Consoles-Fan
20/04/2018

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Nights : Journey Of Dreams
In the nights, dream delight
You’re the one I’ve waited for

Je me souviens encore de la premi

Il faut avoir tout perdu de son âme d’enfant pour ne pas rêver devant Nights

Nights est un personnage fantaisiste habillé d’un costume mauve qui aide les enfants à s’en sortir de leur cauchemards. On notera que comme dans l’épisode sur Saturn, le petit garçon s’intéresse au sport et la petite fille à la musique. Will est un petit garçon qui aime le football (sur Saturn c’était du basket). Mais depuis que son père est parti travailler loin de la maison, Will se sent seul et fait plein de cauchemards. Helen est une petite fille pleine de talent qui délaisse de plus en plus ses répétitions de violon (sur Saturn c’était du chant) avec sa Maman pour aller voir ses copines mais ces derniers temps, elle culpabiliser et fait plein de cauchemards. Davy1 est un petit garçon qui adore Nights, mais cela fait plus de 10 ans que Sega n’a plus sorti de jeux et depuis, il fait plein de cauchemards également. Eh oui, la réalité dépasse parfois la fiction ;) Heureusement, Nights revient pour les sauver, enfin surtout moi !

Après une longue période d’hibernation, Nights nous revient avec énormément de fraîcheur et bien plus riche qu’avant puisque nous avons droit désormais à 3 mondes à visiter avec Will et 3 mondes différents à visiter avec Helen ainsi qu’un stage final commun aux deux enfants. Jusque là, on a un peu l’impression de constater un découpage du jeu comparable à la Saturn. Mais ce qui fait toute la différence, c’est que chaque monde ne correspondait qu’à un seul stage sur Saturn alors que sur Wii, il y en a 5. Je ne sais pas si vous voyez le rapport de force ;)

Et quitte à intégrer de la quantité, pourquoi ne pas se lancer dans la variété ! En plus des stages dont nous connaissons le principe premier mais qui ont été légèrement revisités et qui consistent à faire virevolter Nights dans des univers en 3d en suivant un chemin précalculé, vous découvrirez de nombreux mini-jeux originaux. L’un d’entre eux revient systématiquement dans chaque monde, il s’agit de suivre Octopaw, une sorte de pieuvre mauve. Dans cette épreuve, il faut enchaîner les links, c’est à dire effectuer des combos en traversant des anneaux de lumière qui permettent à Nights d’accélérer ou encore récupérer des blue chips, ce sont des sortes de boules bleues. Cette épreuve demande pas mal de dextérité si vous souhaitez faire grimper vos links ! A la fin du premier stage, vous rencontrerez à chaque fois le boss du monde. Il reviendra également pour le dernier stage en version plus difficile. Parmi les autres stages proposés, voici en vrac quelques-unes des épreuves qui vous seront proposées : capturer des Nightmariens, sauver des Nightopians avant qu’ils ne se fassent aspirer, récupérer des cristaux éjectés par un volcan en éruption, jouer la musique de Nights en volant le long d’une partition en activant les notes au rythme adéquat, le tout dans une ambiance féérique que vous n’imaginez même pas et le tout sur des musiques sensationnelles dans la veine du jeu sorti sur Saturn.

Et pour rajouter un peu de fantaisie, le jeu de caméra vous propose de jouer avec une vue de côté, puis parfois de dos et encore d’autre fois de haut. Tous ces changements ont été vraiment intelligemment pensés et permettent par exemple à Nights de visiter des intérieurs plus étriqués avec une caméra qui le suit parce qu’elle n’aurait de toute manière pas la possibilité de se placer ailleurs. Et puis d’autres fois, il n’y a pas de raison apparente si ce n’est faire plaisir au joueur.

Nights peut se jouer à la Wiimote. Il suffit de pointer l’endroit où vous souhaitez que Nights aille et il s’y rendra. Mais pour ma part, je trouve le gameplay bien trop précis et vif que pour jouer de cette manière. Le jeu se joue donc de manière plus classique avec le stick du nunchuk que vous n’oublierez pas de placer au préalable. Mais il est également possible d’utiliser la manette classique de la console virtuelle ou encore une manette Gamecube. Bref, plus de choix que ça, y’avait pas moyen.

Nights dispose de diverses transformations. On se souvient des séances de luge de la version Saturn. Cette fois-ci, Nights se transformera en bateau, en roller coaster ou encore en dauphin pour aller sous l’eau, en rocket ou encore en dragon. D’ailleurs je me demande si Rocket Nights et Dragon Nights sont des clins d’œil aux jeux Rocket Knight et Dragon Knight ;) Lorsque Nights traversera un prisme, il se réfractera en 5 petits Nights que vous pourrez guider telle une escadrille. Une loupe fera de votre Nights un géant ! Des miroirs déjà présents dans la version Saturn vous permettront de récupérer des items qui semblent pourtant inaccessibles. Rêve, féerie... Nights ne fait qu’accumuler les idées pour vous transporter dans un monde fantasmagorique.

