Consoles-Fan
21/06/2018

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Assassin’s Creed
Cachez cet assassin
que je ne saurais voir

Le principal

Chaque mission se déroule plus ou moins de la même manière, c’est d’ailleurs un des points faibles du jeu : la répétitivité. Mais il faut tout de même bien se dire que chaque joueur risque d’appréhender le jeu avec une grande méfiance tant Ubi Soft bouscule nos acquis. Je me suis senti totalement étranger à ce jeu, ne sachant pas par où commencer. Et puis j’ai agi très prudemment et donc j’ai pris pas mal mon temps histoire d’assurer mes arrières. Mais en réalité, le déroulement est très clair et, deuxième point faible du jeu, Assassin’s Creed est finalement un jeu très prévisible. On finit même par prendre ses aises une fois que la mécanique du jeu est comprise. Cependant, une fois que cela arrive, il est déjà trop tard, car le jeu a déjà terminé sa phase de séduction et on est vraiment conquis. On se prend donc au jeu et on continue à accomplir les missions en parallèle, juste pour le plaisir. De deux choses l’une, soit Ubi Soft Montréal savait exactement comment me plaire, soit Assassin’s Creed est un jeu incroyablement équilibré. Je penche plutôt vers la deuxième solution.

Assassin de corps et d’esprit

Ce qui est vraiment intéressant, dans ce jeu, c’est l’incroyable interaction entre le jeu vidéo et vos actions. Dans la plupart des jeux, par exemple, on vous remet une carte afin que vous puissiez vous guider plus facilement. Ici, il n’est nul question d’appuyer sur le bouton X pour récupérer un document. Vous devez escalader des clochers et autres minarets pour obtenir un un panorama imprenable. C’est d’ailleurs l’occasion de constater qu’il n’y a pas de clipping pour toute cette étendue bluffante. Ca y’est, votre plan est mis à jour. Les nouvelles missions apparaissent sur celui-ci. L’idée est tellement évidente, mais personne n’avait sans doute osé le faire, bloqué par la technologie de nos consoles.

Il n’y a pas que sur les églises et les mosquées qu’on peut grimper ! Partout où vous voyez des points d’accroche, vous pouvez escalader avec les risques que cela comprend. Grimper à une échelle n’a rien de suspect, par contre faire le kakou en sautant sur les toits attierera certainement l’attention des gardes. Cette partie aérienne est un peu l’aspect plate-forme du jeu, incroyablement pensée et efficace. On retrouve clairement la patte des créateurs de Prince Of Persia.

La première chose qu’il faudra faire, est quitter le Royaume que vous pouvez parcourir à cheval afin de vous rendre dans l’une des 3 villes énormes disponibles : Jérusalem, Acre et Damas. Il faudra dès lors rentrer dans la ville sans vous faire voir par les gardes. Puis, vous devrez certainement grimper dans les hauteurs afin de découvrir où se situe le bureau des assassins. Il est dommage d’ailleurs que d’une ville à l’autre, les bureaux se ressemblent tellement. Merci le copié collé. Ensuite, vous irez mener votre enquête afin de découvrir l’identité de la personne qu’il faut éliminer. Vous devrez soit dérober des informations, soit les obtenir de force ou encore aider un de vos confrères assassins qui vous révèlera bien des choses contre service rendu.

Une fois que vous avez réuni les indices et autres preuves, vous devrez les rapporter au bureau des assassins. Vous obtiendrez alors la permission d’exécuter votre suspect. Une fois cela terminé, vous devrez encore revenir au bureau des assassins rapporter la preuve que votre mission est bien accomplie. Chaque assassinat suit cette même trame et ne diffère donc que par le scénario. Dommage, j’aurais aimé plus de variété sur cet aspect des choses. Mais votre mission globale est largement ponctuée par des petites missions très courtes qui consistent à défendre un habitant importuné par les gardes locaux. Ces missions ne sont pas obligatoires mais ont une vraie interaction avec la mission de base alors que dans la plupart des jeux, cela n’influence jamais grand chose. A chaque endroit où vous aurez défendu quelqu’un, des complices viendront se placer et détourneront l’attention des gardes, en gros, ils les freineront. Il est donc très intéressant lorsque vous êtes en fuite de vous redirigez vers ses quartiers pour semer ceux qui vous poursuivent ! Un bon investissement en somme.

Lorsque vous vous faites repérer, il faut d’abord vous faire oublier en vous cachant. Puis, faites-vous définitivement oublier en vous asseyant entre deux personnes sur un banc, dans des kioskes drapés, en vous fondant parmi les érudits ou en effectuant un saut spectaculaire dans une charrette remplie de paille. Bien entendu, chacun s’étonnera qu’une multitude de gardes aussi agiles qui vous poursuivent même sur les toits abandonnent leurs recherches en quelques secondes et ne vous reconnaîtront pas lorsque vous les recroiserez dans la rue mais il fallait bien trouver un artifice de jeu vidéo pour que cela reste amusant. Vous pouvez également affronter vos ennemis et pour se faire, vous avez votre épée mais également des couteaux qu’il est même possible de lancer afin d’éliminer un garde au loin.

Mais finalement tout est question de choix. Soit vous agissez en toute discrétion, soit vous égorgez tout ce qui bouge. La première solution reste la plus efficace, surtout pour assurer un fort taux de synchronisation. Sur cet aspect, je n’en dirai pas plus ;) Mais sachez qu’Altaïr possède une lame placée à la place d’un de ses doigts et qu’il peut vraiment opérer en toute discrétion. Si Sam Fischer utilisait l’ombre pour se camoufler, Altaïr devra utiliser la foule : tant qu’il se comporte normalement, personne ne le verra.

Un assassin assisté

Assassin’s Creed est une démo technique imparable, plus particulièrement en ce qui concerne le level design hallucinant, du jamais vu jusqu’à présent. L’efficacité du gameplay est également à souligner sur ce point même si on sent bien qu’il est légèrement assisté. Le framerate chute quelques fois mais rien d’alarmant : il y a beaucoup de monde à l’écran. Et sur le plan des graphismes ? C’est du tout beau avec du bump mapping très bien utilisé et un degré de détail qui dépasse l’entendement.

Au final, Assassin’s Creed est très différent des autres jeux sur la forme, mais finalement très convenu sur le fond. Le challenge n’est pas véritablement le point fort du jeu qui se veut finalement très grand public. Les combats sont simples, les assassinats sont simples, vraiment je n’ai pas rencontré de grosses difficultés à terminer ce jeu. Cependant, l’expérience qu’il procure reste unique en son genre mais nul doute qu’il sera nécessaire, pour sa suite, d’apporter pas mal d’idées nouvelles sous peine que le genre ne s’essouffle plus vite que prévu.

Graphismes : 94%
Quel talent ! C’est beau, étudié, documenté, fin, organique...

Animation : 90%
Vous vous souvenez de l’animation d’Alladin en Megadrive ? On a trouvé son homologue next-gen ! Par cotre le framerate tourne à 30 images/seconde mais il est stable.

Jouabilité : 84%
Le gameplay est un peu assisté mais vraiment très bluffant.

Bande Son : 82%
Une superbe bande-son et des effets sonores présents et opportuns. Les dialogues sont vraiment trop répétitifs : quel dommage !

Intérêt : 83%
Bien que répétitif, le titre d’Ubi Soft a au moins la bonne idée d’explorer de nouvelles idées. Il sera cependant nécessaire d’avoir une suite plus inventive en terme de contenu car sur la forme, c’est la grande classe.

Note Globale : 85%
Assassin’s Creed renouvèle le jeu vidéo.


NOTE : 08/10