Consoles-Fan
15/12/2018

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Love Smash
Love is in the air
Ces jeunes filles aiment le tennis en pension !

Je ne sais pas si vous avez remarqu

Hunex est un petit éditeur japonais que j’apprécie beaucoup. Ils sont à l’origine de l’excellent Nirgenz sur PC-FX et plus récemment du décevant Angel Present sur Dreamcast, mais quand bien même, je continue à y croire. Hunex fête cette année ses 10 ans d’existence mais Love Smash nous montre que cet éditeur (comme tant d’autres) a vraiment du mal à négocier le passage de la 2D à la 3D.

Naufrage d’ici la fin de ce test

C’est plutôt original, Love Smash propose des joueurs costumés (un peu à la Dead Or Alive) pour jouer au tennis. Les demoiselles ont des poitrines opulentes toutes en silicone. Croyez-moi, pour jouer au tennis, le silicone ça ne vaut rien : en journaliste zélé, je suis même allé voir jusqu’aux états-unis ce que le silicone vallait.

Un tennis thématisé, avec des décors eux aussi thématisés, pourquoi pas ?
Alors, je lance le jeu, ouii, voilààà, kawaii la petite image en haut à gauche pendant le loading. Ha tiens, y’en a une autre, ha, encore une ? Oh mon dieu, je remarque à peine maintenant qu’il y a une barre de loading bleue qui augmente lentement mais sûrement. C’est long ! Ca fait beaucoup d’images ! C’est long ! Encore quelques images ! Bon elle se termine où cette barre ?

On en tient un gros !

Bravo ! C’est du jamais vu ! Des graphismes aussi laids pour un loading aussi long, je crois que là on a un record du monde ! Graphiquement on se croirait revenu en 1994, les gros pixels en moins. Les personnages sont moches comme c’est inimaginable : on peut compter les polygones à l’oeil nu, la plupart des arêtes sont visibles. Les décors sont pourris et les couleurs sont du même acabit, la maniabilité catastrophique finit son oeuvre ! La motion capture réalisée sur des pingouins d’Amérique du Nord en rut est criante de vérité. Après quelques parties on se surprend même à imiter une otarie sur la table basse du salon.

Décidément, pour l’instant, le tennis sur PS2 ce n’est pas trop la joie. Enfin, celui-là respecte au moins les règles du tennis, mais c’est tellement mauvais que vous couperez votre console avant de vous en rendre compte. De deux choses l’une, votre manette aura volé par la fenêtre, ou les loadings seront venus à bout des plus patients.

Je ne sais pas ce que les programmeurs ont voulu nous prouver : qu’on pouvait faire tourner des jeux PSone sur PS2 ? Mais oui, on est au courant, faudrait penser à mettre le turbo là !

Ce jeu n’a absolument rien pour lui, son seul intérêt est les moqueries qu’il suscite. Evidemment, ça fait cher la moquerie !

Graphismes : 08%
Même pour de la PSone ce serait ignoble, donc…

Animation : 55%
Tiens ? Ca bouge !

Jouabilité : 14%
La jouabilité est raide. Enfin je dis raide parce que je sais vraiment pas quoi dire tellement c’est injouable.

Bande Son : 45%
Même la bande son est vraiment pas terrible et très répétitive.

Intérêt : 04%
4 (yens), j’espère aussi que c’est le prix que vous l’avez payé. Pour les autres, attendez que le prix baisse encore un peu.

Note Globale : 10%
Vous commencez une collection de daubes ?


NOTE : 01/10