Consoles-Fan
16/01/2018

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Zombi U
Zombi U, Zombi U
C’est pas un titre des Platters ça ?

A l’E3 2011, Ubi Soft a présenté en commité réduit Killer Freaks From Outer Space, un FPS avec des sortes de méchants lapins crétins gremlins. Le jeu s’est métamorphosé en une année en Zombi U. On garde l’aspect FPS mais on change de concept sans vraiment changer d’ambiance. Et côté gameplay, quelques éléments ont été également conservés. Je pense à la démo présentée avec du gameplay assymétrique qui consiste à envoyer des vagues d’ennemis vers votre adversaire. Tout n’a donc pas été modifié de fond en comble et c’est tant mieux car avec juste un an de développement, les développeurs se seraient retrouvés à court.

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Il est clair que Zombi U repose sur des techniques d’effroi efficaces. Il fait sombre. Oui, mais on a une lampe de poche. Mais son usage est limité dans le temps. Il faut de temps en temps la couper pour qu’elle se recharge, rapidement il est vrai.

J’ai deux enfants et bientôt 40 ans. Franchement, ce n’est pas raisonable de me faire jouer à des jeux comme ça. Les survival horrors n’existent quasiment plus aujourd’hui. Qui a encore peur de Resident Evil ? Le dernier jeu à m’avoir fait flipper comme cela s’appelle Condemned (les deux opus). Ubi Soft s’est engouffré dans une voie abandonnée pour nous offrir un survival horror ou l’empathie est magnifiée.

Pour vous aider, vous avez un radar que vous pouvez consulter comme bon vous semble. Super, vous allez pouvoir repérer tous les zombies ! Oui, mais les rats aussi. De ce fait, on sait mais sans jamais vraiment être sûr de rien. Ah...

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Mais la plus grande trouvaille reste néanmoins l’usage intempestif du gamepad qui sert dans de nombreux éléments de gameplay ou de navigation ou de consultation. Il vous permet d’avir accès votre inventaire ou à votre carte sans faire pause dans le jeu. En bref, de quoi détourner votre attention histoire de mieux vous surprendre.

Pour le reste, Zombi U fonctionne comme un survival horror classique à la première personne (comme Condemned donc) avec des objets à récupérer pour progresser dans l’histoire tut en vous faisant visiter les lieux de la manière la moins linéaire possible.

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Bien entendu, les munitions sont très limitées, il faudra parfois privilégier le corps à corps, parfois la fuite. Mais si vous servez de petit déjeuner aux zombies, vous recommencerez l’aventure incarné en quelqu’un d’autre, toujours guidé par une voix mystérieuse, celle du "survivant". Du moins, c’est comme cela qu’il s’est nommé.

L’idée est délicieuse car vous pouvez retrouver vote ancien "vous" zombifié désireux de vous dévorer plus loin dans la partie : plutôt original. Le revers de la médaille est forcément le manque d’attachement à votre personnage principal ou, tout au contraire, une grosse frustration à devoir quitter un personnage vous ayant accompagné pendant une longue session de jeu.

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Zombi U est un vrai survival horror pour hardcore-gamer. pourtant, la recette de Zombi U ne fonctionne pas. La réalisation n’est guère motivante. Certains personnages sont modélisés à la truelle et certaines textures sont honteusement floues. Je pense aussi vraiment que les développeurs sont victimes de leur bonne idée de changer de personnage chaque fois que vous êtes infecté. Cela rajoute une vraie dimension de stress, de peur mais au détriment de l’histoire et de l’empathie. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à rentrer dans le jeu. Est-ce du à l’aspect sombre, glauque et sale du titre ? Je ne pense pas. J’avais adoré les deux Condemned. Mais ce dernier avait une toute autre ambiance et une toute autre narration. Zombi U était une bonne idée, mais elle a manqué de finition et sans doute de génie, bref, de quoi raviver la flamme de l’intérêt.

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Graphismes : 71%
Même pour un lancement, le jeu arrive en deça de mes espérances.

Animation : 71%
Pas grand chose à dire, on ne voit quand même pas bien loin.

Jouabilité : 78%
Le maniement au gamepad est réussi et son utilisation fonctionne plutôt bien et sans temps de latence. Bref, c’est au poil. De plus, le jeu profite du fait qu’il y a deux écrans pour surprendre le joueur qui ne peut, de fait, pas surveiller les deux écrans à la fois.

Bande Son : 62%
Ubi Soft m’avait habitué à mieux depuis les prouesses de Beyond Good And Evil et compagnie. Nous étions alors sur la première XBox. Ici, c’est assez fade dans l’ensemble. Il manque quelque chose. Mais quoi ?

Intérêt : 50%
Une note partagée car je suis partagé... Entre le fait qu’il y a une réalisation pas trop top et un manque d’engouement par la narration et le fait que le jeu utilise ben le gamepad et qu’il fait vraiment peur (c’est bien pour un survival non ?).

Note Globale : 60%
Mon coeur balance et n’arrive pas à se décider. Il a tantôt des allures de hits, tantôt des allures de daubes. Une chose est sûr, c’est qu’il n’est pas bien assis.


NOTE : 06/10