Consoles-Fan
14/08/2018

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Axelay
Un shmup en scrolling altern
surprenant et culte.

Titre autant adul

Maudits aliens.

Une race alien, inconnue jusqu’ici, débarque sur votre planète, dans le seul but de tout ravager. Les dernières forces alliées tentent en vain de lutter contre l’ennemi jusqu’à ce que l’arme dernier cri, le prototype AX-77 Axelay, soit mis en service.

Avec une telle arme, détruire l’ennemi dans son nid sera un jeu d’enfant... Vraiment ?

Vous l’avez compris, la force d’Axelay ne réside pas dans son scénario, bateau au possible, à tel point que je me suis cru un instant en train de réécrire mon article sur Hellfire...

Un shoot en scrolling alterné.

Axelay est un jeu né sous le signe de l’originalité : Konami a eu en effet la bonne idée d’alterner les phases en scrolling vertical et horizontal, en y ajoutant le brin de magie propre à cet éditeur.

Ce jeu date de l’époque où Konami était synonyme d’autre chose que « jeu de foot ». Une époque bénie où des titres aussi mémorables que Contra 3 ou Super Castlevania faisaient l’unanimité sur la console 16 bits de Nintendo.

Le jeu est sorti en 1992, et il a eu la joie d’une sortie sur les trois continents. A noter que la version japonaise comporte des bugs graphiques au milieu du niveau 2 (passage avec la planète bleue en arrière plan) lorsqu’on y joue sur une console européenne en 50 hz. Rien qui empêche de jouer au jeu.

Un armement original, inspiré de loin par Gradius.

A l’instar d’un Gradius, autre titre culte de l’éditeur de Kobe, vous pouvez choisir votre armement avant de partir au combat.

L’AX-77 est un vaisseau avec trois types d’armements : tir principal, tir latéral et tir arrière.

A chaque début de niveau, vous devez choisir un armement parmi ces trois types, sachant que chaque niveau parcouru débloquera une nouvelle arme. C’est d’autant plus motivant qu’aucun power-up ne viendra améliorer votre armement en cours de jeu.

Cela donne un aspect stratégique au jeu : les armes sont tellement différentes qu’elles influenceront votre façon de jouer.

Un déroulement surprenant.

La première fois que l’on joue à Axelay, il se produit l’effet d’un choc, et ce, malgré son âge.

En mode shoot vertical, le jeu met à profit les effets propres à la Super Famicom (le fameux mode 7), en y ajoutant un petite touche : l’effet de relief. C’est assez difficile à décrire, mais essayez simplement d’imaginer un F-Zero dont le haut de l’écran aurait été compressé pour donner un effet de perspective. En deux mots : réussi et magique.

Les niveaux horizontaux sont en revanche plus classiques, et ils sont proches dans leur déroulement d’autres titres Konami tels que Salamander ou Gradius. La progression est lente, mais le nombre d’ennemis à l’écran reste haut.

Les graphismes sont splendides pour la SFC, les sprites sont remarquablement fins et détaillés. L’animation fait également bonne figure, il y a peu de ralentissements contrairement à d’autres titres de ce genre sur SFC. Les musiques, sans être inoubliables, savent être mélodieuses et accompagne l’action de bonne manière.

Le jeu est divisé en 6 niveaux, avec des thèmes bien marqués.

- Niveau 1 : l’envol depuis la base principale, niveau vertical dans de superbes nuages.
- Niveau 2 : station spatiale en scrolling horizontal. Le boss (un robot bipède) est mémorable.
- Niveau 3 : survol d’une mégapole.
- Niveau 4 : une caverne souterraine avec des créatures organiques.
- Niveau 5 : la planète rouge. Le boss de fin est superbe.
- Niveau 6 : affrontement final contre la flotte alien.

Chaque boss de fin niveau fait figure de festival. Non contents d’occuper une bonne partie de l’écran, ils sont en plus remarquablement animés. Au programme : une araignée, un robot bipède ou encore une créature de feu particulièrement violente.

Le jeu propose un défi de bon niveau, grâce à plusieurs niveaux de difficultés. Chaque niveau de difficulté vous incite à réussir le suivant afin de voir la vraie séquence de fin, à l’instar de Contra 3.

Sous sa robe originale, Axelay cache tout de même un shmup relativement classique. Le vaisseau répond au quart de tour : c’est ce que l’on demande en premier à un shmup.

Attention, titre culte.

Un shoot’em up particulier que tout fan de la SFC doit posséder.

Axelay est adulé par ses fans, mais il a aussi ses détracteurs qui lui reprochent une certaine mollesse comparé aux ténors du genre.

On ne peut en revanche pas lui reprocher d’avoir cherché à innover un peu dans un genre aussi éprouvé que le shmup.


A noter : le jeu est disponible sur le service console virtuelle de la Wii de Nintendo aux USA, gageons qu’un effort sera fait pour que le public europ
NOTE : 09/10