Consoles-Fan
24/03/2019

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Super Mario Galaxy
A galaxy..
..of excitment !

Rarement un jeu de plateformes n’a

Un plombier dans l’espace

Vous allez rire, la princesse Peach s’est encore fait enlevée. Alors que la réception en l’honneur de la fête des étoiles battait son plein, la blonde la plus célèbre des jeux vidéo a de nouveau été victime de l’affreux roi des Koopas, Bowser. Et cette fois-ci, on ne peut pas dire qu’il a lésiné sur les moyens employés : toute une flotte de bateaux volants battant pavillon tortue a fondu vers le château, attaquant massivement les paisibles habitants. A l’aide d’une soucoupe volante géante, le roi maléfique découpe le sol et emmène carrément la forteresse dans l’espace, où Kamek se charge d’envoyer valser Mario au loin. Ce dernier se réveille sur une petite planète toute mini (et mimi). Sa rencontre avec des lapins (une grande histoire d’amour les lie à notre plombier favori depuis Super Mario 64) marque le début du tutorial du jeu...

Soyons honnête : on s’en moque complètement de l’histoire de Mario. Par contre, pour ce qui est de l’ambiance, ce prologue est une véritable bénédiction : il respire la magie, la beauté, la joie de vivre. Les couleurs et teintes chaudes évoquent irrémédiablement Noël, et c’est une véritable féérie qui nous est présentée comme premier aperçu. Soyez rassurés, c’est comme ça durant tout le jeu.

Une véritable leçon de game design

Simple producteur sur Super Mario Sunshine, nombre de fans furent rassurés de savoir que Shigeru Miyamoto s’est retrouvé cette fois ci au poste de responsable du game design. Et on peut dire que le vieux briscard connaît bien son affaire : son idée des plates-formes sphériques, la base du jeu, est tout bonnement fantastique. Je m’explique : lorsque vous arrivez dans un niveau, vous apercevez la plupart du temps des planètes sphériques. A vous les joies de l’exploration, avec un plaisir renouvelé à chaque fois. De plus, les angles de caméras permis par ces formes sont parfaits et toujours bien choisis. Et bien sûr, cela a donné de folles idées aux développeurs : attendez-vous à en faire le tour, à jouer avec leur gravité, à les explorer de l’intérieur, à subir les angles de caméras les plus joyeusement déstabilisants que l’on connaît. Du bonheur.

Bien sur, les concepteurs ne se sont pas contentés de cette seule idée. Ils semblent avoir mis un point d’honneur à ce que la variété soit le maître-mot de ce jeu, tant dans le gameplay que dans la forme. Oubliez le monde unique de Super Mario Sunshine, dites bonjour aux galaxies à thèmes : Manoir hanté, exploration champêtre, niveaux dans l’espace, tout est présent, du plus simple au plus délirant. Cette diversité est bien évidemment au service d’une variété de situations, obligeant le joueur à recourir à des transformations (comme à la bonne époque de Super Mario Bros.3), à se servir de la Wiimote d’une manière originale, à enchainer différents types de sauts à toute vitesse, j’en passe et des meilleurs. Le tout, bien sûr, dans des niveaux d’une cohérence incroyable et qui ne se ressemblent quasiment jamais. La linéarité passe complètement au second plan et on est finalement heureux que Nintendo sorte un peu de la formule « exploration » de Super Mario Sunshine, tout en livrant quelque chose d’extrêmement accrocheur. Un véritable exploit.

Passons à ce qui sublime véritablement le jeu, ses graphismes et sa bande-son.

Ah non mais Wii !

On peut enfin le dire, la Wii est belle et bien plus puissante que la GameCube, et Super Mario Galaxy en est le parfait ambassadeur. La modélisation des lieux est fine, on a un nombre incalculable de choses à l’écran, les effets de lumières, de normal-mapping et de reflet ont bénéficié d’un soin tout particulier tandis que l’on s’extasie encore devant le rendu de l’eau ou de la fourrure de certains animaux. Le tout tourne le plus naturellement du monde en 60 images par secondes, sans aucun ralentissement, et avec une animation des personnages bluffante de fluidité !

Mais c’est véritablement au niveau des musiques que le plus gros travail a été fait. Pour la première fois dans un Mario, vous aurez droit à une bande-son jouée par un orchestre (nommé le Mario Galaxy Orchestra). Ce souhait de Mahito Yokota, le compositeur attitré de cet opus, a tout d’abord recontrer un refus de la part de Shigeru Miyamoto, qui a cependant bien vite cédé. Et heureusement : chaque piste est un véritable régale pour les oreilles, tant au niveau de l’orchestration que du rendu sonore. Attendez-vous à siffler ses musiques en permanence.

Le meilleur jeu de plate-forme de l’Histoire

Je crois que cet intertitre est clair. Cinq longues années durant, Super Mario Galaxy a été attendu par tous. Et quand on voit la qualité du travail accompli, on ne peut que remercier les équipes de EAD Tokyo pour ce véritable morceau de bonheur ludique, qui laisse un sourire béat sur le visage de quiconque y a joué. Super Mario Galaxy est le meilleur jeu de la Wii, le jeu de l’année, et le meilleur jeu de plate-forme jamais créé. Vous attendiez un successeur à Super Mario 64 ? Le voici.



- D
NOTE : 10/10