Consoles-Fan
14/08/2018

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Hellfire
Shoot d
Hellfire est un shoot atypique.

Shoot atypique d’un grand nom du domaine, Hellfire est avant tout un jeu pour les gens qui aiment les d

Un scénario fouillé...

La paie règne sur la galaxie depuis bientôt mille ans, et voici qu’en cette année 2998 la guerre fait son grand retour. Les étoiles aux confins de notre galaxie se sont peu à peu transformé en d’inquiétants nuages sombres, masquant notre ennemi. Le système planétaire voisin a été la première victime. En l’absence de tout technologie de défense, notre fédération galactique n’a pu intervenir. Six planètes ont été capturées par les forces de Black Nebula.

Alors que tout chance de riposte est impossible, l’espoir renaît : Lancer, la capitaine du Sylphide soumet aux autorités un plan pleinement réfléchi. S’il est impossible de vaincre l’ennemi de front, il faut alors l’attaquer par surprise. Et pour cela, Lancer dispose d’une arme inconnue de Black Nebula : le CNCS1 équipé de d’une arme dernier cri le canon « Hellfire ».

Un jeu issu des salles d’arcade.

Hellfire est un jeu développé sur Megadrive en 1990 par NCS / Toaplan (et édité Masaya au Japon, Seismic aux USA), et c’est une conversion fidèle de l’arcade.

Graphiquement, le style est proche de Zero Wing, autre shoot original édité par les papas de Snowbros et Outzone. Autant être honnête : c’est globalement assez particulier et ça ne plaira pas à tout le monde.

Le jeu oscille entre plusieurs univers : le premier niveau, par exemple, nous fait visiter une base orbitale, et l’ambiance et plutôt froide et mécanique alors qu’au niveau suivant, le style est égyptien...

C’est globalement assez dépareillé, et ça manque de cohérence. Non pas que le jeu soit moche... c’est juste que le style graphique est parfois assez spécial. Mention honorable à l’animation, qui ne faillit jamais, même si Hellfire n’affiche pas autant de boulettes qu’un Manic Shooter. Quant aux musiques, elles sont anecdotiques : je ne m’attarde pas dessus.

Le jeu est composé de six niveaux :
-  base 1 : Hoggr, l’étoile gelée,
-  base 2 : Qat, le désert,
-  base 3 : Syrinx, les tropiques,
-  base 4 : Lodus, la forêt,
-  base 5 : Urd, l’usine,
-  base 6 : Pholus, le géant.

Qu’est-ce qui le rend original ?

L’originalité d’Hellfire réside dans son armement : vous commencez directement avec tout votre armement, qui est composé de quatre possibilités de tir :

- le rouge : le tir frontal
- le jaune : le tir arrière
- le vert : le tir haut et base simultané,
- le bleu : le tir aux quatre diagonales en simultané.

Le jeu se joue à trois boutons : tir, hellfire et changement d’arme. L’auto fire est possible en option.

Des power ups vous permettent de faire évoluer cet équipement de base sur cinq niveau : du piou-piou de base au super triple laser qui déchire tout.

Vous disposez également du Hellfire, qui fait office de super tir, en nombre limité. Le jeu vous propose d’autres bonus traditionnels du genre : 1up, Speed up, Shield et module d’assistance.

Le jeu a un rythme lent, on est loin d’un Manic Shooter. Le jeu laisse ainsi place à la stratégie car il faut jongler de manière incessante entre les armes mises à votre disposition. Ce n’est pas une possibilité de jeu : c’est obligatoire.

Les niveaux ont été conçus avec suffisamment de perversité pour que toute la panoplie de tirs soit utilisée. Vous trouverez des ennemis à abattre par derrière, d’autres enclavés uniquement accessibles à une arme précise ou encore des boss autour desquels vous devrez tourner pour les shooter.

Reste à savoir si vous arriverez à voir la fin.

Bien heureux celui qui a fini Hellfire. Si si ! Car jusqu’ici il n’y a que le titre du jeu qui laisse présager de la vraie nature de ce shmup : un véritable enfer. J’ai joué à des tas de shmups, mais aucun ne rivalise avec lui en terme de perversité ou de difficulté. Il y a de la boulette, pas des tonnes, mais de la petit vicieuse et rapide qui a toujours la plus mauvaise trajectoire.

S’il vaut trouver un lien de parenté à Hellfire, je prendrai R-Type. Non pas que les jeux soient proches, mais parce qu’ils utilisent des mécanismes de jeu similaires. Vous perdre une vie ? Vous repartez au début du niveau. Et vos options ? A zéro elles aussi. Quoi ? Je perds mon triple laser acquis après moultes actions héroïques. Ben oui mon bon monsieur.

Hellfire fait partie de ces jeux sur lesquels il faut persévérer pour en tirer la quintessence. Autant vous prévenir : apprenez les enchaînements par coeur si vous voulez en voir la fin.

Si vous disposez de manettes en béton armé, plus des nerfs d’acier, Hellfire peut combler un manque dans votre ludothèque shmupesque. Pour les autres, il y a nombre de bons shmups sur la console 16 bits de Sega, alors passez votre chemin.


TAGS : hellfire, shmup, shoot them up, shoot’em up, megadrive, genesis, sega, toaplan, masaya
NOTE : 07/10