Consoles-Fan
21/01/2017

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Assassin’s Creed III
Et si les Assassins...
Avaient aidé les Patriots ?

Alors qu’Altair n’a eu droit qu’à un opus sur consoles de salon, on se demandait jusqu’à quand Ubisoft allait nous garder en pleine renaissance italienne aux commandes d’Ezio Auditore : après Assassin’s Creed II, Brotherhood, puis Revelations, la série semblait effectivement vouloir se focaliser sur ce contexte historique. C’était sans compter sur UbiSoft Montréal, qui revient en force avec ce nouvel opus, sobrement baptisé Assassin’s Creed III. Adieu la Renaissance et l’Europe, bonjour la Guerre d’Indépendance et les Etats-Unis d’Amérique !

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Desmond Miles sera encore le "protagoniste" dont on explorera l’histoire de ses ancêtres...mais aussi la sienne, cette fois !

Assassin’s Creed III nous propulse donc via l’Animus dans la peau d’un nouvel ancêtre de Desmond : Ratonhnhaké:ton, plus simplement nommé Connor. Fils d’une indienne et d’un anglais, celui-ci va vouloir se venger des templiers lorsque ceux-ci brûleront son village sans la moindre pitié. Formé par un ancien assassin, celui-ci va vite se révéler très doué, autant pour la chasse que pour assassiner ceux qui se mettent en travers de son chemin. L’époque choisie ne doit rien au hasard, puisque l’aventure commencera au tout début des affrontements entre Anglais et colons américains, à la fin du XVIIIème siècle. La révolution Américaine est en marche, bien décidée à mener à l’indépendance un pays en devenir, qui ne voit plus pourquoi il devrait rendre des comptes à la couronne anglaise…

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Boston...le point de départ de la Révolution Américaine.

C’est donc dans ce contexte très tendu et chargé d’histoire que vous devrez évoluer. Contrairement aux autres épisodes de la série, on pourrait dire que le jeu est divisé en trois grandes parties : la Frontière, les villes, et les batailles navales. L’exploration est en effet bien plus importante qu’auparavant, puisque l’Amérique étant encore une terre bien sauvage, les petits gars d’Ubi ont créé la Frontière. Parsemée de petits villages, cette zone reste essentiellement sauvage, couverte de bois et habitée d’animaux sauvages. Résultat, de nouvelles activités s’ouvrent à Connor, comme l’escalade d’arbres et de falaises rocheuses, mais aussi la chasse. Le gibier allant du lapin à l’Ours, il faudra rester prudent lors de celles-ci, et faire montre d’agilité et de discrétion. Plutôt répétitive, la chasse demeurera néanmoins un peu en retrait, et se révèlera heureusement assez dispensable. La zone reste néanmoins très vaste, au point qu’il ne sera souvent pas superflu de faire appel à son cheval, même si celui-ci se révèlera pour le moins capricieux vu l’environnement tout en relief.

Du côté des villes, celles-ci conservent certains traits habituels de la série : chaque ville est divisée en plusieurs quartiers qu’il vous faudra arpenter pour accomplir missions principales, quêtes annexes, et collecte d’objets en tout genre. Chacun de ces quartiers pourra également être libéré de l’influence des templiers en accomplissant une série de tâches secondaires puis une mission vous permettant de recruter un nouvel assassin. Ces missions sont néanmoins très importantes, dans la mesure où elles vont permettront d’utiliser vos hommes de main d’une nouvelle manière à chaque nouvelle recrue. Diversion, escorte, déguisements…plus vous aurez de troupes sous vos ordres, plus les possibilités seront accrues.

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Connor fait prisonnier ? Que nenni, ces soldats sont des Assassins et jouent la comédie.

Mais la grosse nouveauté de cet opus reste les batailles navales : au bout de quelques heures de jeu, Connor sera à la tête de l’Aquila, un fameux trois mâts fin comme un oiseau. Blague à part, ce bateau sera l’occasion de découvrir un gameplay inédit dans la série, puisqu’il s’agira alors de diriger votre superbe navire dans l’Atlantique au fil de plusieurs missions aquatiques. Le navire se dirige de manière assez instinctive : la voile peut être pleinement déployée pour gagner en vitesse, mais vous vous exposerez alors aux rafales de vents qui pourraient vous envoyer sur les récifs. Côté affrontements, deux types d’attaques sont disponibles : les canons classiques, qui permettent un tir nourri à bâbord ou à tribord, et le canon sur pivot, un canon plus petit mais très précis, permettant surtout de dégommer avec précision les réserves de poudre d’un bateau amoché pour l’envoyer par le fond. Eperonner un navire adverse est également possible, et d’autres types de boulets peuvent être utilisés, comme les boulets chaînés qui permettent de démolir les mâts des bateaux pour les mettre en rade et faciliter le combat. Enfin, on notera l’importante possibilité d’ordonner à l’équipage de se mettre brièvement à couvert, une tactique indispensable pour éviter de prendre de trop lourds dégâts sur les assauts adverses. On regrettera juste le fait que l’abordage des navires ne soit possible qu’à certains moments bien précis de certaines missions, et non pas laissé au bon vouloir des joueurs.

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Les bateaux représenteront une part non-négligeable des missions et sont plutôt bien gérés !

