Consoles-Fan
20/08/2019

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Super Mario Sunshine
Y a du soleil et pas de nana dirladada
Actuellement le meilleur jeu de plate-forme/3D de tous les temps. Avec une touche aventure plus prononc

Mario, vedette aussi reconnue que Mickey fait un come-back remarqu

Lorsque le jeu m’est tombé dans les mains début août, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une des questions existentielles, vais-je me gâcher le plaisir avec du texte Jap ? D’un autre côté attendre encore 1 mois pour une version US et 3 mois pour une version Pal ne m’enchantait absolument pas. Mario 64 fait toujours autant résonner les têtes de par un souvenir étincelant d’un jeu qui apporta la révolution en 1996. Un monde alors abasourdi par un jeu qui propose pour la première fois de la plate-forme entièrement 3D. Il faut dire qu’à cette époque tout ou presque sonnait l’innovation. Maniabilité, graphismes, profondeur des différents mondes etc... Mais alors, comment ce nouveau Mario se présenterait-il ? Il est certain qu’il n’apporterait pas la révolution connue voici quelques années par son prédécesseur. Comment le pourrait-il ? Avec quelles améliorations si ce n’est graphiques pourra-t-il se dévoiler ? Mais Nintendo sait reprendre les bonnes choses et les réutiliser, c’est un peu le cas ici et vous devriez tout connaître en lisant ce test qui vous rapportera avec la plus grande fidélité, non pas l’avis d’un fan pur et dur mais celui d’un joueur de longue date qui vous fera partager émotions et mécontentement (très peu quand même : D ).

Chaud devant !

Il est clair que dès le lancement de la console la cinématique vous plonge dans une ambiance... Que je qualifierais de différente ! Ce qui choque de prime abord c’est justement cette cinématique, lorsqu’on se dit, merde c’est la première fois que j’en vois sur un Mario. Il faut dire qu’elle n’éclaterait pas un rein gauche mais l’essentiel est là. Pas besoin d’en rajouter pour un tape à l’oeil inutile pour Miyamoto. Dès lors que vous posez pied à terre les gesticulations vous semblent si familières... étrangement même... Haaa oui, ce sont les mêmes que celles de Mario 64, je l’avais presque oublié celui-là ! Attaque rodéo, saut à trois hauteurs, saut sur le côté, bref tout est là et même en n’ayant jamais touché la manette Gamecube et même en n’ayant pas joué à la version N64 vous y trouverez une maniabilité parfaite, à la portée du premier couillon venu. Niveau histoire on reste dans le « je me foule pas trop mais j’essaye quand même », récapitulatif : Mario se barre en vacance avec tout son joli monde afin de prendre un repos bien mérité. Manque de chance pour lui il se fait arrêter par des indigènes qui l’accusent d’avoir souillé l’île et celles de l’archipel avec de la peinture. Le tribunal le condamne à nettoyer tout ce bazar en vitesse. Mais notre Mario à nous, c’est un peu le Columbo des temps modernes et armé d’une lance à eau futuriste et animée, il décide de tirer cette affaire au clair. La suite vous la comprendrez de vous-même car vous la raconter risque de vous enlever le charme de la découverte. Comprendre l’histoire avec une version japonaise ne fut pas bien difficile, y’avait qu’à planter son nez devant l’écran à regarder les zoulis z’images qui défilaient. Le jeu débute sur l’île de départ, où vous trouverez vos premiers Shines. Mais que sont-ils ? Des soleils (tiens donc voilà une chose étonnamment changeante). Chaque niveau vous proposera de récupérer 7 Soleils en réalisant différentes missions. Mais le génie de Nintendo opère bien heureusement. Parce qu’il n’est pas question de refaire 7 fois le même monde, que nenni, là à chaque nouvelle mission le monde change quelque peu, ouvre certains passages, bref c’est du déjà vu dans du jamais vu (vous le suivez là ?). On pourrait parfois râler fortement en réalisant des missions si faciles qu’on se demande en voyant le shine apparaître s’il ne va pas disparaître pour laisser place à un combat de tous les diables. Non la réalité est là devant nous, certaines missions sont faciles, trop même. Et c’est dans ce genre de moment qu’on ressent un peu la politique du « je me dépêche de sortir le jeu ». Comme dans Mario 64, certaines missions vous proposeront de récupérer les différentes pièces rouges, parsemées un peu partout dans le monde. Lors de vos aventures vous serez amené à récupérer d’autres pièces, bleues cette fois. Au bout de 10 vous pourrez les échanger dans le magasin de l’île principale contre un Shine, essayez d’en récupérez le plus possible c’est très important.

Le jeu vous proposera des minis-jeux dans lesquels certains risquent de perdre leur sang froid. Certains minis jeux sont faciles d’autres le sont beaucoup moins. Et Nintendo accentue cela avec parfois un temps limité et des pièces rouges à attraper en prime. Il est à peu près certain que la majorité des enfants de 6 à 10 ans n’arriveront jamais à obtenir les 120 Shines du jeu. Un Mario qui se veut adressé à un public jeune mais aussi ado ce qui en fait du même coup l’opus le plus dur que l’on ait connu.

