Consoles-Fan
23/10/2019

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Grand Theft Auto IV (GTA IV)
Le test interdit aux moins de 18 ans,
100 % gagnant !!!

Ca y est !!! On l’a ENFIN cette fameuse suite de GTA.... Une suite qui succède à la gargantuesque extension San Andreas mais qui se rapproche moralement et mathématiquement plus du III (que je n’avais pas trop aimé). Heureusement, Rockstar a décidé de secouer son shaker bien fort et d’y rajouter quelques ingrédients bien relevés avec notamment pour la première fois un mode multijoueur. Gentlemens. Are you ready ? Get Set ! Shoot !!!

Le test M comme Mature : CHAPTER ONE
Le mythe : réalisation.

Niko : "Life is complicated ; I killed people, smuggled people, sold people. Perhaps here, things will be different"

Avec le premier trailer de GTA IV, nous avons appris que c’était le grand retour de Liberty City. Cependant cette fois, les similitudes avec la grande pomme (New York) seront bien plus nombreuses que dans GTA III. Quelques quartiers Bohan (Bronx), Broker (Brooklyn), Dukes (Queens), Algonquin (Manhattan), Alderney (New Jersey) y sont reproduits mais les concepteurs ont décidé de réaliser quelques modifications si nécessaires afin que les décors collent au mieux au gameplay et que le fun soit mis en avant en priorité. Les incultes qui ne connaissent pas New York (moi en l’occurrence) reconnaitront tout de même différents embranchements de coins de rue, la Statue de l’Hilarité, Central Park pour une partie de la verdure (mais il y en a un peu partout dans une moindre mesure) ou l’Empire State Building.

Reproduction de la ville

La création d’un New York virtuel est à n’en pas douter une réussite totale. La modélisation et la conception de la map est d’un niveau ahurissant, d’une complexité surprenante (mattez moi ces ponts dignes de grands architectes : c’est sublime, surtout que l’éclairage aléatoire vous donne une variété quasi infinie de nuances avec tout autour des lampadaires, néons et effets de mirroirs par centaines). Il est possible en hélico de tourner la caméra autour du point central pour visionner l’ensemble de la ville. Mais dans tout ça, le plus étonnant c’est la première fois qu’on prend le jeu en main. Avant sa sortie, on n’avait eu que des trailers et pas de vidéos ou images in-game : le truc c’est qu’entre la qualité des cinématiques et du jeu, il n’y a vraiment aucune différence. Just Magic !!!

Tous les détails et éléments qui nous avaient été promis dans les préviews (et dont tout le monde doutait à la vue de la liste de folie qu’on avait) sont bien présents. Comptez 40 heures pour finir l’histoire principale du jeu, au moins le double pour le finir à 100 % et encore un peu pour explorer la totalité du terrain dans les moindres détails. Juste un exemple : les textures des routes peuvent par endroit être assez lisses, sur la rue d’à côté, ce sera quasi photo-réaliste avec des raccords, des imperfections, du vieux béton,... On s’y croirait. A ce niveau, c’est même mieux que dans la plupart des jeux de course alors que ces derniers n’ont pas tant à gérer autour de la route. Les voitures aussi se sont franchement améliorées.



Insuffle la vie, défie le réalisme !

L’animation vous montera ce qu’il y a de mieux avec la façon de bouger des héros (moteur Euphoria qui remplit par définition sa mission), de la façon de tituber après une nuit agitée à la façon d’articuler, de faire de très nombreuses mimiques,... Des yeux qui brillent, des mouvements personnalisés à l’infinie (il faut voir les piétons prendre le trottoir ou un escalier marche par marche), c’est du jamais vu. La bibliothèque de mouvements n’a aucune concurrence. L’animation peut aussi se targuer d’aller fort loin dans la destructibilité des objets, voitures et des décors. L’interaction avec les décors, point fort de la série, se renforce ici un grand coup... Sans compter que la casse est sublimée par des effets de fumée, de poussière, d’éclatements (pneus, vitres,...) à la pelle. Graphiquement, Saints Row est complètement oublié alors que sur le papier ce n’était pas forcément évident.

Cependant force est d’avouer que malgré d’énormes améliorations par rapport aux versions PS2, reste du clipping par ci par là, un manque de fluidité particulier dans certaines situations (faites tourner la caméra autour d’un bateau) et quelques passages illuminés d’une façon peu lisible (encore plus que dans San Andreas).



Crazy Tempo : musique, digites & bruitages.

