Consoles-Fan
20/01/2018

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Cloverfield
Ah ben
C’est pas de chance !

Cloverfield m’avait attir

Le film se veut un peu voyeur mais en même temps comme la caméra ne fait qu’accompagner les jeunes que l’on suit, on n’en sait finalement pas plus qu’eux sur ce qu’il se passe. Du moins, on l’apprend en même temps. Bien exploité, ce type de narration peut être intéressant au cinéma.

En réalité, le film est présenté comme la projection d’un document top secret : une cassette vidéo réalisée par une bande de jeune qui aurait du initialement relater la soirée d’adieu faite à un de leurs amis qui s’en va vivre au Japon après avoir décroché un poste là-bas. On a même droit à des petits flashbacks grâce à de courts passages de l’enregistrement précédent qui n’ont pas été totalement éliminés suite à de mauvaises coupures et un mauvais repositionnement de la bande à chaque fois qu’on arrête et qu’on recommence de filmer. Pas mal comme idée. Le montage se veut d’ailleurs volontairement inopportun et ressemble à un puzzle éparpillé qu’il faudra ranger par vous-même mais rassurez-vous, on y retrouve très bien ses petits puisque finalement, ce sont des extraits linéaires de vidéo à caractère privé.

Oui, je reconnais que l’idée est originale, pas totalement me direz-vous en pensant à Blair Witch Project. Les coupures sont volontairement mal faites tant au niveau de l’image que de la bande-son. Certaines phrases sont même carrément coupées sans concession, exactement comme c’est certainement aussi déjà arrivé sur vos propres productions.

Cependant, je trouve tout de même que la caméra qui semble plus embarquée sur un roller coaster qu’à l’épaule est très fatigante. En effet, si on peut comprendre que la caméra ne va donner qu’une image très secouée dans des moments de panique, on peut se demander comment il est possible de filmer aussi mal une fête d’ami à moins de le faire exprès.

Finalement, cette exagération dessert le film et n’amplifie pas le côté réaliste, que du contraire, puisque c’est en grande partie ce qui m’a fait vite décrocher d’autant que si sur la forme, le film est innovant mais pas forcément réussi, sur le fond, on nage dans le déjà-vu. C’est du Godzilla pur et dur mais mal filmé. Et comme si cela ne suffisait pas, on a carrément droit à des scènes "onzeseptembriennes" et on nous arrose le tout de nombreux encarts publicitaires : des insertions commerciales pas très heureuses et mal dissimulées pour un film qui se veut soi-disant amateur. Vous me direz qu’ils peuvent filmer ce qu’ils veulent, mais bon... Heureusement que le film n’était pas long a été ma première réflexion en sortant de la salle.


 R