Consoles-Fan
14/08/2018

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Shogo Mobile Armor Division
Shogo n’a pas
Shogo, un fps alternant duels de mechas et shoot p

Sorti en 1998, Shogo Mobile Armor Division est un FPS r

Un FPS Japonisant.

Le jeu prend place dans un futur lointain.

Shogo vous permet d’incarner Sanjuro Makabe, commandant de l’United Corporate Authority (UCA), une armée engagée dans une guerre pour la défense de la planète Cronus.

Vous êtes censé incarner l’ordre, mais un groupe, les Fallen et leur maître Gabriel, font regner la terreur.

Vous commencez votre périple en ayant perdu votre frère (Toshiro), votre meilleur ami (Baku) et votre fiancée (Kura). Vous les croyez disparus, mais le sont-ils vraiment ? L’UCA n’aurait-elle pas des choses à se reprocher ?

Deux phases de jeu bien distinctes.

Là où le jeu aurait pu se contenter d’être un FPS classique, il y a en effet deux phases de jeu bien distinctes.

Le FPS classique : Sanjuro est à pied ! La gestion des dégâts est intéressante : le moindre dégât et votre jauge de vie est réduite à néant, ce qui donne au jeu une tournure intéressante car vous devez vous impliquer dans une gunfight en intégrant bien le fait que le moindre impact vous sera généralement fatal.

La contrepartie est que si vous effectuez un tir critique sur l’ennemi, un bonus est affecté dans vos points de vie. Malin. Pour effectuer un tir critique, vous devez utiliser les armes faisant appel à la précision : doubles pistolets, mitrailleuse et fusil d’assaut. Le tir critique n’est pas possible avec le reste de l’arsenal (lance grenades, lance roquettes ou couteau).

A noter qu’il y a parfois quelques ratés dans le gameplay de cette phase : il arrive que certaines portes puissent vous coincer et se transforment en piège mortel...

Le jeu de Mechas : vous prenez place dans un MCA (Mobile Combat Armor, un robot de combat géant en gros) et vous parcourez villes et bâtiments en éliminant systématiquement autres MCA, chars et soldats d’infanterie. Les MCA se contrôlent normalement, on ne parle pas ici de simulation comme dans un Heavy Gear ou un Mechwarrior.

Cette phase de jeu est notablement moins dure, les aires de jeu sont bien moins confinées et les ennemis sont plus prévisibles.

L’arsenal est varié : cela va de l’épée, à l’arme laser, en passant par le fusil d’assaut, le lance roquettes ou le lance grenades...

Le rendu des armes est particulièrement efficace dans les deux phases et l’on a parfois l’impression d’incarner un lointain cousin de l’inspecteur Tequila dans un film de John Woo.

Les ennemis ne sont pas du tout intelligents, mais il faut se rappeler que le jeu date tout de même de 1998.

Le jeu est intégralement doublé en français, pas toujours convaincant d’ailleurs.

Une technique atypique pour l’époque.

Une des particularités historiques de Shogo était son moteur 3d, le Lithtech. C’était en effet un des premiers moteurs purement Direct X (en version 6) et Shogo a été la première occasion de le voir à l’œuvre.

Remis dans son contexte historique, ce moteur avait de beaux arguments : un champ de profondeur correct, des effets de particules sympas et des effets de lumières impressionnants.

Le jeu a certes pris un coup de vieux, ses textures ne sont pas forcément fines, les décors sont très anguleux et certains personnages ont pour visage moins de six polygones, mais voilà : il reste agréable à jouer malgré le nombre des années.

A noter que le jeu se joue sans aucun problème sous Windows XP, pour peu que l’on passe le patch 2.2 (qui passe malheureusement les textes en anglais mais pas les dialogues). Un simple chipset intégré (ici un i945g dans un portable à base de Core Duo) permet de jouer en Direct 3D avec tous les effets au maximum. Cependant, deux options m’ont posé problème : « enable software pixel doubling » et « enable single pass multi texturing ». A tester suivant la configuration utilisée.

Moralité.

Dans le fond, Shogo n’est pas un jeu inoubliable. C’est juste un FPS sympa dont l’ambiance japonisante a fait l’effet d’une bouffée d’air frais dans le milieu des FPS PC.

Le jeu est encore en vente en supermarché à l’heure où j’écris ces lignes, dans une collection de jeux sous simple enveloppe cartonnée et au prix ridicule d’un euro et cinquante cents.

A ce prix, il ne faut pas se priver.

A noter qu’avec le temps le jeu est devenu multi-plateforme, puisque qu’en plus de la version Windows existe des versions Linux et (plus exotique) même une version Amiga/Power PC !

Ce jeu n’a pas connu de suite, et c’est bien dommage.

bobflappy


TAGS : FPS, first person shooter, Lithtech, Monolith, Shogo, Mecha, Manga.
NOTE : 07/10