Consoles-Fan
17/10/2018

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The Orange Box
Le d
sur Xbox 360

Gordon Freeman est de retour, et il n’est pas venu seul.

C’est l’histoire d’une boite orange...

L’Orange Box sur Xbox 360 est une compilation, mais pas n’importe quelle compilation. Plutôt que de nous sortir bêtement Half-Life² du congélateur, Valve Software innove et nous met à disposition cinq variations sur le thème du FPS. Ont-ils bien fait ? C’est ce que nous allons voir.

Half-Life 2 et sa descendance.

Rappel des faits : vous incarnez Gordon Freeman, scientifique témoin d’une expérience qui a mal tourné. Des extraterrestres ont fait leur apparition sur Terre, et ils sont du genre hostile. Votre but : survivre et sortir du complexe de recherche qui vous emploie. Le but de votre ex-organisation Black Mesa : vous exterminer pour ne laisser aucune trace.

Au terme de ce premier opus, ce brave Gordon est finalement arrivé à son but : survivre et sortir de Black Mesa, mais il se trouve face à un choix : combattre les extraterrestres dans un combat perdu d’avance ou suivre l’énigmatique homme à la valise (le G-Man), héros récurrent de la saga.

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Gordon semble finalement avoir accepté l’offre de l’homme à la valise, et se retrouve donc à travailler pour lui. Il se réveille au milieu de nulle part, dans une ville que l’on nomme Cité 17.

Etrange lieu que cette Cité 17 : des immeubles anciens de style Est européen côtoient des éléments technologiques de derniers cris, des places désertes à la propreté un brin suspecte font place aux égouts et autre tunnels qui sont autant de lieux de désolation. On croise des policiers en combinaison à l’agressivité sans pareil, toujours prêts à mater du civil.

Et ce Dr Wallace Breen qui martèle sans cesse sa propagande, et cette tour au loin...

Le Freeman ne sera pas seul dans son périple : il sera aidé par un groupe de résistants qui agit contre la pouvoir en place. Parmi eux, Alix Vance qui lutte contre le cartel en place et qui vous apportera son aide au cours de l’aventure... Je n’en raconterai pas plus histoire de ne pas vous dévoiler l’intrigue.

Je dois me confesser : j’avais des à priori sur HL² (pour faire court). Non pas que le jeu ne soit pas bon, mais entre ses nombreux retards, son activation obligatoire via la plateforme Steam (et les cafouillages qui allaient avec) et l’incapacité d’avoir à l’époque un pc capable de le faire tourner, j’ai fait l’impasse sur ce titre. J’étais pourtant -comme beaucoup- un grand fan des premières aventures de Gordon *j’ai la poisse* Freeman.

C’est dans ce contexte que j’ai commencé HL².

Pas de doute, ça reste du Half-Life : le jeu vous permet de prendre part à la nouvelle fuite en avant du plus célèbre scientifique du monde du jeu vidéo. Le pied de biche est à la fête, et la lampe électrique va encore bouffer tout le stock de piles !

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Néanmoins, il faut signaler que le rythme du jeu a quelque peu changé : autant HL1 semblait bien orchestré et rythmé, autant ce HL² semble parfois n’être qu’une suite de mises en situations.

Je m’explique : chaque phase de chargement met en place une nouvelle scène et il n’est pas rare de passer d’une poursuite agrémentée de fusillade, à une autre scène dépourvue d’ennemis où il faut trouver l’enchaînement qui déclenche le mécanisme et qui permet de passer à la suite.

Parfois, ça casse un peu le rythme. Mais ça permet de mettre en avant les qualités du moteur physique Havok (qui à l’époque faisait une de ses premières sorties), tout comme les possibilités du Gravity Gun (enfin, le « Manipulateur de champ énergétique point zéro » en VF), mais ça manque parfois de cohérence dans la mise en scène.

Je regrette simplement les quelques soucis de rythme dans l’aventure, où les phases d’action succèdent aux phases calmes avec parfois un petit manque de cohérence.

