Consoles-Fan
24/05/2018

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Gears of War
La killer app de la Xbox 360
vient faire un tour sur PC

L’esp

Un scénario qui fait dans la finesse.

Vous incarnez Marcus Fenix, ex-soldat de l’armée emprisonné pour désertion. Vous êtes contraint de reprendre du service pour une mission de la dernière chance contre les envahisseurs. Vous ne serez pas seul dans votre périple. Trois compagnons d’infortune vous prêteront main forte.

Rien de bien révolutionnaire dans le fond, mais voilà de nombreux prétextes pour sortir la grosse artillerie.

Une dream team aux commandes.

Gears of war a beau être édité par Microsoft Game Studios, difficile d’écrire un article dessus sans parler des gens qui sont à son origine.

Vous le savez certainement, mais Gears of War est avant tout la vitrine technologique d’Epic (brillant géniteur de la série Unreal) pour promouvoir la Xbox 360. Le jeu tourne sous la troisième itération du moteur, lequel moteur est capable de tirer parti des architectures multi-core et autres shaders trucmuche 12.0 pour nous proposer une expérience NextGen. A noter que ce n’est pas Epic qui a directement convertit le jeu de la Xbox 360 au PC, mais l’équipe de People Can Fly, notamment connu pour Painkiller.

Et c’est vrai qu’à ce niveau, ça assure méchamment. Peut être même jusqu’à en faire trop. La configuration minimum décrite sur la boite est à ce sujet bien insuffisante pour jouer dans des conditions satisfaisantes.

Je m’explique : j’ai commencé à jouer à Gears of War avec un pc récent à défaut d’être super haut de gamme (Pentium dual core surcadencé à 2.4 Ghz, 2 Go de ram, carte mère à base d’Intel P35), mais avec une carte vidéo dépassée quoique supportée selon la boîte (Radeon All-in-wonder X800GT là où la configuration minimum tolère visiblement les X700, encore moins puissantes sur le papier).

Résultat : le jeu se plaint que mon pilote graphique est obsolète. Je mets le dernier (Catalyst 7.10 au minimum), et ça passe. Et là c’est le drame : le jeu me propose de jouer en 600x400, avec toutes les options au minimum. N’y croyant pas un seul instant, je passe en 800x600 et règle certains paramètres en essayant de viser le meilleur compromis (pas d’ombres portées, decals au minimum, textures en qualité moyenne).

Et là, c’est le drame : de la bouillie mon bon monsieur ! Framerate minable, ralentissements incessants... bref impossible d’y jouer dans ces conditions.

Voilà qui a précipité la mise à la retraite de ma X800GT, avantageusement remplacée par la toute nouvelle Radeon HD 3850 256 Mo. C’est un bonheur de jouer avec cette carte, rien à dire, on verra sur la durée si la quantité de mémoire embarquée pose problème mais pour l’instant c’est un sans faute. Le jeu est même jouable en 1280x1024 avec des détails élevés (mais sans filtres, plus par choix personnel que par problème de performance) sans trop de ralentissements. Joie.

Une réalisation de premier ordre, un gameplay original et un multi sympa.

Sur Xbox 360, le jeu brillait par sa réalisation, la tradition est respectée sur PC. Le jeu jouit d’un sens du détail remarquable. Tout est millimétré à la perfection, et le jeu est peaufiné dans le moindre détail.

Les décors sont à ce titre grandioses. Le jeu a beau se dérouler dans un futur incertain, les bâtiments urbains empruntent un style occidental tour à tour rétro et contemporain qui donne au jeu un cachet très particulier. Les environnements sont à ce titre très cohérents et sans fautes de goûts.

Les textures sont variées, et on comprend mieux pourquoi le générique de fin montre affiche tant de personnes ayant participé à l’élaboration de ce Gears of War.

Niveau gameplay, la dernière fois que j’ai joué à un Third Person Shooter sur PC, c’était pour Heretic 2 (un jeu de Raven, à base de moteur Quake 2), c’est dire si ce n’est pas récent.

Ce genre de vue, moins courante sur pc que sur console, est parfois mal aimé des amateurs de FPS, mais force est de constater qu’Epic a suffisamment bien conçu son jeu pour l’adapter au PC sans trop de casse.

Le jeu est toujours aussi dynamique. Vous connaissez désormais tous les rudiments du gameplay de GoW : je cours, je me cache derrière un obstacle et je shoote les locustes. Pas forcément très varié sur la durée, mais bougrement divertissant.

Le jeu porte la label « games for windows », qui apporte les fonctionnalités du Xbox live sur PC. Les succès font leur apparition sur pc, tout comme le jeu en réseau partiellement payant. En effet, certaines parties du mode multijoueur nécessitent un abonnement gold, une première sur pc pour un jeu de ce genre. A noter qu’un coupon d’un mois d’abonnement est fourni avec le jeu.

Ayant commencé le jeu sans utiliser mon compte live habituel, je dois avouer avoir eu quelques difficultés à relier mon gamertag xbox sur ce jeu pc. Lenteur de rapatriement, interruptions, tout a heureusement pris fin suite à la parution d’un premier patch.

Les modes de jeu multi sont très classiques et font intensément appel au jeu en équipe.

Bref, bon élève que ce Gears of War sur PC. Et le coop est un plaisir encore trop rare aujourd’hui.

Les plus de la version PC.

La version PC se distingue de la version Xbox 360 en quelques points.

J’ai cru noter quelques retouches dans certains parties de niveau, je ne suis pas catégorique sur ce point, mais je crois me rappeler que la fin de l’acte 2 sur console ne comportait pas d’élément de décors à détruire (pour faire taire les snipers) et qu’il n’y avait que seulement 3 boomers et non 4.

Des niveaux exclusifs sous forme d’une aventure supplémentaire qui s’intercale entre les chapitres 4 et 5. Vous allez tenter de franchir un pont mécanique qui ne peut être traversé faute d’électricité. Vous devrez donc jouer les électriciens, entre deux rafales de roquettes du Brumak, un monstre locuste terrifiant mélange de corpser et de dinosaure.

L’intégralité du contenu additionnel sorti sur console est directement intégré à cette version. Cela comprend essentiellement les packs de carte sortis sur le live (7 cartes et un mode de jeu). Trois cartes de jeu et un mode de jeu type « last man standing » sont exclusifs à cette version pc.

Le jeu gère aussi bien le combo clavier/souris que la manette de la Xbox 360.

Ajoutez à cela la présence de l’éditeur d’Epic, l’UnrealED, et vous obtiendrez un jeu qui atteint les standards du jeu sur pc, ce qui est bien pour un jeu purement console à la base.

Un jeu efficace, de retour dans son environnement d’origine.

Ayant déjà joué à la version Xbox 360, c’est avec un certain plaisir que j’ai refait cette version pc. Y jouer au clavier et à la souris se fait avec un plaisir immense, surtout pour le joueur pc que je suis à la base.

Le combo clavier/souris permet avant tout d’être plus précis et plus réactif dans les changements de direction ou de la visée.

Le jeu n’a pas pris une ride depuis sa sortie initiale et on ne saurait que le conseiller aux pécéistes qui n’ont pu jouer à la version console et qui disposent d’une configuration permettant d’y jouer.

bobflappy


TAGS : Epic, Unreal, Gow, Gears of war, Phenix, Marcus, TPS, Third person shooter.
NOTE : 08/10