Consoles-Fan
25/06/2018

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Wing Island
Et je m’envole, je m’envole
Je voudrais crier ma libert

Impossible de vous parler de Wing Island sans vous citer son p

Hudson Soft a souhaité rajouter une touche très enfantine à son titre. Le jeu est à la limite du niais, c’est très mignon, les couleurs sont jolies, les graphismes pas follement impressionnants mais corrects et enfin le framerate absolument impeccable. Un petit jeu très propre sur lui quoi.

Et comme le jeu est plutôt orienté pour les enfants, on conclut un peu trop rapidement que pour un gamer, il manque un peu de potentiel. Les premières missions se bouclent vraiment facilement. Vous n’avez qu’à vous imaginer que c’est un tutorial jouable même s’il existe un véritable tutorial en parralèle. Mais bien vite, ça se corse. Et là, malheureusement, il faut bien avouer que c’est un petit peu à cause des exigences du jeu qui demandent de réaliser des actions dans un timing serré mais aussi à cause de la Wiimote qui donne des résultats tout de même moins précis qu’au pad. Cela, les éditeurs l’ont bien compris, aussi, votre escadrille de 5 avions pourra se cogner un bon nombre de fois avant d’exploser. Tant que le pilote central survit, le jeu continue de toute manière.

Pour le gameplay, j’aurais vraiment apprécier tenir la Wiimote comme un manche à balai mais Hudson Soft a opté pour une autre solution. La Wiimote placée à l’horizontale, pointant l’écran, représente vos avions. Vous l’inclinez vers le bas et votre avion piquera du nez, vous effectuez une rotation vers la gauche ou vers la droite et votre escadrille effectuera virera dans la direction souhaitée. Tout cela est très intuitif mais la réactivité de l’action est assez sensible.

L’histoire est assez basique : vous reprenez Wing & Cie, l’affaire de votre grand-père, une compagnie aérienne spécialisée dans les petits services. Et les mission que vous confient les clients ne sont guère passionnantes et ne sont finalement qu’un prétexte pour le jeu. Ici, on ne va pas sauver le monde. Par contre, on va capturer des vaches dans les prés, faire exploser des ballons ou des rochers. En tout, 20 missions captivantes vous attendent, ce qui est fort court, même s’il est possible de les recommencer dans 5 modes de difficulté différents. Ces missions vous rapporteront en tous cas de l’argent qui vous permettra de réparer vos avions ou d’en acheter de plus performants.

A la longue, Wing Island révèle de plus en plus de faiblesse mais il n’en reste pas moins vrai que le jeu dénote de tous ces jeux violents qu’on nous sert inlassablement, alors retourner faire un petit tour sur l’île des bigorneaux est salvateur, de temps en temps, mais vraiment à dose homéopathique.

Graphismes : 66%
Sobre, un peu trop vide à mon goût.

Animation : 86%
Super fluide mais c’était forcé : il n’y a pas grand chose à gérer.

Jouabilité : 68%
Parfois, un certain manque de précision se fait ressentir et on se cogne un peu partout. Mais c’est sans grande conséquence.

Bande Son : 81%
Classique et magistrale. Les voix des personnages sont débiles, à la sauce Banjo & Kazooi, mais moins bien réussies.

Intérêt : 60%
Le jeu est court et manque un peu de passion.

Note Globale : 67%
Wing Island n’atteint pas le niveau de Pilot Wings, mais faute de mieux, on s’en contentera pour l’instant.


NOTE : 06/10