Consoles-Fan
17/01/2018

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The Darkness
Eteins la lumi
Montre-moi ton c

J’ai envie de dire

En tous cas, Take 2 a fait un travail excellent en recréant un univers cohérent et très complet. La quantité de dialogues complètement inutiles, que l’on peut capter au détour d’une rue, et qui durent, qui durent, qui durent, dépasse l’entendement. Pas de doute, les concepteurs de ce jeu se sont fait plaisir et le résultat est probant.

Il y a moyen de dégommer les ampoules et donc de modifier l’éclairage des environnements. Bien plus qu’un simple gadget, cette possibilité fait entièrement partie du gameplay. Avec le titre du jeu, il fallait s’en douter. A noter que certaines ampoules, dans des pièces, peuvent être éteintes de manière classique. Vous pouvez écouter la radio ou même regarder la télévision. Vous pouvez également zapper et vous installer tranquillement pour voir un film avec votre petite amie ou sans : les programmes sont nombreux, variés et surtout complets. Il y a des films, des clips, des dessins animés. Popeye, The Three Stooges et Flash Gordon sont au programme parmi un choix tout bonnement hallucinant. Vous vous lasserez bien avant que les programmes ne soient terminés. Je n’ai jamais vu d’incrustation vidéo aussi longue et aussi variée dans un univers en 3D.

Vous pouvez même passer toute une série de coups de fil complètement inutiles et entendre des messages de répondeur plus bêtes les uns que les autres.

Techniquement parlant, si on est exigeant, on trouvera que le jeu pourrait être encore plus fluide et on dénotera quelques petits ralentissements (par exemple lorsque le titre The Darkness apparaît dans la cinématique, pourquoi ce n’est pas plus fluide, on se le demande). En début de jeu, la caméra a parfois la tremblotte puis cela ne se remarque absolument plus jusqu’au générique de fin.

Les frères ennemis

Le principe de The Darkness repose sur un concept très intéressant et original. Vous êtes possédé par un être diabolique qui souhaite que vous succombiez à lui. Cette créature vit en vous suite à une malédiction. Elle se révèle dans la famille Estacado de génération en génération auprès de celui qui atteint le premier l’âge des 21 ans. Cette créature maléfique peut vous contrôler telle une marionnette mais cette dernière craint la lumière et ne peut se manifester dans des endroits éclairés. D’un côté, vous êtes débarrassé du Darkness près d’une lampe, mais d’un autre, vous ne pouvez plus utiliser ses pouvoirs pour progresser dans l’aventure. Il faut donc parfois penser à éteindre la lumière, par exemple en tirant un coup de feu sur une ampoule. The Darkness va donc vous apprendre à aider votre pire ennemi. Il a besoin de vous en tant qu’hôte et vous avez besoin de lui et de ses pouvoirs.

Ces pouvoirs sont assez divers et offrent plus ou moins d’utilité. Le premier des pouvoirs consiste à envoyer une grande tentacule très très loin et surprendre votre ennemi en vous infiltrant discrètement. Vous pouvez ainsi le mordre puis lui dévorer le cœur, ce qui ne manquera pas d’upgrader les facultés du Darkness. Vous pouvez également frapper avec votre tentacule ou saisir de lourds objets. C’est très utile pour déblayer le passage ou faire exploser les lampes des environs : le coup est plus ou moins téléguidé. Le Darkness peut donc s’approcher des lampes, mais ses pouvoirs diminuent. Il faut trouver un point obscure afin qu’il puisse récupérer. Le Darkness peut aussi vous donner accès à deux armes assez efficaces dans le sens ou leurs munitions sont illimitées. Sauf si, bien entendu, vous vous trouvez dans la lumière. Le Darkness ne pourra en effet pas se régénérer. Enfin, un système de trou noir vous permet d’attirer vos ennemis vers un même point ou vous débloquera de diverses situations.

Parallèlement à ça, divers portails vous donnent le droit d’invoquer des créatures mystérieuses, les darklings, qui sont chargés d’une mission bien précise. Il y en a 4 sortes : le massacreur frappe sur tout ce qui bouge, le mitrailleur tire sur tout ce qui bouge, le kamikaze est le spécialiste de la mission suicide et enfin le tueur de lumière détruit, comme son nom l’indique, toute source lumineuse.

The Darkness bénéficie enfin d’un excellent scénario même si j’aurais vraiment apprécié avoir le choix et que deux fins différentes soient prévues. The Darkness aurait alors vraiment flirté avec le scénario de Seven. The Darkness flirte avec les 9/10 mais ne les atteindra finalement pas, pour me part, à cause d’un passage vraiment énervant où l’on se perd facilement : celui des tranchées. Le pire et qu’on y revient plus tard, mais cette fois-ci, comme l’action se déroule presque intégralement sur un rail, le supplice disparaît. En bref, à part cette petite faut de goût, The Darkness vaut vraiment la peine d’être placé en pleine lumière

Graphismes : 88%
Vraiment très abouti même si j’ai détesté un des passages du jeu, vide et dans la brume.

Animation : 72%
Pas de mauvaises surprises de ce côté-là mais le framerate baisse parfois.

Jouabilité : 82%
Pratique, inné, complet : de la balle !

Bande Son : 98%
La bande-son est excellente mais c’est surtout le travail des dialoguistes et des doubleurs qui est à souligner. Il y a des tonnes de dialogues très longs et totalement inutiles, juste pour le plaisir de retranscrire une bonne ambiance. Chapeau !

Intérêt : 93%
Très plaisant pour son concept original même si une fois de plus, c’est un FPS qui est à l’honneur sur XBox 360. Mais néanmoins, l’aspect aventure et les missions annexes le rendent très sympathique.

Note Globale : 89%
Une ambiance cruelle et morbide au service d’un scénario qui frise parfois avec le génie mais qui finit malgré tout par manquer le coche en ne laissant pas le libre arbitre au joueur.


NOTE : 08/10