Dis papa qu’est-ce qui est grand et à moustache ?

On sent que ce Mario dégage une atmosphère folle, quelque chose que je n’ai plus ressenti depuis déjà bien longtemps. Vous savez, cette sorte de plaisir immense et indéfinissable, cette maladie qu’on attrape quant on joue 10 heures et qu’on en voit défiler 2. Jamais vous n’aviez entendu musiques aussi différentes dans cette série. Mélange habile de Blues, classique et de différents morceaux remixés. Ca y est, on sent que l’ambiance nous emporte loin de chez nous, enfin un jeu qui dépayse, ça fait plaisir. Malgré le système de caméras assez chiantes, qui parfois vous feront perdre carrément la vie on remarque un effort. Lorsque la caméra se placera malencontreusement contre un gros polygone un petit rond fera apparaître l’ombre de Mario à travers la texture, afin de continuer à pouvoir le gérer (ça c’est eux qui le disent). Les différents mondes ont tous leur charme particulier et je le répète, aucun ne ressemble vraiment à ce que l’on retrouve habituellement. Coup de coeur, sur le monde forain où vous retrouverez toutes sortes d’attractions mais c’est là que vous retrouverez (pour moi) la meilleure musique du jeu. A travers les graphismes du jeu on ressent un travail très poussé sur l’ambiance. Les couleurs criardes, le design des différents protagonistes (ennemis comme amis) etc... Miyamoto semble avoir fait exprès de rendre certains passages assez pauvres graphiquement, restant toutefois riches en couleurs, comme s’il avait voulu à travers son jeu envoyer le joueur dans encore plus d’immersion, en voulant s’éloigner le plus possible du réalisme mais toutefois en gardant une touche plus humaine, plus... adulte.

Quelle joie lorsqu’on s’aperçoit qu’il est possible de diriger Yoshi ! Vous le retrouverez au hasard d’un monde à l’état d’oeuf et pour l’en faire sortir il faudra lui filer son fruit préféré (un peu comme dans Yoshi’s Story) que vous trouverez en fouillant dans le sable grâce à votre lance à eau. En parlant d’elle, elle vous propose différentes actions débloquables au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu. Vous pourrez planer au-dessus du sol durant un court instant grâce à deux jets (de base) ou un propulseur qui vous jettera violemment en direction du ciel mais aussi d’autres particularités que vous découvrirez vous-même lorsque le jeu sortira (en lisant ces lignes il devrait déjà être dans vos mains). Au fait je rassure ceux qui sont anxieux, le Liquide Mario (votre ennemi principal dans le jeu) a un rapport très net avec Bowser... mais je n’en dirais pas plus. A vous de le découvrir :)

Après les immenses critiques de la presse, comment ne pas se retrouver affligé ? Il est vrai que ce Mario n’est pas une révolution mais comme je le dis au début du test comment aurait-il pu changer le genre ? On se retrouve donc avec une presse qui a pour certains, uniquement fait le point sur les mauvaises choses à retenir, comme si ce Mario était la bête à détruire. Ne jugez pas un Mario par rapport à ce qu’il fut un jour mais jugez-le par rapport au moment présent, car en 1996 la donne était loin d’être la même, avec un Mario 64 révolutionnaire. La conclusion finale ? Je dirais qu’on est devant l’un des meilleurs jeux de plate-forme aventure de tous les temps et qu’il est un achat indispensable. Malgré des défauts tels que la caméra ou la simplicité tantôt effarante tantôt rare on se rend compte qu’on est plongé dans une ambiance du tonnerre à travers un jeu beaucoup plus long que ses prédécesseurs !





Graphismes 94% : On plonge dans l’ambiance de Mario dès les premières minutes. Avec des couleurs criardes et des graphismes parfois simplistes, parfois impressionnants.

Durée de vie 90% : De par sa difficulté plus accrue que dans les précédents Mario (voire égale à celle de Mario 64) vous devriez en y jouant tranquillement, le terminer entre 20 et 30 heures.

Maniabilité 95% : Parfaite, non attendez, M-A-G-I-S-T-R-A-L-E. rien à redire c’est un pur chef d’oeuvre de ce côté et on passe parfois de grosses heures à diriger simplement Mario. Mais cette maniabilité est gâchée par des caméras qui prennent la tête, décidément toujours le point faible des Mario 3D.

Ambiance et sonorités 98%  : Les musiques sont carrément plaisantes, on n’en est plus simplement à des musiques d’ambiance mais à de vrais bijoux. Gros coup de coeur pour la musique de la fête foraine. Quant à l’ambiance elle est parfaite, du début jusqu’à la fin. Nintendo réussit à nous scotcher devant l’écran, passant des heures sans même s’en rendre compte.

Draco


NOTE : 09/10