Electrochoc émotionnel

Les univers que vous visiterez sont beaux à pleurer et comportent de véritables prouesses techniques. Par exemple, certains décors sont intégralement modifiés en temps réel par un remplacement du jeu des textures et du morphing lorsque vous appuyez sur un Switch. La nuit peut prendre le pas sur le jour tout en modifiant des éléments du décor et donc votre manière de jouer. Imaginez des caisses qui se matérialisent en centaines de particules lumineuses à la manière de lucioles. Imaginez des pissenlits qui dispersent leur pollen lorsque vous les heurtez. Vous n’aimeriez pas voler sur la musique chantée de Nights tout là haut au-dessus d’une ville éclairée alors que le ciel envahi de ballons colorés s’embrase sous des feux d’artifice ? Chaque stage regorge d’effets spéciaux en tout genre : distorsion de polygones, transparence, reflets, effets d’eau, pyrotechniques : le nombre de particules à l’écran est tout bonnement hallucinogène. Nights est très beau, chaleureux, festif, plein de couleurs et offre une véritable alternative aux jeux grisâtres et rigides actuels. Mais tout se paye dans la vie et ici, c’est le framerate qui en prend un coup. Certes, ce n’est pas catastrophique puisque nous naviguons à du 30 images par seconde mais vous connaissez mon niveau d’exigence, seules 60 images par seconde arrivent à me flatter l’œil.

Les boss sont réellement très originaux. J’ai adoré celui qui se cache dans une autre dimension et que l’on peut découvrir en effectuant des paraloops, des sortes de loopings qui créent des trous noirs absorbant tout sur leur passage. Il est dès lors possible de découper dans une sorte de grand drap noir afin de faire apparaître l’ennemi qui se cache et puis l’éliminer. Cette idée me semble très inspirée du jeu d’Arcade Gals Panic qui consistait à détourer des surfaces afin de les faire disparaître. Un autre boss reprend le principe de ces labyrinthes à bille généralement en bois. Il faut faire rouler des boules dans des trous afin d’éliminer le boss. C’est sûr, on est bien loin des affrontements classiques. A chaque fois, il faut découvrir une technique pour en venir à bout. Mais vexé que vous l’ayez battu une première fois, il reviendra vous faire un petit coucou avec de nouvelles transformations lorsque vous êtes sur le point de terminer un monde.

Je suis amoureux de la fille de la météo

On se souvient de la fonction horloge interne de la Saturn qui avait été utilisée dans Nights Into Dreams. Cette fois-ci, Sega réitère l’expérience en étant le tout premier jeu à gérer la fonction météo de la Wii. Si votre Wii est branchée sur Internet, il neigera dans My World s’il neige chez vous. My World est le petit monde où vous pouvez élever les petites créatures que vous récupérez dans le jeu, c’est une sorte de fonction tamagotchi.

Alors, est-ce qu’il y a des choses qui m’ont déplu dans ce jeu ? Eh bien oui ! Le fait de voir Nights parler alors qu’il était jusqu’à présent un personnage silencieux a eu peu écorné la féerie du titre. Je crois que je ne m’y ferai jamais.

Cependant, ce Nights et toutes ses références vous rendra heureux. La durée de vie est tout à fait honnête d’autant que pour voir la vraie fin, il faudra obtenir un C à chacune des missions, c’est à dire être rapide tout en jouant admirablement. Le mode deux joueurs n’est pas en reste et propose deux types de jeu, de la course et du combat. La course est très appropriée à ce style de jeu et oblige le joueur à bien passer dans les anneaux de lumière s’il veut pouvoir pousser des pointes de vitesse. Le combat est nettement moins folichon : en fait, la cible adversaire disparaît souvent de l’écran et cela devient bien souvent hasardeux. On oublie. Il est cependant clair que par rapport à la version Saturn qui n’était jouable que seul (ici on voit Nights et Reala qui s’affrontent), la version Wii apporte un véritable plus, d’autant qu’il est possible aussi d’y jouer en ligne. Le mode en ligne vous informe également en détail pour chaque stage de votre classement mondial. Nights est un jeu qui vous rendra heureux. Merci pour ça !

Graphismes : 95%
Nights est un beau gros bonbon qui révèle de bien multiples saveurs.

Animation : 77%
Seulement 30 images par seconde, un défaut qui se repère essentiellement dans les cinématiques et dans les phases à pied. J’aurais tellement aimé avoir du 60 images/seconde :’(. A côté de cela, il est vrai que les décors fourmillent d’animation.

Jouabilité : 90%
Préférez le système de jeu classique à l’originalité imprécise de la Wiimote.

Bande Son : 98%
Magnifique, dans la lignée du premier opus. Elles me restent dans la tête toute la journée en ce moment. Pas mal d’entre-elles sont chantées.

Intérêt : 97%
La notation allant de A à E relance votre goût de joueur pour le score attack

Note Globale : 95%
Je me souviens avoir jubilé d’avoir complètement raté un niveau du jeu, car je savais que j’allais pouvoir revoir un passage fantastique qui m’avait beaucoup plus.


NOTE : 09/10