Côté musique, il y a des morceaux de folie, cependant on ne tombe pas toujours dessus et chaque radio possède un éventail relativement large de musiques. Dans les précédents épisodes, on avait des morceaux qui se cantonnaient à un style bien précis sur une même radio comme par exemple du pur heavy metal, alors qu’avec GTA IV, on a plus de variété par radio. En soit, c’est plus réaliste, perso je préfére l’ancienne formule. Bon, on n’a pas à se plaindre, on a des trucs de ouf tout de même avec du rap russe, du Jean Michel Jarre (Oxygène), du rock et du punk,... Ah, j’allais oublier : la musique d’intro est extra. Elle est courte, mais donne la pêche. C’est vrai qu’elle a peut être moins d’âme que celle de San Andreas, mais son petit côté rétro est d’un grand secours pour l’avenir de l’humanité.

Les bruitages ses sont grandement améliorés : il n’y a pas photo. Avant les flingues faisaient limite pistos à billes et là on a du vrai. Pour les voix digites, la variété et la qualité sont au top. Aucun jeu ne peut avoir la prétention de se comparer à GTA IV de ce côté là. Il y a 40 000 sons différents sur 19000 combinaisons. Oooooh ! Crazy game !!! Refaites une mission, les dialogues changent. Vous la ratez, vous recommencez, les dialogues changent à nouveau. La lassitude tardera à vous gagner aussi vite que sur les autres jeux.



Ambiance

L’ambiance est un des éléments majeur de la série. Ce point fort fait de ce GTA un jeu légendaire. Il y a une symbiose qui opère instantanément aux premières visions du jeu. Il suffit de matter les trailers pour s’en convaincre. Le travail de la lumière du soleil sur les paysages, les bruits de la vie de tous les jours autour de vous, la vie qui est présente partout, les piétons qui vivent leur propre vie, les voix digitalisées...

Tout cela ne forme qu’un tout. Cette invitation au jeu (et à l’envie d’incarner Nico à la manière d’un héro dans un grand film d’action de cinéma) est rythmée par les dialogues superbement interprétés. Les intonations, les accents sont là comme un chant entrainant vers l’histoire, ce qui permet d’améliorer l’immersion, le fait de se sentir impliqué dans les missions. Bon, je vais m’arrêter là ou je vais finir au marketing chez Rockstar, mais je vous assure que GTA IV est à la hauteur et qu’il est encore plus envoutant que San Andreas pour ce qui est de la mise en place des cinématiques... surtout qu’hors cinématiques, il n’y a que peu de différences. C’est aussi l’ambiance qui multiplie les effets positifs de la réalisation (sur PS2 les graphismes étaient moyens mais avec toute cette ambiance, ça passait tellement bien déjà).



CHAPTER TWO
Become a bad legend : Niko Bellic & Co.

"Looking For That Special Someone"

Avec ses airs de CJ docile et suiveur, Niko a pourtant du caractère et vous verrez qu’il a finalement de la suite dans les idées. Il ne vient pas au pays des donuts par hasard...

Niko et ses amis... les voitures

Cet épisode vous fera travailler vos relations sociales. Il faudra savoir trouver des alliés dans cet environnement hostile pour vous faire une place. Tout un programme.

Pour vous défendre justement, Niko se prend en main le plus simplement du monde. Il ne vous défiera pas longtemps avec sa façon de se pencher et son petit temps de latence pour démarrer. Sa physique est sublime, inégalée. Et pour ne rien gâcher, en quelques minutes vous l’aurez en main parfaitement. Seul bémol pour la visée libre, il faut appuyer à mi-pression sur le bouton de tir (à fond c’est pour locker) : ce n’est pas toujours pratique dans l’empressement de tirer.

Par ailleurs, là où vous serez bien plus désarçonnés, c’est avec le contrôle des voitures. C’est un ptit obstacle, mais le reste étant tellement prometteur, vous ferez l’effort. Au bout de quelques heures (tout de même oui), vous aurez un contrôle parfait : le tout est en fait juste de savoir qu’il faut freiner et pas seulement déraper comme dans les anciens épisodes. Franchement, plus ça avance, plus vous apprécierez cette maniabilité qui a prise le parti d’accentuer les forces pour que vous ressentiez un maximum de sensations. Aussi les voitures les plus puissantes sont bien plus maniables que la première que vous aurez.



Etat d’esprit

Concernant l’état d’esprit du soft, on a pu lire énormément de bêtises, tant sur la toile qu’en magazines, avec des trucs du genre : "le jeu est tellement réaliste qu’il ne laisse presque pas de place à l’humour à l’inverse de Vice City". Total bullshit !!! Franchement, des fois on aurait presque envie d’être sourd ou aveugle. En tous cas la bêtise humaine n’est pas prête de s’éteindre d’ici demain malheureusement. GTA IV est remplit d’humour jusqu’à l’os, il faudrait être dingo pour ne pas s’en apercevoir. Dès la première scène, on éclate de rire tout en ayant un aspect classe qui tient la route et qui fait qu’on ne tombe jamais dans le ridicule. Ce n’est pas le cas pour toutes les cinématiques (qu’il y ait un aspect comique), mais on s’en approche. Vice City ne m’a pas paru plus marrant à ce niveau. De toutes façons Vice City a beau avoir la meilleure bande son, il se fait décalquer à tous les autres niveaux par San Andreas et encore plus par GTA IV !!!



