Consoles-Fan
23/10/2019

Auteur
  

3124 articles en ligne

 
Revolution DNA (Septic Flesh)
Plus une découverte est originale,
plus elle semble évidente par la suite.

Revolution DNA est l’album charnière de la discographie du groupe grecque de Black-Death Gothic Septic Flesh. Alors que la mouvance classique du Black s’effondre avec la fin des années 90, Septic Flesh prend position pour une musique qui suit un autre chemin. Ils font évoluer le genre et créent un opus inédit dans tous les sens du terme.

Pour ceux qui découvrent, sachez que Septic Flesh (l’un des groupes grecques les plus connus de la scène sombre avec Rotting Christ) a fait son nid dans le milieu de Metal extrême depuis des lustres. Ils ont commencé à construire une discographie aujourd’hui conséquente avec la démo Forgotten Path en 1991. Avant Revolution DNA (1999 : year of the beast), leur précédent album studio (A Fallen Temple - 1998) était fort différent. Celle qui faisait leur première particularité était présente : une chanteuse capable de superbes chœurs à elle seule. Sur ce A Fallen Temple, le génial Sotiris V. (s’occupant de chants clairs, guitar et clavier) était déjà présent aux côtés de notre cher chanteur et bassiste Sipros A..

Septic Flesh est un groupe en marge (mais mythique) qui suit sa propre voie. Revolution DNA n’est pas là pour démentir ces indications. Ils sont partis dans un concept surprenant. A mon sens, je pense qu’on peut parler de concept album vu l’unité particulière qui raisonne dans les rayons du CD. La prod’ est à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un groupe de haute qualité, le design du package et du manuel (collé à l’intérieur - en digipack - (il se déroule sur plusieurs volets)) vous met l’eau (la bave) à la bouche et suscite l’intéressement... On retrouvera d’ailleurs un an plus tard un side project de Septic Flesh nommé Chaostar (qui eu différent petits depuis) dans un genre lyrico-classique déjanté : le point commun ? Le packaging très proche ainsi que le travail d’infographie.

...mais revenons à cette Revolution. L’album porte bien son nom et ne nous trahit pas. Les premières écoutes ne sont pas forcément faciles sur tous les morceaux en dépit d’une grande variété d’émotions et de tempos. Le son vous glace dans vos veines, la guitare tranche. Sipros A. assure un maximum de par sa voix et la dualité née du chant de Sotiris V. qui amène une profondeur toute particulière à des morceaux vacillants entre musique d’ambiance, tripe futuriste ou simples refrains faciles d’accès.

Beaucoup l’on déjà dit : Revolution DNA n’a pas fait l’unanimité à sa sortie mais avec le recul vous verrez que vous en reprendrez bien une couche. D’ailleurs du moment, je craque complètement pour le dernier morceau : ambiances d’horreur venues d’ailleurs (d’une autre planète ou suite à des mutations - la science fiction n’est pas loin -) et mélodies accrocheuses font bon ménage. Y a t il un hic dans ces fabuleux cocktails ? Peut être que certains n’apprécieront pas ce début de théâtralité, le fait d’avoir un album sur lequel il y a tant de pensées (peut être moins de spontanéité) et crieront pour leur part à la trahison (c’est peut être moins sombre tout en étant plus tourné vers l’horreur -oui, je sais la nuance est difficilement explicable-). En tous cas, je trouve que cet album fait pas mal réfléchir et je vous le recommande vivement : prenez ce risque calculé !!!

Revolution DNA (Septic Flesh)
(Holy Records/ Sony Muscic Distribution)

1. Science : extrait
2. Chaostar
3. Radioactive
4. Little Music Box
5. Revolution
6. Nephilim Sons
7. DNA
8. Telescope
9. Last Stop to Nowhere
10. Dictatorship of the Mediocre
11. Android
12. Arctic Circle
13. Age of a New Messiahs