Consoles-Fan
19/07/2018

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Soirée Gears of War : Judgment
Première audience...
L’affaire s’annonce bien !

Si une trilogie a su marquer les joueurs sur Xbox 360, c’est bien Gears of War : développée par Epic, la série de shoot à la troisième personne a su offrir aux gamers trois épisodes de qualité, autant grâce à des campagnes coopératives bourrines et spectaculaires que grâce à des modes multijoueurs jouissifs. Alors quand on nous propose d’essayer en avant-première le prochain épisode, on ne peut que dire oui et faire vrombir les lanzors !

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Bienvenue sur Sera !

C’est donc dans un appartement parisien au style très "gears" que nous avons été reçus : éclairages à la bougie, murs et miroirs tagués, tout y était pour se croire dans un appartement à l’abandon d’une ville envahie par les Locustes. Si le décor était planté "en vrai", les informations distillées sur le scénario nous ont permis d’en apprendre beaucoup plus sur le prochain opus. Développé par People Can Fly (Bulletstorm, Painkiller, et certains maps du multi des précédents gears sont originaires de ce studio polonais, filiale d’Epic Games), Gears of War Judgment représente un retour dans le passé : se déroulant peu après l’Emergence Day (jour où les Locustes sont sortis de terre pour le premier conflit entre humains et larves). Se déroulant donc plusieurs années auparavant, l’escouade Delta n’existe même pas encore. La meilleure équipe CGU sur le terrain, que vous allez incarner, est l’escouade Kilo dirigée par…Damon Baird et son second, Augustus Cole. Des visages donc bien familiers, même si plusieurs nouveaux seront de la partie.

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L’escouade Kilo, dirigée par Damon Baird...

C’est donc par le biais d’un petit tour dans la campagne que ce premier contact s’est déroulé. Le scénario y est ici bien plus présent, puisque celui-ci est cette fois un moteur de l’intrigue : Damon Baird et ses compagnons de combat sont en effet mis aux arrêts, et se retrouvent devant un tribunal militaire, accusés de haute trahison. Cette situation est donc prétexte à des flashbacks correspondant aux témoignages de chacun, et ce sont ces témoignages que vous jouerez. Le premier à passer à la barre est donc Damon Baird, qui raconte les horreurs du front, en pleine ville. Première surprise : le jeu est étonnamment plus coloré, même de nuit. Globalement, Judgment est plus joli que Gears 3 : les animations sont mieux décomposées, les graphismes revus encore à la hausse, et le tout sans jamais subir de baisses de framerate. Du bon boulot, même si le temps de la contemplation n’est pas bien long : rapidement, les Locustes débarquent, et il faut tirer dans tous les sens !

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...va avoir du boulot !

Si l’on retrouve le gameplay de la série, People Can Fly n’a pas hésité à revoir une nouvelle fois l’arsenal des Gears et la manière de les diriger. Pour commencer, il faut savoir que cette fois, vous ne pourrez avoir que deux armes. Cette décision limite votre arsenal, mais permet d’assigner le changement d’arme à la touche Y du pad plutôt qu’à la croix directionnel, à la manière d’un FPS. Cette volonté de se retrouver plus proche d’un FPS console dans la prise en main est accentué par le passage de l’utilisation des grenades sur LB, rendant l’utilisation de celles-ci moins pénible. En plus de ces modifications de touche, c’est surtout l’arsenal tout entier du jeu qui a été revu et équilibré : le Kaomax subit un recul nettement plus fort (pour éviter de s’en servir comme d’un sniper semi-auto comme dans le 3ème opus), le Sawed Off passe à deux balles dans le canon sans aucun temps de latence, mais avec un temps de rechargement nettement augmenté, le sniper passe à un chargeur de 4 balles, mais perd en vitesse de reload…bref, il va falloir se réhabituer pour faire du frag, même si les amoureux du Gnasher devraient vite retrouver leurs marques tant celui-ci est toujours aussi puissant. A ces armes s’ajoutent de nouvelles comme un sniper semi-automatique avec un chargeur de 10 balles, mais à la puissance nettement plus faible que le Longshot. Enfin, dernière nouveauté assez jouissive pour les sadiques ou les bourrins : il est désormais possible de tenir un bouclier (en métal ou humain) d’une main, et de tirer avec n’importe quelle arme de l’autre ! Mention spéciale à l’association du gnasher à un bouclier : très efficace !

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L’histoire se déroulera par flashbacks, au cours du procès de l’escouade.