CHAPTER THREE
Give me so action right now !!!

"Move Up, Ladies"
Histoire principale

La main story vous engrangera dans une sorte d’histoire mafieuse prétexte à énormément d’action sauce cinématographique. A l’occasion du passage à la next gen, Rockstar a poussé le bouchon jusqu’à nous fournir des parties de gameplay complémentaires. Ainsi en plus de la reconstruction du mode de contrôle du tir, on a carrément un super compromis entre arcade et infiltration. Encore bien plus simple qu’un Metal Gear Solid, ce côté infiltration, car n’utilisant pas les alertes au bruit, mais au moins on se cache, on attend que la police (vite redoutable dans cet épisode) recharge pour les charger. Dans ce contexte, effectivement il y a un réalisme accru, mais ça n’en devient pas malsain. Si GTA est souvent la proie des critiques de toutes sortes, force est de constater qu’on voit tous les jours mille fois pire à la téloche ou au ciné. Pour revenir à nos héros russes, sachez que l’histoire offre des choix qui influent sur son cour et que les cinématiques vous donneront bien du plaisir... et ce jusqu’au bout. Croyez moi sur parole !


Jeux, loisirs et missions secondaires

Pour ce qui est des à côtés, on vous offre du sport avec du bowling. Son gameplay y est finalement assez précis. Les parties sont par contre un peu longue, tout comme pour le billard. En gros, c’est pratiquement du réal time, sauf qu’on peut sauter le jeu du concurrent. Pour attirer vos connaissances à devenir vos amis (échange de bon procédé : à partir d’un certain seuil d’amitité, ils vous offrent de l’aide comme par exemple des taxis gratos, des armes pas cher,...)... je disais donc pour les amadouer : rien de tel qu’un détour au restau, à la boite de streap, au café (effets réussis à 200 % pour la maniabilité gars bourré et visuel flou) ou au stand de fléchette. A part ça, vos amis vous donneront de petits boulots allant de missions classiques aux courses de voitures.

Flane dans la ville.
Pour finir le jeu (histoire principale), comptez 40 - 50 heures. Le plus drôle dans l’histoire, c’est qu’à l’inverse des autres jeux, le fait de finir l’histoire ne va pas vous donner l’impression que la durée de vie s’achève. C’est tout l’inverse. On a débloqué différentes possibilités, différentes zones : le jeu peut commencer. Vous allez pouvoir prendre votre pied dans les modes multi (notamment les modes de déconne sans but dans la ville entre potes), mais aussi airer en solo pour tenter de finir les missions secondaires, finir les pigeons (il y en a 200 cachés partout), ou simplement tenter ce qui vous passera par votre tête...

Et de ce côté là, il y a de quoi faire : visite de la ville, envie de se lancer des défis en tous genres comme tomber en rebondissant sur différents toits d’immeubles, faire le saut le plus long en moto, battre des records de course, faire un max d’explosion dans une ruelle,... Que sais-je ? La seule limite, c’est votre imagination. Ce qui est fort, c’est que l’on trouve sans mal de quoi se divertir sans but de mission précis. Le jeu a bien été conçu dans ce sens pour une durée de vie maximale. Ah, j’oubliais. Aussi, vous aurez énormément envie de refaire le jeu sur une autre save vu que les dialogues ne sont pas toujours les mêmes dans les cinématiques... et il en va de même pour les ambiances lumineuses, voir certains angles. J’en arrive toujours à me demander comment certains peuvent critiquer abusivement ce jeu, vu les possibilités qu’il offre.


CHAPTER FOUR
De la folie en solo comme en multi !

"Good Lord, What Are You Doing ?"
Multijoueurs

Les modes multijoueurs arrivent en force et surtout en grand nombre. Il y a bien sûr les classiques deathmatch, mais aussi des modes complètement barges qui vont ravire les gens qui comme moi ont toujours eu leur préférence pour les modes solo. Il s’agit de modes permettant de s’affronter en missions (le premier qui a réalisé la mission a gagné : en gros c’est pratiquement comme le mode solo sur ce coup) ou d’avoir des objectifs bien précis qui s’écartent des sempiternels capture the flag !!! Enfin, un nouveau souffle sur la planète multijoueurs. Il était plus que temps. Merci Niko, merci Rockstar !!!