Les situations seront tout de même assez variées : FPS classique, passages d’adresses avec saut sur plateforme, réflexion avec certains mécanismes à déclencher, séquences en véhicules et même survival horror (Ravenholm, ses recoins sombres et ses zombies qui font penser à Resident Evil).

Le jeu est très directif, à l’image des FPS actuels.

Niveau graphisme, le moteur de jeu montre son âge (surtout sur HL² tout court, qui date de 2004) et si certains contours de bâtiments ont un aspect cubique et que quelques textures sont un peu grossières quand on les approche de trop, ça reste agréable à l œil. Le framerate m’a semblé assez constant, sans ralentissements. En tout cas, rien de gênant.

Que penser du triptyque HL² ? Du bien évidemment !

En dépit des quelques défauts énoncés plus haut, ce FPS fait figure de bon élève de cette classe de jeu sur Xbox 360. Pas un génie, mais un bon élève quand même !

Team Fortess 2 : l’arlésienne est finalement là.

Ça me fait drôle de parler de Team Fortress 2. Non seulement le jeu est une des plus grande arlésiennes du monde du jeu vidéo (mais il n’a finalement pas battu Duke Nukem Forever), mais c’est par sa version Team Fortess Classic pour Half-Life premier du nom que j’ai fait mes premiers pas dans le monde du CTF.

TF2 ne révolutionne en rien le monde du jeu en réseau. Team Fortress existe depuis Quake 1 et sa version mod de 1996, mais il a su poser avec brio les bases du CTF avec classes de personnages.

Le style graphique de ce TF2 est pour le moins inhabituel. Historiquement, TF2 devait prendre la forme d’un énième FPS militaire, à grand coups de motion capture et de technologie photoréaliste made in OnSéPluKi.

Mais Valve, voyant la concurrence sur ce créneau, a changé son fusil à pompe d’épaule.

L’ambiance générale du titre est désormais proche du cartoon saupoudré de gros second degré. Les personnages sont modélisés avec des traits exagérés qui les rendent facilement reconnaissables et ils disposent d’accents très typés, ce qui donne un effet comique très réussi.

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Neuf classes de personnages sont à votre disposition :

• Le Scout : rapide et capable de faire des doubles sauts, il est aussi très fragile et armé plutôt chichement (fusil à pompe).

• Le Soldier : déjà plus costaud, et armé d’un lance-roquettes qui lui permet de faire du Rocket Jump.

• Le Pyro : armé de son lance-flammes, le Pyro fait merveille au corps à corps. Une de mes classes préférées.

• Le Demoman : armé d’un lance-grenades, il a une vocation défensive.

• Le Heavy : le gros balourd. Lent, mais lourdement armé et surprotégé, c’est la classe la plus polyvalente tant il peut servir en défense ou en attaque.

• L’Engineer. Son but : construire des tourelles de défense, portails de téléportation ou points de régénération. En contrepartie, il est très fragile. A jouter en début de partie pour protéger sa base.

• Le Medic : armé de son « healing gun », il est capable de soigner les joueurs en manque de points de vie.

• Le Sniper : le roi du headshot. Aime faire c4c4 derrière les caisses.

• Le Spy : peut se dissimuler en joueur de l’équipe adverse.

Chaque classe impose de jouer différemment, et le jeu en équipe est impératif pour arriver à gagner. Très rapidement, les mécanismes s’imposent : le Medic comprend que s’il soigne le Heavy au cours d’un rush en base ennemie, ils pourront percer la défense ennemie et atteindre le cœur de la base.

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Le pyro, mon pr

Belle réussite que ce TF2. Les cartes sont peut être peu nombreuses, et les modes de jeu ne sont pas forcément tous intéressants (hors ctf), mais les affrontements sont tellement divertissants, qu’on finit par se prendre au jeu et ne pas en décrocher. Et 2Fort n’a pas pris une ride.

Portal : ze cherry on ze cake.

Arrivé de dernière minute et véritable cerise sur le gâteau, Portal est à l’origine un freeware développé par des étudiants, et qui depuis sont tous devenus des employé de Valve.

