Consoles-Fan
22/09/2020

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Gears of War
L’invasion...
... a commenc

Fin 2006, alors que la

Emergence Day

L’humanité est au bord du gouffre. Des profondeurs de la Terre ont émergé des milliers de monstres, les locustes. L’invasion fut rapide, et la victoire quasi-totale. L’humanité, pour survivre, a émigré vers les hauts plateaux, là où les monstres ne peuvent forer la roche. Petit à petit, la riposte se prépare. Mais pour la mener, il faut des hommes forts, charismatiques, capables de mener un groupe de têtes brulées en plein territoire ennemi. Voilà pourquoi on a envoyé chercher Marcus Fenix, un ancien militaire jeté en prison. Ce sera a lui de mener la contre-attaque anti-locustes.

Comme prévu, il ne fallait pas s’attendre à grand-chose de la part du scénario, qui se limite principalement à « GREUUUUAHHHH, Locustes !, PAN PAN ». Et ce n’est bien évidemment pas là l’intérêt principal du titre, dont les qualités se retrouvent plutôt dans la prise en main et les rouages du gameplay.

A couvert !

La plupart du temps, vous serez confronté à des situations durant lesquelles des hordes d’ennemis vous tomberont dessus, ne vous laissant d’autres choix que de vous cacher. Bonne nouvelle, les développeurs d’Epic Games ont pensé à tout. Par une simple pression sur le bouton A, vous pouvez vous mettre à couvert derrière tout et n’importe quoi. De plus, vous avez la possibilité, en imprimant une direction au stick analogique, de faire d’autres actions comme une roulade ou escalader une barricade. Cependant, on déplore quelque petits problèmes de précisions, le héros restant parfois un petit peu trop collé à son bout de mur.

Au niveau du level-design, il ne faut pas vraiment rechercher l’originalité, mais plutôt l’efficacité. Il y a en effet très peu de chances de se perdre, vu que la liberté est quasi-inexistante. « Couloirs-land » diront certains. Cela n’a néanmoins pas que des désavantages, puisque le jeu est très structuré, les scènes d’actions s’enchaînent de façon fluide et le jeu reste très agréable à parcourir. Un compromis a donc été nécessaire pour trouver le bon équilibre, et Epic Games n’a pas à rougir du résultat.

Là où le bat blesse, c’est plutôt sur l’intelligence artificielle du jeu. Enfin, si on peut appeler ça une « intelligence ». N’espérez pas un semblant de stratégie de la part des Locustes, ces derniers se contentant de foncer tout droit vers vous en se planquant de temps en temps et en sortant parfois de leur cachette alors que vous faites déjà feu depuis un bon moment. Ne parlons pas de vos coéquipiers, qui ont le don de se mettre dans des situations complètement désavantageuses, ce qui vous oblige à aller le porter secours assez régulièrement, alors que vous avez déjà fort à faire de votre côté. De sérieuses lacunes qui peuvent entacher votre plaisir de jeu par moment.

Enfin, un dernier mot sur les différents modes de jeux disponibles. Le mode solo d’une part, qui retrace donc les aventures de Marcus contre les méchants Locustes. Bien que réussi, ce mode ne prend véritablement son ampleur que lors d’une partie en coopération, soit en ligne, soit sur la même console. Le fait d’agir avec un ami de façon logique et coordonné décuple le plaisir de jeu, et vous immerge réellement dans l’action. J’irai même jusqu’à dire que le jeu doit obligatoirement être joué en coop’ pour en tirer toute sa quintessence. Le multijoueur est quant à lui assez addictif, mais souffre aujourd’hui de la comparaison avec les canons du Live que sont Call of Duty 4 et HALO 3, tout deux bien plus profond en terme de gameplay et de level-design que Gears of War. A essayer, à l’occasion, si vous ne possédez pas les deux jeux suscités.

Unreal Engine III

A sa sortie, Gears of War pouvait se targuer d’être le plus beau jeu vidéo jamais créé. Et le rejeton d’Epic a encore de beaux restes : modélisation de pointe, textures riches et variées, framerate à 30 images par seconde totalement imperturbable, et environnements détaillées. Le seul reproche que l’on peut faire à tout cela, c’est l’absence totale d’interaction avec le décor, hors le fait de se mettre à couvert. Vous pouvez tirer dans un mur, jamais ce dernier ne se brisera, même avec une arme lourde. A l’heure des consoles surpuissantes, cela fait vraiment bizarre.

Au niveau sonore, les bruitages et les musiques assurent totalement le spectacle. Par contre, carton rouge à la balance sonore. Lors des cinématiques, le volume des voix est ridiculement faible, et généralement couvert par la musique. Impossible de comprendre distinctement ce que disent les protagonistes. Espérons que ce problème ne se reproduira pas dans le prochain volet.

Fun

Gears of War est un bon jeu. Très beau, immersif principalement en coopération, mais souffrant de soucis d’IA et d’un moteur physique limité, il est le résultat d’une série de compromis opérés par Epic Games. Il n’en demeure pas moins que c’est une expérience à vivre au moins une fois, ne serait-ce que pour comprendre l’évolution technique qu’il a su créer.



- D
NOTE : 07/10