Consoles-Fan
18/12/2018

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Cranium Kabooki
On joue
A tout !

Inspir

Cranium Kabooki fait effectivement appel à des éléments connus par un joueur de société lambda. Parfait mix entre Pictionnary, Trivial Pursuit et autres jeux de lettres, de mimes, Cranium Kabooki ne propose rien de foncièrement original si ce n’est qu’il regroupe en un seul jeu ce que les autres proposent en plusieurs. Ainsi, plus besoin de vous disputer avec vos amis pour savoir à quel jeu vous allez jouer, Cranium Kabooki vous propose un panaché, histoire de faire appel à toutes les parties de votre cerveau.

Votre équipier va-t-il reconnaître le morceau que vous allez lui jouer ?

Bref, Cranium Kabooki est accessible à tous et ne frustrera personne car même si on est pas fort en dessin ou en géographie, cela ne concernera finalement que peu d’épreuves sur la partie qui ne sera donc que peu influencée puisque les épreuves sont tirées au hasard et que chacun a ses forces et ses faiblesses. Alors oui, il faut parfois un peu de chance, car certaines épreuves peuvent être accomplies plus rapidement que d’autres et le timing est important puisqu’il déterminera le nombre de points que vous empocherez. Et de manière très classique, c’est le premier qui atteint un certain score qui remporte le jeu. Certaines épreuves peuvent dès lors paraître injuste puisqu’un simple vrai ou faux peut vous faire remporter le pactole alors qu’une épreuve de mime demandera plus d’effort et risquera de prendre pas mal de temps. Il faut bien aussi admettre que le facteur du hasard et de l’injustice aie leur rôle à jouer sinon vous ne pourrez jamais taquiner le râleur de service.

Pouvez-vous identifier ces pays sur le globe ?

Sur le plan technique, on ne peut pas dire que les studios de Montréal d’Ubi Soft se soient démenés. N’allons pas par 4 chemins, le jeu pourrait tourner sur DS. Certes, les jeux peuvent être jolis tout en restant simplistes lorsqu’on ne navigue pas dans le réalisme, mais tout de même, le minimum syndical n’est même pas au rendez-vous. Sans doute est-ce pour mettre plus en évidence le concept.

Vous devez mimer le fait de peindre

Les épreuves sont bien variées et de difficulté croissante. Il faudra par exemple, à l’aide d’indices ou d’une définition reconstituer un mot en sélectionnant des parties de lettres telles un puzzle ou encore à l’aide d’une sorte de molette. Il faudra dessiner ou encore mimer face à l’écran, voire dos à l’écran. Votre co-équipier doit alors vous expliquer ce qu’il faut faire. De même ce sera votre co-équipier qui devra deviner de quel dessin il s’agit. Celui-ci vous est communiqué via un code incompréhensible à l’écran. Incompréhensible sauf par celui qui va dessiner et qui possède une paire de lunette de décodage spéciale. Enfin, ça c’est dans la pratique, car il faut bien avouer que le système de codage est loin d’être complexe et qu’il est très facile de décrypter le code sans avoir d’yeux bioniques. Mais après tout, cela peut prendre aussi parfois plus de temps de tricher que de jouer le jeu. Disons que l’idée est à moitié ratée car pas totalement infaillible.

Grâce à vos lunettes de décodage, vous pourrez décrypter les symboles colorés

Quoi qu’il en soit, ces mini-jeux ont un point commun : ils tirent tous parties de la Wiimote. Et ça, le casual gamer va également l’apprécier. Elle sert même pour tourner la roue afin de découvrir sur quel jeu vous allez tomber. Le bilan reste tout de même assez mitigé. Sur quelques jeux, on pestera sur la sensibilité, sur d’autres on ne comprendra pas directement ce qu’il faut faire. Le mime par exemple est assez subjectif. Par exemple pour dévisser une ampoule, on aurait pu croire qu’il faudrait faire de même avec la Wiimote, à savoir la faire pivoter sur elle-même, mais ça ne marche absolument pas, il faut plutôt effectuer des cercles rapidement vers le plafond comme si vous faisiez tourner une assiette en haut d’une baguette. Je vous mets au défi de dévisser une ampoule comme cela. Dans d’autres cas, par contre, on éclatera de rire car le jeu incite le joueur à se produire dans des situations cocasses. Au final, le jeu reste appréciable car ses challenges diversifiés estompent le fait qu’il y a des jeux que l’on préfère à d’autres et c’est logique finalement, non ?

Graphismes : 15%
Malgré les graphismes trop épurés, le jeu pique aux yeux avec ses couleurs criardes.

Animation : 65%
On a le droit d’exiger du 60 images/seconde et on ne l’a pas.

Jouabilité : 70%
La Wiimote est bien exploitée sous de nombreux aspects.

Bande Son : 63%
Ici aussi on a droit au strict minimum.

Intérêt : 76%
Ludique, Cranium Kabooki nécessite néanmoins la mobilisation de pas mal de joueurs puisqu’il vaut mieux jouer par équipe de deux pour profiter pleinement des jeux. Il y a un maximum de 4 équipes possible cependant mais une seule Wiimote suffit.

Note Globale : 70%
Cranium Kabooki est un jeu convival, rigolo et complet.


NOTE : 07/10