Le principe est simple : vous êtes le sujet d’une expérience de la société Aperture Science et tel un rat de laboratoires vous participez à une expérience qui consiste à résoudre des énigmes à base de caisses à emmener sur un interrupteur et de passages à franchir alors qu’à priori infranchissables.

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portal

Ce qui fait la particularité de Portal, c’est l’accessoire qui vous est confié : un fusil qui permet de transporter des objets comme le Gravity Gun, mais aussi d’ouvrir des portails pour accéder à des parties inaccessibles autrement.

Les portails ont deux extrémités : une orange, une bleue. Entrer par l’une vous fera sortir par l’autre. Seules certaines portions des murs peuvent recevoir ces portails.

Ça parait simple, mais il faut un peu de temps pour s’habituer au concept et tout ce qui en découle. Tout est possible : entrer par le mur d’en face, et sortir par le plafond. Le concept a déjà été utilisé dans Prey, mais il a ici une toute autre saveur.

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robot de s

Le jeu n’est pas à proprement parler un FPS, c’est plutôt un croisement subtil entre l’action, l’agilité et la refléxion.

Les niveaux sont variés et la difficulté monte crescendo, le but des premiers niveaux est de montrer les possibilités d’interactions entre l’arme et les décors. L’apothéose sera pour les chambres 18 et 19, où les enchaînements les plus pervers et les rebondissements sont légions.

L’ambiance est fantastiquement installée : le malaise est permanent, à cause de l’aspect aseptisé-propre-blanc des graphismes et par la voix robotisé qui vous accompagne.

Je ne savais pas quoi penser de ce Portal en ouvrant cette Orange Box, et je peux vous dire que l’essayer c’est l’adopter. Certains mécanismes sont tellement tordus au premier abord qu’ils mettent les neurones à contribution.

Le seul reproche à formuler vient en fait du temps de jeu : 3 heures pour le finir en prenant son temps et en cherchant à remplir certains succès (comptez le temps d’un café pour la chute de 9000m), c’est beaucoup trop court.

Au final, Portal est un jeu vraiment innovant, dont on n’attend qu’un chose : une suite.

Conclusion.

Les regrets que l’on pourrait formuler sont au nombre de trois.

C’est premièrement le lag dans Team Fortress 2. Cantonné visiblement à la version Xbox360, le lag empêche bien souvent de vivre une expérience de jeu optimale suivant la qualité de la connexion de celui qui héberge la partie. Valve a déjà publié un patch censé économiser la bande passante : il y a du mieux mais il m’est encore arrivé d’avoir des décrochages.

On pourrait également lui reprocher le manque de cartes, mais gageons que Valve les diffusera au compte goutte dans des packs, comme pour Gears of War.

Le second regret provient de l’absence incompréhensible de Counter Strike Source ou du Deathmatch dans cette Orange Box. CS était livré avec HL², pourquoi ne pas avoir livré un jeu toujours aussi populaire avec cette compilation ? Je me serai bien vu taper des « jte niaue q lq kqlqsh » avec le clavier pour manettes Xbox360 !

Dans une moindre mesure, HL² Lost Coast, épisode voué à démontrer les mérites de la technologie HDR et distribué gratuitement via Steam, aurait mérité d’être intégré à la compilation, ne serait-ce que pour donner un aspect collector définitif à cette compilation.

Le dernier regret vient de la jouabilité dans HL². Non pas que l’adaptation de la manette au gameplay soit mauvaise, loin de là, mais certaines phases de jeu (les passages échelles - saut sur plateforme, ou la navigation sous l’eau) sont parfois sources de multiples essais là où au combo clavier-souris ça se déroulerait sans soucis. On sent bien que le jeu vient du PC.

Pris indépendamment, on peut trouver des faiblesses à chaque titre (HL² manque parfois de rythme, Portal est trop court et il y a parfois du lag dans TF2), mais force est de constater que Valve nous donne en retour de nombreuses heures de jeu, ce qui devient de plus en plus rare.

Passer à côté de cette Orange Box serait vraiment dommage tant le divertissement prodigué y est de qualité.

bobflappy


TAGS : HL2, Half Life, Gordon, Freeman, Counter strike, FPS, First person shooter.
NOTE : 09/10