Consoles-Fan
22/02/2018

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Turok
Euh petit ou grand ?
Jamais rien compris aux

Telle Ripley dans le Aliens de Cameron, Turok est accueilli comme la chochote de service par une cohorte de marine de l’espace tout juste d

Cette section de marine doit intervenir contre un groupuscule terroriste réfugié sur une planète hostile. Le passé de Turok est fortement lié au susdit groupuscule... Ce qui lui vaut une réputation peu reluisante de traitre auprès de ses compagnons d’infortune. Mais notre guerrier indien n’a même pas le temps de finir de faire connaissance que le vaisseau se retrouve sous le feu nourri de divers missiles interstellaire.

L’engin est en feu et il faut fuir le plus vite possible dans les décombres métalliques... C’est l’occasion pour le joueur de se familiariser avec les commandes. On est dans un FPS classique avec une vue en third personne pour les actions type « monter à une échelle » à la Perfect Dark zero. Pas de problème majeur de jouabilité pour qui connait le genre. Cependant le joueur pourra être gênè par un mouvement de caméra stick droit assez perturbant. On dirait que le déplacement s’accélère, qu’il n’est pas homogène, ce qui invite parfois le joueur a forcer son inclinaison et par la même à perdre en précision. Les réglages des options pallient un peu le problème, mais cela reste un tantinet désagréable.

Finalement le vaisseau en flamme atterrit tant bien que mal (plus mal que bien en fait) sur la planète. Bien évidemment la faune est exclusivement reptilienne de type jurassique... On ne va pas changer une recette mainte fois éprouvée ! Cependant les premiers combats opposent le joueur à des humains. Le tout est plutôt dynamique et on apprécie tout particulièrement les actions furtives couteau en main dans le dos des ennemis : classe !

Mais très vite les choses se gâtent. Tout d’abord sur le plan technique, le moteur de Epic a beau être utilisé, il faut bien avouer que graphiquement le jeu est tout juste limite. La jungle certes touffue, fait quand même très cheap. Les couleurs sont ternes, les textures peu détaillées, à des années lumière de la végétation luxuriante de The Uncharted. L’intégration des personnages du jeu n’est pas parfaite. Alors forcément sa gâche un peu l’immersion. Les environnements urbains s’en sortent mieux et font parfois penser à Halo...2. Les murs gris sont propres, mais bon ça manque singulièrement de détail.

L’IA ennemi, quant à elle, est assez surprenante. Les humains sont tour à tour des pantins inanimés tout droit sorti d’un immeuble sombre de I’m a Legend, ou champion bionique du GIGN de l’espace... Mais généralement ils ne posent pas trop de problème. Ce qui n’est pas le cas des dinosaures... Ils attaquent de n’importe où et le joueur finit par être extrêmement handicapé par sa vue subjective. Il est très difficile d’anticiper les mouvements des reptiles et il arrive souvent que l’on ne comprenne même pas d’où est venue l’attaque : frustrant. Tant est si bien que le joueur peut même mourir sans trop savoir pourquoi...

Dès lors desservi par une réalisation à peine correcte et sans la moindre originalité de gameplay, Turok semble avant tout destiné aux fans du genre en manque d’aventure. Mais il faut tout de même avouer que passer derrière un Bioshock ou un Call of Duty 4 n’est pas une mince affaire... A moins d’être totalement accro aux dinos.


NOTE : 05/10