Consoles-Fan
20/07/2018

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The World Ends With You
Victime de la mode
Tel est son nom de code

Derri

Le jeu vous propose par la même occasion une visite originale du quartier de Shibuya à Tokyo célèbre pour son carrefour énorme et sa statue de Hatchiko, le célèbre chien qui attendait le retour de son maitre à la gare. Le quartier est lui-même bordé par d’autres quartiers hautement touristiques comme Shinjuku, Yoyogi et Harajuku. Mais ça c’est une autre histoire. Enfin, pas tout à fait finalement puisque le jeu, sans faire référence à Harajuku, le quartier des fashion victims, vous propose d’acheter de nouveaux vêtements pour ressembler aux lolitas gothiques élégantes d’Harajuku. Oui, il y a de quoi faire dans ce titre, et customiser ses personnages fait partie d’un des nombreux plaisirs du jeu. Mais c‘est aussi très utile : les costumes, badges et autres accessoires vous permettent véritablement de configurer idéalement vos personnages afin d’augmenter leur efficacité au combat.

Et puisqu’on en vient à parler mode, emboîtons le pas sur les graphismes particuliers au look très Jet Set Radio du jeu mais très recherchés, aux perspectives accidentées donnent un drôle d’aspect à Shibuya tout en conservant dans son ensemble la structure du quartier : pour ma part, je me suis dirigé en terrain connu. La sonorité est moins intéressante et éclectique que dans Jet Set Radio mais les quelques morceaux très Jpop présents sont la plupart du temps chantés et c’est plutôt impressionnant. D’autant que l’effort n’est pas que musical, sur le plan purement esthétique, nous l’avons vu, The World Ends With You est recherché, les cinématiques constituées de plans en 2D et de quelques effets sont très jolis, mais on se félicite surtout du grand nombre de sprites que la DS est capable d’afficher sans broncher. Les combats sont explosifs mais se déroulent dans des arènes fermées ce qui est dommage car un aspect plus beat-them-all m’aurait bien plu.

Ces combats n’arrivent pas aléatoirement. Il faut en effet scanner des zones afin de faire apparaître les Noises, vos ennemis. Puis en cliquant sur ces derniers, vous chargez en réalité une zone de combat. Il va falloir survivre. Les combats sont assez bordéliques d’autant qu’il faut diriger via le stylet, un peu à la manière d’un Ninja Gaiden, le personnage principal situé dans l’écran du bas. La croix directionnelle permet d’utiliser de manière assez simple, je vous rassure, le personnage situé en haut de l’écran. De simples combos suffisent en effet. Mais diriger simultanément les deux personnages donne un résultat aussi impressionnant visuellement que déroutant. Mes premiers combats ont d’ailleurs souvent été notés par des E avant d’exceller dans le A. Il faut dire que le gameplay est plutôt inhabituel et qu’il faut un certain temps pour s’adapter.

Le scanning permet d’ailleurs aussi de lire dans la pensée des gens. Vous pouvez ainsi récupérer parfois de précieuses indications si vous pensez être bloqué dans le jeu. Vous ferez ainsi progresser le scénario assez nébuleux basé sur un décompte de temps qui vous oblige à effectuer diverses missions sous peine d’être définitivement effacé si vous ne les finissez pas à temps. Les petits comiques qui ont mis au point ce « jeu », ce sont les Reapers. On ne sait pas très bien qui ils sont ni ce qu’ils veulent, mais en tous cas ils sont là et il va bien falloir écouter ce qu’ils ont à nous dire. On sent fortement la patte Square Enix derrière ce titre car ça parle énormément et les personnages ont des profils psychologiques très perturbés.

Mais au final, on se retrouve avec une série de combats aussi frénétiques que répétitifs et une aventure assez limitée géographiquement parlant. Le déroulement du jeu reste cependant accrocheur et l’excellente réalisation de part sa technique et son design, alliant une ambiance sonore hors du commun, fait que l’on reste scotché. Et puis, il y a aussi tous les éléments du jeu à débloquer : The World Ends With You est un véritable piège ludique dans lequel on aimerait tomber plus souvent.

Graphismes : 92%
Un beau travail artistique.

Animation : 90%
Plein de sprites à l’écran et rien à signler.

Jouabilité : 75%
Les combats sont au début un peu trop confus mais il faut passer outre.

Bande Son : 90%
De la Jpop chantée : on se fait plaisir même sur une petite cartouche.

Intérêt : 80%
Un brin répétitif à la longue malgré son originalité.

Note Globale : 82%
Les créateurs de Kingdom Hearts se retrouve dans un exercice de style très réussi même si certains aspects du jeu sentent le remplissage.


NOTE : 08/10