Consoles-Fan
20/01/2018

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Assassin’s Creed 3
Sir, did you saw this assassin ?
Wich one ?

A chaque année son Call Of Duty, son Fifa et son Assassin’s Creed. Chaque année ressemble un peu plus à la précédente, mais la qualité étant toujours au rendez-vous, on se laisse piéger à chaque fois.

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Cette fois-ci, Assassin’s Creed 3 a vraiment des arguments pour lui. Nouveau personnage, Connor. Nouveau lieu, les Etats-Unis. Pour celui qui a joué à tous les autres Assassin’s Creed, l’histoire prend beaucoup de temps à démarrer. Ubi Soft laisse ici l’occasion à ceux qui n’ont pas suivi la série jusqu’ici de mettre un pied à l’étrier.

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Le moteur graphique a été optimisé et ce que je retiens de plus marquant est la rapidité des chargements. Le monde est toujours ouvert et pourtant les chargements sont ridiculement courts. Cette prouesse technique permet au jeu de maintenir un certain rythme et c’est franchement agréable et cela génère peu de temps d’attente lorsqu’il faut recommencer une mission en cas d’échec.

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Un autre point qui m’a énormément plus, c’est la présence de jeux de société moins classiques que le jeu d’échecs ou le jeu de dame. Ce sont des petits plus qui vont faire hurler certains d’un point de vue scénaristique : quoi, il perd son temps à jouer alors que se trament des évènements de la plus haute importance ? On se souvient tous de l’effet Shenmue. Mais justement, c’est ça qui est bon. Cela reste du jeu vidéo !

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Ce qui m’a par contre nettement plus gêné, c’est le gameplay qui manque singulièrement de clarté. Les développeurs ont en effet décider de le faire évoluer mais ce n’est pas nécessairement dans le bon sens. En effet, la gestion des armes est étrange. On ne peut tirer que lorsqu’on a en joue quelqu’un. Du coup, cela donne l’impression que certains boutons ne fonctionnent pas. La lisibilité sur la carte a perdu en qualité. Il n’est pas toujours possible de tagger une destination afin de la faire apparaître sur le radar. Il est en réalité uniquement possible de tagger une destination que lorsqu’on se trouve sur la carte. Cela a pour conséquence de créer des changements d’environnement et donc des chargements intempestifs. C’est vraiment dommage parce que la lisibilité en pâtit. Sans vouloir être trop alarmiste : vous allez devoir apprendre à rejouer à Assassin’s Creed.

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Bien qu’Assassin’s Creed 3 puise dans les épisodes précédents que ce soit dans le système de confrérie ou les missions d’accompagnement ou de filature, cet Assassin’s Creed 3 a tout de même la qualité d’être fort différent des précédents épisodes. Il est peut-être même moins attirant en ce qui concerne les missions parrallèlles. Je pense avoir fait cet Assassin’s Creed moins en profondeur. Pourtant, les missions en bateau sont très réussies et originales : il s’agira de naviguer entre les rochers, tirer au canon sur des naviers ennemis et tant qu’à faire, les aborder. Mais le sentiment de carotte et de débloquage est moins marqué.

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Les missions d’Assassin’s Creed 3 ont été bien renouvelées dans leur ensemble. Si certaines rappellent encore les anciens opus, d’autres comme les conflits armés façon defense tower et autres progressions en plein champ de bataille, au rythme des salves, offre à la franchise un vrai renouveau. Les séquences plus plate-forme seront opérées par Desmond.

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Vous aurez comme arme principale une hache mais si vous préférez utiliser les doubles lames, un petit tout dans le menu suffira pour vous contenter. Les combats sont devenus par ailleurs bien plus stratégiques. Vous devrez parfois contrer ou déséquilibrer votre adversaire. En cas de surnombre, l’usage de votre pistolet ou l’appel d’alliés sera un vrai plus. Pour se faire, il faudra venir en aide aux habitants qui rejoindront dès lors votre cause. Vous l’aurez compris, les combats sont plus ardus. Vous serez parfois forcé de fuir pour avoir un peu la paix et récupérer de l’énergie ou de vous la jouer infiltration à fond la caisse. En revanche, si vous arrivez à éliminer un ennemi, dirigez votre stick vers votre victime suivante afin de réaliser une grande série d’actions létales.

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Le jeu est ponctué par de nombreuses cinématiques mais celles-ci s’agencent assez mal dans l’histoire. Elle ne sont pas toujours adaptées et mal coordonnées tant au niveau de l’emplacement des personnages (j’ai eu droit à un personnage qui saute dans l’eau alors qu’il y était déjà dans le jeu) que de la gestion du temps : c’est la nuit, mais on s’en fiche, la cinématique sera en version diurne. Rien ne colle, tout est décousu. C’est dommage, il aurait suffi de prévoir des cinématiques en temps réel pour régler facilement ce désagrément ou prévoir d’autres artifices pour tromper le joueur.

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Au final, j’ai tout de même trouvé cet Assassin’s Creed bien lointain des promesses qui avaient été faites. Par exemple, la traversée de certains immeubles est en réalité complètement anecdotique. Le conflit américain sert juste à encadrer l’histoire. Connor m’a même paru relativement faible mais après tout pourquoi pas. On ne reconnait pas les lieux qu’on visite contrairement aux épisodes précédents, et pour cause, les villes américaines ont considérablement évolué là où les vestiges peuvent encore être visités sur le vieux continent. De même, les bâtiments sont beaucoup moins aériens et dont nettement moins impressionnants. Géographiquement, le jeu est plus grand ? Peut-être mais des forêts, cela reste moins impressionnant que des villes qui restent, elles, assez petites. Mais un des problèmes essentiels de cet Assassin’s Creed (ou sans doute suis-je devenu trop habitué à ses routines) c’est la possibilité de tracer dans le jeu en ligne droite. De ce fait, il m’a paru fort court. Certes, il y a plein de missions annexes mais elles paraissent toutes desuettes. Monter pour synchroniser la carte est devenu inutile. Récupérer des territoires n’apporte pas grand chose tant il reste facile de se déplacer dans des territoires occupés. Renforcer sa confrérie se révèle rapidement obsolète. Un homme en renfort peut être utile, éventuellement. Et encore, il n’est pas vraiment nécessaire de le booster via le système de contrats d’assassins. Là aussi, le concept perd donc de son intérêt.

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Au final, Assassin’s Creed 3 reste un très bon jeu mais on est loin de la révolution attendue. Il souffre de trop nombreux défauts de constructions tant techniques qu’artistiques que pour devenir inoubliable.

Graphismes : 85%
Joli mais les décors américains ont vraiment beaucoup moins d’attrait.

Animation : 73%
Le framerate est relativement stable pour le genre.

Jouabilité : 70%
Pas très intuitif, cet Assasin’s Creed souffre de l’inertie provenant des épisodes précédents.

Bande Son : 90%
Un thème principal superbe mais des musiques assez discrètes pour le reste. L’accent est mis sur la qualité des dialogues et de l’histoire.

Intérêt : 88%
Décousu et tout de même pas mal buggé, Assassin’s Creed 3 reste un classique qu’il faudra ranger dans votre ludothèque.

Note Globale : 86%
Torché assez rapidement mais en ligne droite, Assassin’s Creed 3 n’aura pas sur me séduire dans les profondeurs de l’aventure.


NOTE : 08/10