La campagne se révèle donc comme les précédentes très dynamique, avec son système de couverture qui incite à la prudence même si les pétoires sont très puissantes. Néanmoins, la difficulté a été revue à la hausse via une idée plutôt bonne, baptisée Smart Spawn System. Le concept est simple : plutôt que de scripter précisément quels ennemis apparaissent à quel moment, People Can Fly a préféré permettre à l’IA d’analyser votre façon de jouer et vous envoie en priorité des ennemis qui vont rendre votre manière préférée de jouer difficile. Par exemple, si vous être un grand amateur de fusils de précisions et que vous faites un festival de tirs à la tête, le jeu se fera un plaisir sadique de vous envoyer de plus en plus de Tickers et de Wretch, des ennemis adorant venir au corps à corps en évitant les balles. A l’inverse, les amateurs de shootgun et de contact vont rapidement se retrouver à devoir gérer des Shields Boomers et autres ennemis massifs qui ont tendance à bien encaisser les coups…et à bien les rendre !

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Les maps multijoueurs sont inédites, et l’on s’y étripera dans des modes inédits pour la série.

Ce challenge plus relevé est aussi assuré par la présence des fichiers déclassifiés : au fil de la campagne, vous trouverez régulièrement sur votre route un tag des Gears sur les murs. Ces tags représentent des parties du témoignage de Baird et ses compagnons qui ont été consignés. Concrètement, cela veut dire que vous aurez donc le choix entre jouer la "version officielle" des faits, ou la "version Kilo", celle-ci étant évidemment bien plus ardue. Mission chronométrée, restriction sur les armes disponibles, ennemis plus violents…les versions déclassifiées se révèleront vite plutôt ardues, et quatre joueurs vétérans des précédents Gears ne seront pas de trop pour relever ces défis en coop dans les niveaux de difficulté les plus élevés. A noter que la campagne sera également plus variée, avec la présence par moments de certains éléments du mode Horde : il s’agira parfois de tenir une position le temps de quelques vagues d’assauts, avec la possibilité d’installer fortifications, tourelles et autres joyeusetés. Le tout apporte donc de la variété et une bonne dose de rejouabilité bienvenue à cette campagne. D’ailleurs, si vous brillez au cours de celle-ci, vous aurez alors accès à un chapitre inédit, vous permettant d’incarner Baird et Augustus lors de la fin de la trilogie Gears 3…une idée plutôt bien vue pour ne pas se contenter d’un scénario préquelle qui aurait pu laisser sur leur faim les joueurs qui voulaient en savoir plus sur Marcus Fénix.

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Le mode Invasion opposera Locustes et Gears sur une map à objectifs.

Mais cette présentation fut aussi l’occasion de découvrir le multijoueur de Judgment. Au rang des nouveautés, on relèvera l’apparition d’un mode Deathmatch chacun pour soi qui promet des parties franchement épineuses, mais aussi Survie et Invasion. Survie est en quelque sorte une évolution du mode Hordes, déjà présent dans Gears 2 et 3 : il s’agira de tenir une position avec vos amis, mais cette fois, les Locustes auront pour objectif de détruire un objectif précis. Il faudra donc non seulement sauver votre peau, mais aussi organiser les défenses autour de l’objectif à protéger. Pour cela, un système de classes fait son entrée dans l’univers Gears : accueillez donc l’ingénieur, capable de poser des tourelles et de réparer les systèmes défensifs endommagés, le soldat, bien équipé et pouvant lâcher une caisse de munitions, le médic’, qui dispose de grenades de réanimations pour soigner à distance les copains, et l’éclaireur, qui fera office de tireur d’élite et qui peut monter à des endroits inaccessibles pour les autres Gears et la plupart des locustes. Ces classes se retrouvent d’ailleurs dans le mode Invasion, qui n’est ni plus ni moins que la variante joueur contre joueur de Survie. Les joueurs Locustes seront donc chargés de dégommer l’objectif protégé par les CGU, et pourront compter pour cela sur différentes formes : ticker, wretch, grenadier, boomer, araignée…les ennemis de la série sont là, il faudra donc passer en force pour tout dégager !

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Planquez-vous !

Plus violente, plus nerveuse, et apportant du sang neuf à la série, ce spin-off à la trilogie Gears of War risque bien de ravir les fans, même si les vétérans des guerres de Sera risquent d’être un peu surpris tant Gears of War Judgment apporte de changements dans sa prise en main et ses armes. N’en demeure pas moins que ce premier contact s’est révélé plus que satisfaisant, et que l’on n’a qu’une hâte : pouvoir s’essayer plus longuement au titre, en solo comme en multi !