Mais si les combats au sol n’ont pas énormément évolué, ils méritent tout de même d’être abordés à nouveau : si le système d’assassinat n’a quasiment pas évolué (seule la corde à dague dont l’utilisation est au final très occasionnelle vient modifier un peu la donne), on appréciera le travail effectué sur les déplacements de Connor face aux ennemis : vos adversaires sont plus agressifs qu’auparavant, et n’hésiteront pas à attaquer de front seul ou à plusieurs, mais aussi carrément à garder leurs distances pour vous préparer un petit peloton d’exécution en règle ! Heureusement, l’assassin dispose de quelques nouveaux tours dans sa poche, à commencer par la possibilité de contre-attaquer de trois manières différentes, quelle que soit l’arme équipée : en plus de l’habituel contre-attaque meurtrière, Connor peut désormais désarmer son adversaire, ou le projeter plus loin ou contre le décor. Le désarmement et la projection sont d’ailleurs deux techniques essentielles, puisque certains ennemis seront purement et simplement immunisés aux contre-attaques normales, qu’ils sanctionneront d’une riposte douloureuse. Enfin, pour éviter de se retrouver truffé de plomb, il sera possible de saisir un adversaire à proximité en guise de bouclier humain pour que ce soit celui-ci qui ramasse à votre place le déluge de balles d’un peloton d’ennemis.

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Certaines missions prennent pour lieu des batailles historiques de la Guerre d’Indépendance, comme ici, celle de Lexington.

Côté gestion, en revanche, le jeu a clairement évolué : bien plus optionnelle, celui-ci a le mérite de proposer un système de commerce et d’artisanat évolué, qui devra être mené en améliorant au maximum le domaine que dirige Connor. Pour cela, une seule solution : recruter ça et là des personnes désireuses de trouver un foyer. Fermier, menuisier, forgeron, chasseur...chacun apportera son lot de missions, jusqu’à pouvoir profiter pleinement de nombreux bonus. L’idée est bonne, et la laisse optionnelle permet à ceux n’ayant pas de temps à y consacrer de l’ignorer.

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La Frontière sera l’occasion entre autres d’aider des personnes dans le besoin pour venir aider au Domaine.

Au final, une seule ombre semble venir obscurcir le tableau peint par Assassin’s Creed III…et ce sont les travers habituels de la série, qui semblent décidément bien difficiles à surmonter. Ainsi , force est de constater que Connor ne fait parfois qu’à sa tête lors des phases de Freerun, sautant de manière aussi inattendue qu’idiote, ou qui ne parvient pas à grimper d’avantage alors que les prises sont proches les unes des autres, pour ensuite faire un bon prodigieux quand il s’agit de se saisir du rebord d’un balcon. Au rang des soucis habituels également, le framerate parfois instable, qui donne parfois un manque de fluidité au jeu. Des problèmes remontant au premier opus, tout comme les divers bugs d’affichage et de collisions. Au final, rien de majeur dans tout ça. Heureusement car si ces petits détails chiffonent toujours, il faut bien reconnaître qu’Assassin’s Creed III reste un chef-d’œuvre.

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Le multijoueur reste en retrait par rapport au scénario solo.

Graphismes : 17/20

Mettant une belle gifle à Assassin’s Creed II et ses deux suites, Assassin’s Creed III offre non seulement un meilleur rendu graphique, mais en profite également pour vraiment dépayser le joueur : paysages enneigés, îles tropicales, océan déchaînés seront votre lot, ainsi que Boston et New York, deux villes au look typiquement anglais. Côté animations des personnages, le jeu franchit également un nouveau cap, et l’on ne se plaindra donc pas trop des chutes de framerates qui ont hélas toujours été le lot de la série. Mention spéciale en revanche aux scènes de batailles, qui peuvent se targuer d’afficher un nombre importants d’ennemis pour un jeu du genre.

Gameplay : 18/20

Si quelques idées sont sous-exploitées (comme la dague à corde), Assassin’s Creed III reste le plus varié de tous les opus à ce jour, et gagne énormément en fluidité par rapport à ses prédécesseurs : le système de combat revu est vraiment bien trouvé, l’exploration est plus agréable encore qu’auparavant grâce au freerun mieux géré (quoique encore perfectible), et certaines nouveautés telles que les batailles navales sont étonnamment réussies.

Bande-son : 18/20

Comme d’habitude avec la série, le doublage français se révèle d’excellente facture. Ajoutez à cela des musiques toujours aussi bien orchestrées, et vous obtenez encore une fois une grande réussite dans ce domaine. La Frontière est aussi l’occasion d’avoir un environnement bien plus sauvages, avec une belle ambiance, entre bruits de la faune et les rivières qui s’écoulent paisiblement.

Scénario : 17/20

Prenant pied en pleine guerre d’indépendance, le jeu fait la part belle aux évènements historiques, en offrant une large galerie de personnages clés de l’époque. L’intrigue principale est particulièrement bien ficelée, et les quêtes annexes du domaine le sont également. Enfin, l’histoire contemporaine de Desmond reprend sa marche en avant en offrant de nouvelles séquences plutôt intéressantes.

Durée de vie : 17/20

Ce serait faire le difficile que de se plaindre de la durée de vie de cet opus : la quête principale en ligne droite devrait vous occuper une dizaine d’heures, et un peu plus si vous comptez réaliser tous les défis optionnels liées à ces missions. A côté de l’intrigue, les missions annexes ne manquent pas et ont davantage d’intérêt qu’auparavant car plus variées et bien mieux scénarisées. Bref, du tout bon.

Conclusion : 18/20

Alors qu’Ezio commençait à s’essouffler, UbiSoft nous offre avec Assassin’s Creed III un nouvel épisode qui amène de la fraîcheur et pas mal de nouveautés. La guerre d’indépendance américaine offre l’occasion de découvrir un jeu certes toujours imparfait, mais bourré de qualités qui permettent de savourer pleinement cette nouvelle aventure dans le temps. Encore un incontournable de plus pour UbiSoft Montréal !


NOTE : 09/10