par terre dans la chambre. Il ne me restait plus qu’à aller faire dodo.


A demain pour Nakano, Harajuku et Akihabara