Consoles-Fan
19/09/2018

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Mystery Dungeon : Shiren the Wanderer
Je suis un voyageur solitaire

Fushigi no Dungeon est une tr

Techniquement, le jeu me fait irrésistiblement penser à Lunar en Saturn pour ses couleurs, ses personnages qui trépignent sur place et sa vue aérienne de ¾. Le jeu n’est pas avare en animations dans les décors. Certes, les dongeons alléatoires sont parfois un peu trop simplistes graphiquement mais ce petit défaut est largement rattrapé par un intérêt de jeu énorme et un gameplay aux petits oignons et dont les finesses vous sont présentées via un tutorial enrobé scénaristiquement. Ainsi, il y a toujours une petite histoire ou une petite anecdote pour vous expliquer comment effectuer telle ou telle action. J’ai trouvé ça bien plus agréable que les tutoriaux habituels où on nous dit, bon, les gars, faut appuyer sur A maintenant...

Le gameplay est très évolué et bien pensé pour la Nintendo DS. S’il est possible de se déplacer de manière très commode avec l’écran tactile, ceux qui préfèrent jouer avec la croix pourront aussi le faire. Et regardez bien cette petite subtilité. Afin d’indiquer que vous souhaitez vous déplacer en diagonale, il suffit de maintenir le bouton R enfoncé. Ceci est un excellent paliatif contre les problèmes que l’on pourrait rencontrer avec la croix directionnelle de la Wii . Certes, il est possible de se déplacer en diagonale sans appuyer sur R, de manière tout à fait normale, mais cette validation supplémentaire apporte un véritable confort de jeu tout en restant optionnelle.

Pour frapper les ennemis, il suffit de se présenter devant eux et de donner un coup avec A. Mais vous pouvez aussi utiliser l’écran tactile et votre stylet pour vous diriger et frapper les ennemis. C’est très pratique et immédiat : le jeu interprête même parfaitement bien ce que vous voulez faire en fonction des situations et il n’est pas nécessaire d’utiliser 36 boutons. Les ennemis ne bougent que si vous bougez ou si vous effectuez des actions. Mine de rien, cela donne une petite dimmension tactique bien sympathique. L’aire de jeu est d’ailleurs virtuellement divisé en cases même si le jeu vous donne l’illusion de vous déplacer comme bon vous semble, vous vous arrêterez systématiquement dans une de ces cases lorsque vous n’avancez plus.

L’interface est, elle aussi, très travaillée, avec un tableau d’options bien complets qui vous permet de configurer le jeu comme vous le souhaitez ou presque. Vous pouvez ainsi décider d’écouter la musique qui vous plait ou de placer la carte du dongeon qui se dévoile au fur et à mesure que vous le parcourrez, à l’endroit qui vous convient le mieux.

Les dialogues sont vraiment très rigolos, espiègles et parfois assez moqueurs mais ils sont en anglais : en espérant que ça n’en rebute pas certains. Je me répète, des petits bijoux comme ça qui arrivent en version européenne, faut pas se refuser un tel plaisir.

Le jeu semble couvrir une mine d’idée, en tous cas, le nombre de gisements est incalculables et je ne pourrai pas les reprendre ici sans en oublier. De nombreux pièges aux effets divers et originaux comme par exemple vous désarmer, vous aveugler ou encore vous faire trébucher sont répartis dans les niveaux. Certains ennemis s’amusent même à transformer vos armes en boulettes de riz ! Je ne vous raconte pas la crise quand votre super épée chérie super puissante est anéantie de la sorte ! Pire encore, certains équipement sont maudits et vous ne pouvez par exemple plus les retirer. C’est plutôt gênant pour améliorer les caractéristiques de votre personnage non ? C’est là qu’il faut tirer à votre avantage les pièges qui enlèvent votre équipement puisque ce dernier ne fait pas le tri. Il est cependant possible également de désenvoûter votre équipement. Et l’élément le plus vicieux, c’est que finalement, vous savez pertinament que des équipements dont le nom est écrit en jaune sont envoûtés. Donc en choisissant de vous équiper avec, vous avez tout à fait conscience du risque que vous courrez.

Avec son ambiance très japonaise renforcée par une sonorité très kabuki, Mystery Dungeon : Shiren the Wanderer s’impose comme un des meilleurs RPG de la console et sans doute aussi un des plus durs. Il existe d’ailleurs un système très original dans le jeu qui permet au joueur mis KO par l’ennemi d’appeler à l’aide via des amis jouant dans le coin ou carrément via internet grâce au Wi-Fi. Et là, il faut juste attendre qu’une bonne âme accepte de vous aider. En bref, Mystery Dungeon : Shiren the Wanderer a tout ce qu’il faut pour séduire un amateur de RPG exigeant.

Graphismes : 72%
Inégaux mais ils me font tellement penser à Lunar que je craque.

Animation : 73%
Certains déplacements accélérés sont un peu sec, à part ça, tout roule.

Jouabilité : 93%
Clair, concis, opérationnel, voilà un exemple à suivre de gameplay.

Bande Son : 90%
Si vous aimez comme moi le Japon médiéval, c’est pour vous !

Intérêt : 95%
Excellent RPG, profond et bourré d’humour et d’idées : très rafraîchissant.

Note Globale :90%
De rares faiblesses face à de nombreux points forts font de ce jeu un must have sur Nintendo DS.


NOTE : 09/10