Consoles-Fan
23/10/2019

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10 000 B.C.
On dit qu’il vaut mieux se cacher derrière
un mammouth, qu’à avoir à en cacher un...

Les films du genre la "Guerre du Feu" ne sont pas monnaie courante. C’est l’archétype du film qui ne laisse pas indifférent : ravi et prêt à crier au titre culte sur tous les toits ou désemparé et déçu, la critique a beaucoup de chance de ne pas être en demie-teinte...

C’est septique que je suis entré dans la salle de cinéma. La programmation de certains films n’étant pas celle annoncée sur internet, j’ai cru bon de me rabattre sur 10 000 B.C.

Si les premiers échos que j’ai ouïe dire ci et là n’étaient pas très faborables, nous savons que le réalisateur n’est autre que Roland Emmrich. Ce dernier ayant à son actif Independance Day que j’avais adoré et Le Jour d’Après qui avait failli m’endormir de lassitude, on peut dire que ça fait 1-1. En conséquence, c’est sans aprioris négatifs que je suis allé le voir. Faisons-nous notre propre opinion !

Roland Emmerich est connu pour ses films aux effets spéciaux. A part les 2 précités, il a également à son actif des films comme Godzilla, Stargate : la porte des étoiles, Universal Soldier. C’est en quelque sorte la star du film car le casting n’a rien d’exceptionnel. Effectivement, on sent bien sa présence grâce à des effets spéciaux sur lesquels il n’y a rien à redire. Ici, ce n’est pas le fond bleu qui est utilisé à outrance mais les images de synthèses qui sont incrustées avec la plus belle perfection. Au tableau des points forts du film, n’oublions pas de citer la beauté photographique de nombreux paysages. Celle-ci sied bien au format utilisé (un format des plus rectangulaire : un bonheur au premier rang : on a l’impression d’y être !!!).

Pourtant malgré tout le génie mis en oeuvre pour obtenir une réalisation de maître, je constate avec regret l’utilisation trop fréquente de gros plans. C’est une technique qui semble à la mode depuis quelques années et dont je ne parviens pas à me faire. Cela rend l’action brouillonne... Pire dans ces scènes, il n’y a presque pas de retours à des plans plus larges : on s’y perd comme une aiguille se perdrait dans un shoot them up aux milles sprites !!! Je pense notamment à une scène de combats dans une végétation luxuriante et aux herbes bien trop développées. Par ailleurs, le ton général donné au film manque de force. La sauce a du mal à prendre. On se sent un peu plus à l’aise dans la seconde partie, mais le tout m’a semblé aseptisé au possible. Est-ce du à l’époque ? A un mouvement général de censure de plus en plus présente ? Peut être pas puisque les regards et les paroles se font assez douces... Pour moi, ça manque d’authenticité, de force par rapport à l’époque. Aussi, il y a de grands moments d’invraisemblance et quelques clichés qui frisent parfois le ridicule (confondre un tigre géant sorti de Final Fantasy ou de Dragon Quest avec un Alien... il fallait oser !).

Sinon, j’ai été étonné de voir autant de paroles dans le film, moi qui m’attendait à une sorte de "Guerre du Feu" avec simplement des effets spéciaux dignes de Jurassic Parc. Donc sur la forme, c’est acceptable mais c’est surtout le fond (ce n’est qu’une course poursuite si l’on regarde bien) qui n’était pas à la hauteur. Evidemment, c’est mieux que Le jour d’après, mais ça s’arrête là.