Critiques par rapport à San Andreas

La comparaison par rapport à San Andreas témoigne de l’intérêt mérité que l’on porte à la série. Un débat de passionnés ? Anyway, on ne peut s’en empêcher. On compare les 2 jeux et forcément quand on a 2 géants aux qualités et à la richesse immense, on a des points sur lesquels l’un surpasse l’autre et inversement.

Le fait est que Rockstar a voulu mettre un grand coup sur la réalisation. En conséquence, surement pour des raisons de temps de développement et aussi pour la place sur les DVDroms de la Xbox 360 (celui ci serait plein à environ 97 %), certains éléments sont passés à la trappe : c’est surtout le cas de la personnalisation des véhicules et de l’insertion de mini-games comme la danse ou le contrôle de voitures télécommandés. D’un côté, forcément ça s’en ressent sur la variété de gameplay des missions, d’un autre, ces missions étaient d’une difficulté atroce et on ne les regrettes pas. Sachez que dans ce 4e opus, il faut refaire le jeu complètement plusieurs fois pour voir toutes les missions sous toutes leurs coutures grâce à des choix dans le jeu (comme épargner un méchant ou non). Ca compense.

Par contre, concept game sur Liberty City oblige, on perd la campagne et c’est fort dommageable je trouve. Les promenades bucoliques me plaisaient terriblement. Aussi les quelques plantes m’ont plutôt déçues dans leur représentation. La map de San Andreas était plus grande, mais un énorme champ offre moins de possibilités de cachettes, d’infiltration que la ville.



To the End : Conclusion.

Malgré ses défauts, sachez que GTA IV établit un nouveau standard de qualité en matière de détails, de taille de jeu et de beauté. C’est le genre de jeu qui comme Guilty Gear et sa 2D haute définition, établit une référence qui n’est presque jamais reproduite par la concurrence tant ils ont d’avance. On pourrait écrire un dossier complet sur le jeu pour remonter toute les choses incroyables qu’on voit dans le jeu. C’est hallucinant. Cette folie du détail, de l’immensité, de la variété représente bien l’amour fou qu’ont les concepteurs du jeu et les programmeurs pour leur bébé. Cet amour, cette envie de créer pour GTA, on le ressent du début à la fin du jeu. Just magic !!! Certains pourront parler de quelques petits défauts mineurs, ça passe complètement à la trappe, même pas à l’arrière plan. Avec ce jeu, vous allez juste vous éclater comme des fous !!!

Les Plus :
- GTA IV regorge d’un nombre incalculable de détails étonnants (textures, modélisation, faits et gestes de la foule...)
- une map d’une taille remarquable, digne de San Andreas
- le multijoueur parfait
- difficile de décrocher de la manette.

Les Moins :
- la végétation : moche et mal modélisée
- gros manque de fluidité dans différentes situations
- de nombreux petits défauts.


Graphismes : 9 /10
De la belle bête !!! A part Devil May Cry 4 (décors fixes) et Assassin Creed (maps plus petites) je ne vois pas qui peut la ramener face à GTA IV.

Animation : 8 /10
Si l’on avait qu’à noter l’animation des personnages, ce serait un 9/10, mais la fluidité générale n’est pas au rendez vous. Cela dit, ça ne nuit en rien au fun du jeu dans 99 % des cas.

Environnement sonore : 8 /10
Une variété de taille pour les voix digite, mais les radios ne m’ont pas parues aussi convaincantes que pour Vice City et San Andreas. Cela dit, c’est toujours d’un bon niveau et bien meilleur que dans GTA III.

Maniabilité : 8,5 /10
Ca s’améliore énormément mais le système de visée n’a pas un si bon contrôle de l’aiming libre que celui de Resident Evil 4.

Fun/Durée de Vie : 10 /10
Vous avez du pain sur la planche avec GTA IV. Et si les missions et sous missions secondaires ne vous suffisent pas, il y a les sauts uniques ainsi que les pigeons dont il faut s’occuper. A part ça, reste l’immense mode multijoueur et les tas de possibilités de l’exploration en solo.

Intérêt : 9,9 /10
La mega promotion autour du jeu n’aura pas eu l’effet d’un buzz qui tombe à l’eau. Le titre de Rockstar tient toutes ses promesses. Il impressionne et réussit aisément à faire oublier ses différentes petits défauts. Autre gros point fort : le coup d’essai du multijoueur : un pur coup de maître !!!



Sortie le : 29 avril 2008 en Europe et aux Etats Unis
Genre : action/aventure
Editeur/Développeur : Rockstar Games
Pour 1 à 16 joueurs
Site officiel : www.grandtheftautoiv-lejeu.com 
Le Social Club de Rockstar pour les stats multijoueurs :http://socialclub.rockstargames.com
Liste des musiques de GTA IV

"This game will change my life forever. Sometimes I have trouble breathing because its so amazing. Thank you so much." - Anonyme


NOTE : 10/10